Un homme dit : « Mon père était un ivrogne, ma mère une mégère, ils se battaient et moi aussi ils me battaient, ils me privaient de nourriture, de vêtements, je n’avais pas de livres pour aller à l’école : voilà pourquoi j’ai raté ma vie, c’est la faute de mes parents. » Tous en conviendront : c’est vrai, le pauvre, il n’est pas fautif, il a eu de si mauvaises conditions dans sa jeunesse !
Oui, en apparence, ce sont les parents qui sont responsables, parce qu’il faut toujours un responsable dans le plan physique. Mais en réalité, le vrai fautif, c’est cet homme lui-même : car c’est lui qui s’est créé par ses vies passées de pareilles conditions, alors c’est à lui qu’il doit faire des reproches et non à ses parents. S’il l’avait mérité, il se serait réincarné dans une famille où il aurait eu des parents attentifs qui lui auraient donné les meilleures conditions.
Izvor n° 233, Un avenir pour la jeunesse, chap. XI