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Regard de sagesse sur l'actualité

flèche vers le bas publié le 20 février 2012 - Convictions partisanes

Quelqu’un affirme fièrement : « Moi, j’ai des convictions et je les défends » et en effet, on le voit batailler vaillamment contre ceux qui ne sont pas de son avis. On ne peut pas reprocher aux gens d’avoir des convictions, mais ils devraient se demander parfois ce qu’elles valent et s’il ne serait pas utile de les réviser. Du point de vue de la sagesse, l’attitude de certains « hommes de conviction » est plutôt de l’orgueil ou de la bêtise, et les conséquences peuvent être terribles : le fanatisme, la cruauté...
On peut être convaincu et commettre les pires erreurs : le fait d’être convaincu ne changera pas une opinion erronée en vérité.
«- Mais alors, direz-vous, comment savoir ce que valent mes convictions ? » Si elles vous rendent meilleur, plus généreux, plus lucide, plus compréhensif à l’égard des autres, conservez-les. Mais si ce n’est pas le cas, vous n’avez pas de quoi être fier : tâchez de les réviser sévèrement.

Pensées Quotidiennes 2007, 7 novembre

 

flèche vers le bas publié le 7 février 2012 - Etre attentif à ses paroles

Combien de fois les gens parlent sans réfléchir, sans peser leurs mots ! Ils ressemblent aux enfants qui s’amusent avec des allumettes : ils mettent le feu sur leur passage. Ensuite, ils auront beau s’excuser : « oh, je ne voulais pas dire ça, je regrette », c’est trop tard, bientôt on ne voit plus que des tas de cendres...
Et voilà comment sans le vouloir les humains aident les forces ténébreuses dans leurs entreprises de destruction : ils ne sont jamais suffisamment conscients des dégâts qu’ils peuvent faire par la parole. Si on devait chercher l’origine des malentendus, des discordes, des conflits dans la société et dans le monde, on constaterait que pour la majorité des cas, elle se trouve dans la parole : quelqu’un a parlé à tort et à travers, pour le plaisir de parler, pour se rendre intéressant, pour se montrer plus malin, plus astucieux que les autres, pour les rabaisser...
Alors nous, désormais, tâchons de surveiller nos paroles. Quand nous devons parler, faisons-le avec l’intention d’améliorer les êtres qui nous écoutent, d’éclairer leur intelligence, de réchauffer leur cœur et surtout d’orienter leur volonté au service du plus haut idéal.

Œuvres Complètes, tome 22 (éd. 2006), pensée du 12 décembre

flèche vers le bas publié le 7 février 2012 - En attendant que la fraternité s'installe...

Si vous acceptez de vous pencher vers les autres, si vous supportez les difficultés qu’ils vous créent, d’autres au-dessus de vous se décideront à vous supporter et à vous soutenir. Tant que vous n’acceptez pas de vous lier à ceux qui sont moins élevés que vous, vous vous privez de certains échanges et le monde invisible refusera aussi de faire des échanges avec vous.
Il est important que les humains apprennent à établir des contacts vrais entre eux : que le savant ou le sage donne sa lumière, et que l’ignorant la reçoive et se réjouisse d’avoir été éclairé ; que le riche voie la situation du pauvre et soit heureux d’avoir fait du bien, et que le pauvre se sente aidé et soutenu. De tels échanges sincères, fraternels, désintéressés, procurent un grand bonheur.
Mais celui qui conserve ses greniers pleins, ses caisses garnies et refuse de faire circuler ses richesses, devient un marécage : il maintient la stagnation en lui. Il ne découvrira jamais le sens de la vie, car il ignore la loi puissante de l’échange.

Pensées Quotidiennes 2007, pensée du 10 juin

flèche vers le bas publié le 1er février 2012 - Il n'y a pas de fatalité

Devant le spectacle du monde actuel, on se dit évidemment que le pire peut toujours arriver : une guerre atomique, des épidémies, des catastrophes naturelles, etc., capables d’entraîner la disparition de l’humanité. C’est pourquoi certaines voix se font entendre pour annoncer que les fléaux décrits dans l’Apocalypse vont s’abattre sur la terre. C’est vrai que l’Apocalypse prédit la fin du monde, c’est écrit. Mais en réalité les événements ne sont jamais absolument déterminés. Suivant le comportement des humains, ils peuvent prendre une tout autre orientation. Il n’y a pas de détermination, il n’y a pas de destin irrévocable, ni pour une personne, ni pour le monde entier.

Dieu n’est pas un tyran qui décrète des cataclysmes auxquels personne ne peut remédier. Il a créé les humains avec une volonté libre, ils disposent de leur avenir. S’ils vivent dans l’inconscience, le désordre, ils déclenchent des courants chaotiques, et alors évidemment les lois de la nature, qui sont les lois de la justice, les amènent vers les catastrophes ; c’est mathématique. Mais s’ils décident de s’assagir, s’ils projettent autour d’eux des forces harmonieuses, s’ils ne troublent plus l’équilibre de la nature, beaucoup de malheurs peuvent être évités.

Pensées Quotidiennes 2011, 30 décembre

flèche vers le bas publié le 28 janvier 2012 - Intense activité solaire

Le soleil dirige tout dans son système planétaire, il est comme un chef d’orchestre ou comme un roi sur son trône. Quand il prend une décision, il donne seulement un signal, et tous les esprits qu’il a envoyés ici sur la terre ou sur les autres planètes s’empressent d’exécuter ses ordres. Ils modifient certains facteurs dans l’atmosphère, dans les courants électromagnétiques, et il s’ensuit toutes sortes de variations dans les règnes végétal, animal, humain, dans les domaines biologique, psychologique, économique, social... Les « éruptions » ou les « taches » solaires ne sont rien d’autre que des signaux qu’il donne à toute une hiérarchie d’intelligences chargées d’exécuter ses ordres...  

