Regard de Sagesse sur le temps présent

Lorsque la sagesse initiatique pose un regard équitable et apaisant sur les incertitudes de notre époque…

Jour après jour, le lecteur des médias regarde ce que les autres personnes dans le monde pensent, souhaitent et font. Cela peut l’aider par affinité ou capillarité à se choisir une pensée, une ligne de conduite, une action. Mais parfois l’actualité est si complexe et mêlée qu’on se sent tiraillé, on peine à distinguer l’image de l’humain à travers les éclats de ce miroir brisé. Poser un « regard de sagesse » sur l’actualité, c’est partir d’une conception du monde très unifiée comme peut l’être la pensée d’un maître spirituel : voir comment s’appliquent les lois de cause à conséquence ; ne s’étonner ni du meilleur ni du pire ; garder une très haute idée des possibilités humaines. Et, si on se permet de proposer une issue aux problèmes, c’est toujours avec douceur, humilité, compassion, équité, impartialité.

6 décembre 2021 - Notre véritable identité : qui est l'autre ? qui suis-je ?
L’intellect tout seul ne peut pas connaître la vérité. La vérité, ce n’est pas seulement de percevoir la forme, la couleur, le parfum d’une rose par exemple. La vérité de la rose, c’est une âme, c’est une émanation, une existence qu’on ne peut pas saisir par l’intellect, car pour la connaître il faut pénétrer tout cet ensemble d’éléments qui fait une rose.
Vous rencontrez un homme : la vérité sur lui englobe tout ce qui le concerne, son âme, son esprit, ses pensées, ses sentiments, ses projets, son idéal… Tant que vous ne les connaissez pas, vous ne connaissez pas la véritable identité de cet homme. Vous connaissez une toute petite partie de lui, son apparence, mais pas la vérité. La vérité ne peut être connue que par l’esprit, qui est une puissance, une étincelle divine.
Connaître, c’est pénétrer au cœur de l’objet ou de l’être, et cela ne peut se faire que par l’identification, c’est-à-dire une fusion avec ce que l’on veut connaître : pour un moment on devient un autre. Oui, mais vous ne pouvez pas devenir cet autre si vous restez à l’extérieur de lui pour l’observer : vous devez entrer en lui et sentir pour un moment tout ce qu’il contient de pensées, de sentiments, de qualités, de défauts… Cela, l’intellect ne peut pas le faire, mais seulement l’esprit.
Alors maintenant voici l’application pratique : si par votre esprit, par votre amour vous vous exercez chaque jour à vous identifier avec l’Être suprême, avec Celui qui est la source de la vie, la cause première, le Père de tout, il arrivera un moment où ce sera comme si vous aviez Dieu au-dedans de vous, sa splendeur, sa puissance, son amour, sa sagesse… Tous les initiés travaillent sur cette identification et ils ont cette formule qu’ils répètent pendant des années : “Moi, c’est Lui”.
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Œuvres Complètes, tome XVIII, Jnani yoga, chap. VI
29 novembre 2021 - Prendre soin
Tout ce que nous réalisons dans le plan physique doit être marqué du sceau de l’esprit.
Cette idée est peut-être difficile à comprendre, mais je vous donnerai un exemple très simple qui vous rappellera sans doute des expériences vécues.
Tel médecin qu’on vient consulter peut se contenter de prescrire des médicaments : pour exercer son métier, son art, il se sert des connaissances acquises dans les livres ; il se penche sur le malade exactement comme un mécanicien se penche sur une voiture tombée en panne. Et ses prescriptions auront certainement quelque efficacité.
Mais voilà un autre médecin véritablement animé par le besoin d’aider les autres, de soulager leurs maux, de les réconforter : sa bonté, sa compassion sont si fortes qu’elles imprègnent tout son comportement. Alors quand il est face à ses patients, ce qui émane de son regard, de sa voix, de sa poignée de main, éveille dans leur cœur et dans leur âme des puissances qui vont agir insensiblement sur leur corps physique. Ce sont donc ces éléments subtils émanés par le médecin qui ont aussi un effet curatif sur les malades, car ils éveillent en eux certaines énergies qui agiront bénéfiquement sur leur organisme.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Le clergé vis-à-vis des fidèles, les parents et les éducateurs vis-à-vis des enfants, les patrons vis-à-vis des employés, … dans tous les domaines de l’existence on peut constater comment ce qui émane du plus profond des êtres influence la matière psychique et, par voie de conséquence, le comportement de ceux avec lesquels ils sont en relation. Vous-même également vous avez dû le constater. N’y a-t-il pas des êtres que vous aimez voir et rencontrer parce qu’à leur contact vous avez l’impression de devenir meilleur, plus intelligent, plus confiant en l’existence, et que physiquement aussi vous vous sentez mieux ?
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 241, chap. III “Vous êtes le sel de la terre”
22 novembre 2021 - Tous les êtres sont liés, même à leur insu
Il n’existe pas au monde une poussière, une cellule, un électron qui par ses vibrations ne soit pas lié à l’univers entier. En dépit des apparences la séparation n’existe pas, elle est une illusion, nul n’est séparé. À notre insu nous sommes en communication avec l’univers entier.
Cela vaut donc la peine de méditer sur ce sujet pour comprendre que nous avons tous des responsabilités, et que nous pouvons les utiliser comme des occasions magnifiques de nous développer, de devenir plus lucides, intelligents et bons. Celui qui évolue entraîne tous les êtres qui sont liés à lui… et ils sont nombreux, non seulement des personnes de sa famille, mais encore beaucoup d’êtres sur la terre.
Alors, de savoir que par votre vie pure, noble et lumineuse vous entraînez toutes les créatures sur le bon chemin, n’est-ce pas un encouragement merveilleux ? Même s’il vous semble que ce que vous faites ne produit aucun effet… – si, il y a toujours dans le monde quelque chose qui s’éveille, qui bouge, qui reçoit une impulsion. Et inversement, quand vous vous laissez aller, quand vous reculez, vous entraînez les autres avec vous, vous les influencez, vous créez des conditions qui précipitent leur chute.
Un exemple : vous avez médité longtemps et profondément en envoyant de la lumière et de l’amour au monde entier, puis vous sortez marcher dans les rues pour vous détendre un peu. Quand vous rentrez chez vous, vous n’avez pas l’impression d’avoir fait quoi que ce soit ? Eh bien, vous vous trompez : si vous étiez clairvoyant, vous verriez tout le bien que votre présence a pu faire à votre insu sur les gens que vous avez croisés. Certains qui avaient des projets malfaisants les ont abandonnés, d’autres qui étaient tourmentés, découragés, ont retrouvé la paix, le goût de vivre.
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Synopsis 2, partie VII, 4, IV
14 novembre 2021 - La vie de la nature est sacrée
Nous sommes dans l’univers comme dans un sanctuaire où nous devons pénétrer avec un sentiment sacré.
Car la nature est non seulement vivante, mais elle est aussi intelligente. Et si nous nous ouvrons à elle, elle nous répond en nous faisant participer à sa vie.
Vous pensez : « Mais tous les phénomènes de la nature se produisent mécaniquement. Il n’y a là aucune intelligence ! »
Eh bien, vous vous trompez. Ce n’est pas parce que les humains, observant que l’univers obéit à des lois, ont créé les sciences dites naturelles, qu’on peut qualifier ces phénomènes de « mécaniques ». En pensant ainsi, vous mortifiez la nature et vous vous mortifiez vous-même : vous empêchez la vie de pénétrer dans votre cœur, dans votre âme, dans votre intelligence et même dans votre corps physique.
Nous deviendrons vraiment vivants le jour où nous déciderons d’entrer en relation avec cette vie immense, inépuisable, qui se manifeste partout dans l’univers.
Omraam Mikhaël Aïvanhov – O.C. tome XXI (2006), 2 septembre
5 novembre 2021 - Tout ce que nous faisons crée un écho
Toutes nos manifestations, physiques ou psychiques, sont comme des projectiles lancés dans l’océan des énergies : elles produisent des ondes qui, un jour ou l’autre, reviendront obligatoirement vers nous. Les pensées, les sentiments, les actes, les paroles, les gestes et même les regards, rien n’est indifférent, rien ne reste sans conséquences.
Mais très peu de gens sont conscients des effets qu’ils produisent : ils gesticulent, jettent des regards malveillants, profèrent des paroles négatives, nourrissent de mauvaises pensées et de mauvais sentiments, sans savoir que le cosmos est comme une immense paroi qui leur renvoie comme en écho chacune de ces manifestations.