Œuvres Complètes, tome X, chap. XVIII

flèche vers le bas publié le 23 janvier 2012 - Vivre en frères

Que toute la terre devienne une seule famille, évidemment en apparence c’est impossible : les humains sont tellement différents dans leurs mentalités, leurs mœurs, leurs cultures, leurs religions !... Mais si on étudie mieux la question, on découvrira qu’en réalité ils sont tous semblables, car lorsqu’ils ont été créés en haut dans les ateliers célestes, ils ont tous été construits sur le même modèle : ils ont donc les mêmes besoins, les mêmes capacités, les mêmes désirs, le même idéal. Seulement, comme leur conscience a quitté ces régions célestes, ils ne sont plus capables de se regarder tels qu’ils sont en réalité : ils ne voient que les différences, les oppositions, et ils en arrivent à se massacrer.
Mais l’évolution amènera peu à peu les humains à mieux se connaître : au lieu de ne voir que ce qui les sépare, ils verront ce qui les rapproche, ils sentiront qu’ils aspirent tous à la liberté, à la connaissance, à l’amour, et qu’ils souffrent tous des mêmes maux. A ce moment-là ils commenceront à se comprendre vraiment et ils formeront une grande famille universelle où tous vivront en frères.

Pensées Quotidiennes 2000, 29 septembre

flèche vers le bas publié le 17 janvier 2012 - Reconnaître ses erreurs et chercher à les réparer

Les humains croient posséder un pouvoir formidable sur eux-mêmes : ils feront n’importe quelle bêtise, mais cela n’aura aucune conséquence, il leur suffira d’un effort de volonté pour avoir la conscience tranquille. Les pauvres, ils auront vite fait de mesurer l’étendue de leur pouvoir ! S’ils ont mal agi, quoi qu’ils fassent, quelque chose en eux va de plus en plus s’obscurcir et s’effriter.
Pour avancer dans la vie avec assurance et nous sentir en sécurité, nous devons soumettre nos pensées, nos sentiments et nos actes aux lois de la droiture, de l’intégrité, du désintéressement. Dès qu’une de ces lois est transgressée, nous perdons nos pouvoirs. Ils ne reviennent que si nous réparons nos erreurs et reprenons la bonne direction. Ce qui différencie les spiritualistes des autres hommes, c’est qu’ils prennent rapidement conscience de leurs erreurs et s’empressent de les réparer. Voilà où est leur pouvoir : dans le fait de reconnaître qu’ils se sont trompés et de chercher à réparer.

Œuvres Complètes, tome 19, pensée du 20 mars

flèche vers le bas publié le 10 janvier 2012 - Violences interreligieuses dans plusieurs pays
La véritable religion est solaire : c’est de comprendre avant tout qu’il faut donner et unir, comme le soleil qui éclaire, réchauffe et vivifie toutes les créatures. Toutes les religions qui existent jusqu’à maintenant ne concernent que quelques milliers ou millions de personnes, mais le soleil, lui, donne à tous les êtres la lumière, la chaleur et la vie, sans s’occuper de savoir qui est catholique, protestant, musulman, bouddhiste,... et nous devons être comme lui. Nous devons sortir de cette étroitesse, nous débarrasser de nos conceptions limitées en cessant de vouloir qu’une race ou une religion domine le monde et impose ses points de vue, et avoir un esprit vaste, large, capable d’embrasser le monde entier de notre amour. Il faut que tous les humains marchent ensemble vers une religion universelle qui est celle du soleil.

Œuvres Complètes, tome XXI (éd. 1984), pensée du 9 juin

flèche vers le bas publié le 6 janvier 2012 - Echange d'invectives entre partis politiques

On parle, on parle, sans être conscient que la parole est une arme terrible et qu’on est responsable de l’usage que l’on en fait. [...]
On peut jeter facilement des paroles à droite et à gauche, et ces paroles comme des allumettes enflammées provoquent des incendies partout, dans les familles, dans l’entourage, sur le lieu de travail, dans la société, et même dans le monde entier. Combien de ruptures, de tragédies, ont pour cause quelques paroles, prononcées ou écrites, lancées consciemment à un moment où on sait qu’elles produiront le plus de dégâts ! Et de nos jours, par le téléphone, la presse, la radio, la télévision, etc., les humains ont tellement de possibilités d’agir par la parole ! C’est pourquoi ils doivent se montrer de plus en plus vigilants.
Si les gens parlent sans trop se rendre compte de ce qu’ils disent et pourquoi ils le disent, c’est parce qu’ils ne contrôlent ni leurs pensées, ni leurs sentiments, mais ils croient que ce n’est pas grave. Ils parlent de tout et de tout le monde sans connaître le trajet que suivent leurs paroles et les dégâts qu’elles peuvent faire. Une parole est comparable à une fusée qui parcourt l’espace, où elle déclenche des forces, excite des entités et provoque des effets irréversibles...
Comme le vent emporte les graines et les sème au loin, de même les paroles s’envolent et vont produire ailleurs des résultats magnifiques ou désastreux, et on ne peut pas les rattraper.

Collection Synopsis, tome 2, V, 2, I

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