Vous vous promenez dans un cirque de montagnes et vous lancez les mots « je vous aime ! » : l’écho vous répond « je vous aime…aime…aime ». Et si vous criez « je vous hais ! », l’écho répond « je vous hais…hais…hais ».
Tout ce que nous faisons finit par retourner vers nous. C’est ce qu’on appelle la loi du choc en retour.
… Ainsi, notre situation présente, avec ses bons et ses mauvais aspects, est le résultat de la conduite que nous avons eue dans le passé ou même dans nos vies antérieures ; nous en recevons maintenant le choc en retour : des épreuves ou des bénédictions.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
coll. Synopsis n° 1, IV, 1 « Lois de la nature et lois morales »
30 octobre 2021 - Le sage vit au milieu des humains
Pour comprendre ce qu’est un véritable sage, il faut se débarrasser de cette image de l’ermite qui se retire du monde et qui, de temps en temps, sort de sa solitude pour proférer devant les autres quelques paroles édifiantes.
Comment aider les humains si on ne les comprend pas ? Et comment les comprendre si on ne vit pas au milieu d’eux pour connaître leurs difficultés et leurs souffrances ?
Que, de temps à autre, on ait besoin de s’éloigner un peu pour se retrouver, se recharger, c’est normal, c’est nécessaire afin d’être à nouveau disponible. Mais là encore, il faut rester conscient que même lorsqu’on est seul, les autres existent, et qu’au moment où on les rencontrera, on devra être avec eux attentif, éveillé, perspicace.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le sage ne regarde pas les autres de loin. Au contraire, il sait entrer dans leur situation à tous et toutes. C’est pourquoi il y a de la profondeur dans ses observations, de la mesure dans ses jugements, de l’équilibre dans ses actes.
Vous direz : « Mais jusqu’où peut-il aller ainsi ? » Jusqu’à l’infini.
Pensées Quotidiennes 2012, 26 janvier
23 octobre 2021 - La vie nous déstabilise en vue d'un progrès
Considérez l’eau placée sur une surface plane : elle se répand comme une nappe douce et tranquille, il n’y a pas de pente, elle ne circule pas. Maintenant, donnez à cette eau une certaine pente : sa puissance augmente, et si elle est très abondante, elle produit une énergie capable de faire fonctionner des usines entières. Il en est de même pour l’être humain. Il existe en lui une pente sur laquelle des forces ne cessent de descendre en cascades, et il est nécessaire de les canaliser pour qu’elles produisent un bon travail.
C’est dans les déséquilibres de l’existence, la maladie, les épreuves… que les humains sont obligés de progresser. Qu’est-ce qu’une guerre par exemple ? Une pente vertigineuse. Dans ce déséquilibre, les bons trouvent des conditions pour devenir encore meilleurs, et les méchants pour devenir encore plus méchants…
La vie crée des perturbations pour mettre les humains dans cet état de déséquilibre qui les oblige à se développer, à se transformer, ou au moins à se révéler, à se connaître eux-mêmes. S’ils n’ont pas d’épreuves ou de dangers à affronter, combien ne connaîtront pas où ils en sont ! Certains qui paraissaient insignifiants se manifestent comme des héros, alors que d’autres qui semblaient capables, intelligents, honnêtes, tombent tout de suite ou sont entraînés à commettre des actes lâches, criminels.
Il y a donc toujours des ajustements à faire en soi-même.
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 237, chap. II « L’oscillation de la balance »
9 octobre 2021 - "Tu sépareras le subtil de l'épais"
Chaque année à partir du 22 septembre, le soleil entre dans le signe de la Balance, ouvrant ainsi une période nouvelle : c’est l’automne, l’époque des fruits mûrs que l’on cueille ou que l’on ramasse ; et les grains sont triés pour être mangés ou bien conservés et semés plus tard, afin que le cycle recommence.
Mais ce travail de séparation, de triage qui se fait dans la nature, ne concerne pas uniquement la végétation : il concerne aussi l’être humain. Car l’automne est le moment de cette séparation dont parle Hermès Trismégiste dans la Table d’émeraude : ” Tu sépareras le subtil de l’épais doucement, avec une grande industrie*” . Séparer le subtil de l’épais, cela veut dire le spirituel du matériel. L’Initié, qui participe avec son esprit à ce travail de toute la nature, sait que le moment est venu de laisser mourir la matière obscure qui reste encore en lui, afin de libérer la vie véritable.
Et de même que le fruit se sépare de l’arbre, que le noyau ou la graine se sépare du fruit, l’âme un jour se séparera du corps. Le corps est l’enveloppe de l’âme, et l’âme est la graine qui sera semée en haut dans le Ciel. Le jour où le fruit de l’homme est mûr, il ne retombe pas en terre comme la graine d’une plante, il s’envole vers le Ciel.
Pensées Quotidiennes 2012, 22 septembre
* “Douceur et ingéniosité
30 septembre 2021 - Les anges aiment l'harmonie
Les entités célestes aiment l’harmonie. On les attire avec la musique, les chants, les bonnes pensées et les bons sentiments. Où qu’elles soient, les entités lumineuses sont attirées par cette harmonie, cette unité que nous formons lorsque nous nous réunissons. Elles se disent entre elles : « À la différence de tant d’autres humains qui ne se rassemblent que pour fulminer, pour se dresser contre des ennemis réels ou imaginaires, voilà des êtres qui sont réunis pour créer l’unité, l’harmonie, pour préparer le Royaume de Dieu… Allons les voir et les aider. »
Il y a un parfum qui se dégage de cet état d’harmonie, un parfum que les humains ne perçoivent peut-être pas, mais ces créatures le sentent. Et même les étoiles là-haut dans le ciel sourient et nous envoient leurs messages et leur amour.
Pensées Quotidiennes 2021, 28 septembre
13 septembre 2021 - Un peu d'humilité dans nos convictions !
Une tradition initiatique raconte que Lucifer était le plus grand des archanges. Dans sa puissance, il commença à se croire l’égal de Dieu et voulut même Le détrôner. Bien sûr c’est encore ça, l’orgueil : se croire l’égal d’un être qui nous dépasse et vouloir le remplacer. Alors, voyant cela, un autre archange se leva et s’écria : « Qui est comme Dieu ? » En hébreu : Mi ? (qui ?) – Ka (comme) – El (Dieu). Alors le Seigneur, qui regardait la scène, lui dit : « Désormais on t’appellera Mikaël et tu seras le chef de la milice céleste. »
Si l’orgueil a pu faire tomber le plus grand des archanges qui a entraîné d’autres anges dans sa chute, à plus forte raison peut-il faire tomber des sages, des initiés.
…Si vous voulez voir une des manifestations de l’orgueil dans le monde, écoutez parler des scientifiques, des philosophes, des artistes, des hommes politiques quand ils présentent leurs idées, leur point de vue, leur credo : tous sont convaincus d’être les seuls à avoir raison, à penser juste, et certains sont prêts à se massacrer les uns les autres pour faire triompher leurs convictions.
Tant que les humains s’imaginent que leurs points de vue sont les meilleurs et se prononcent sur tout d’une façon définitive, ils ne feront que commettre des erreurs. Cette attitude-là est le contraire d’une attitude intelligente. La véritable intelligence, c’est l’humilité, c’est-à-dire reconnaître qu’il existe au-dessus de nous des êtres qui nous dépassent et qui peuvent comprendre les choses de façon plus claire, plus pure, plus divine. Seul un abruti peut penser que sa façon de voir est absolue. Un être intelligent dira : « Voilà, pour le moment je pense ainsi, je sens ainsi, je comprends ainsi. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres êtres capables de m’instruire, de m’aider. J’irai les chercher. »
Voici donc une méthode qui peut nous aider à résister à l’orgueil : demander sans cesse l’opinion du monde divin. Chaque jour habituez-vous à regarder vers le haut et dites : « Voilà ce que je pense sur tel sujet, sur telle personne : est-ce que j’ai raison ? Je vous en prie, éclairez-moi. » À ce moment-là, vous ne pouvez plus être orgueilleux, mais vous êtes sur le bon chemin.
Ne pensez jamais que vous avez atteint la perfection, non : vous marchez seulement sur le chemin de la perfection.
Œuvres Complètes, tome XXXI, chap. VI (II)
7 septembre 2021 - L'âme aussi a des besoins
Pour le moment les gens, bousculés par des courants nouveaux, ne savent pas très bien comment s’orienter.
Mais plus tard, les penseurs, les écrivains… le monde entier sera amené à se pencher sur la structure de l’être humain, et ils comprendront que les humains ne seront jamais dans la plénitude tant qu’ils n’auront pas appris à satisfaire les besoins de l’âme et de l’esprit.
Pourquoi ces désordres actuels ? Pourquoi ce vide et ce mécontentement ? Les gens possèdent tellement de choses ! mais ils sont toujours insatisfaits.
L’explication est simple : l’être humain ne se connaît pas. Vous direz : « Ce n’est que cela ? » Oui, mais tout est là. Les humains se conduisent comme s’ils n’étaient que matière, comme s’ils n’étaient que ventre et sexe : ils ne cherchent à satisfaire que ces deux-là.
Mais voilà qu’il y a aussi en eux une âme et un esprit, une étincelle, quelque chose d’une autre nature, d’une autre dimension, d’une autre intensité, d’une autre vibration… quelque chose de divin dont il faut sonder les désirs, comprendre les besoins.
L’âme a d’autres besoins que le corps physique et on veut lui faire manger une nourriture qu’elle ne peut pas assimiler. Jamais on ne lui donne ce qu’elle demande. L’âme demande l’espace infini, la lumière éblouissante, elle demande l’harmonie, la musique céleste… mais on lui donne toujours une nourriture matérielle, c’est pourquoi elle somnole, elle soupire, elle étouffe, elle meurt.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Œuvres Complètes, t. XXVI, chap. V (conférence du 21.01.1968)
4 septembre 2021 - Les incertitudes de l'homme moderne
Dans les conversations courantes, mais aussi dans les discours publics, à la radio, à la télévision, lorsqu’on écoute les réactions des gens, on est frappé par le fait que même s’ils expriment des convictions – qui peuvent varier d’ailleurs suivant les circonstances – ils ne possèdent pas réellement de certitudes.
Ils ont bien des idées philosophiques, religieuses, scientifiques, politiques, artistiques, mais on dirait que quelque chose leur manque pour sentir qu’ils avancent sur un terrain sûr. Pourquoi ?
Pendant des siècles, des millénaires même, les sciences et les techniques n’ont progressé que très lentement. […] Or, avec le temps, le rythme des découvertes s’est accéléré. Et avec ces découvertes un doute a commencé à s’insinuer. Au cours du vingtième siècle particulièrement, dans le domaine scientifique tellement de certitudes se sont effondrées ! En physique, en astronomie, en biologie, on a eu l’impression que chaque génération venait remettre en question les acquis de la précédente.
Ces nouvelles théories, qui modifient profondément la conception de l’homme et de l’univers, modifient aussi chaque fois l’image du Dieu créateur de l’homme et de l’univers.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Izvor n° 239 « L’amour plus grand que la foi », chap. 1
28 août 2021 - Créer son avenir par l'imagination
J’ai reçu il y a quelques jours la visite d’une personne qui voulait me parler de ses problèmes. Je l’ai écoutée, puis je lui ai dit :
– D’après ce que vous me racontez, madame, je comprends que vous êtes bien portante, instruite, riche, vous n’avez pas de soucis, et surtout vous êtes libre pour pouvoir vous consacrer à ce que vous aimez. Mais au lieu d’être heureuse, vous êtes toujours triste et déprimée.
– Oui, c’est parce que je ne sais pas ce que me réserve l’avenir et ça m’angoisse !
Vous voyez, on pense à l’avenir et comme on ne sait pas ce qu’il sera, on a toutes les possibilités d’imaginer les pires choses. Beaucoup de personnes se rendent elles-mêmes malheureuses, elles ne voient pas leurs richesses, leurs possibilités, leur liberté. Ça ne leur dit rien, cette liberté, ça les ennuie : au lieu de l’utiliser intelligemment, elles occupent leur temps libre à s’inquiéter de l’avenir.
Mais l’avenir est fait de ce qu’on est déjà en train de construire dans le présent. Donc, c’est « maintenant » qui compte. L’avenir sera édifié sur les fondations que vous posez maintenant.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Izvor n° 211 « La liberté, victoire de l’esprit », chap. III
19 août 2021 - L'ignorance alimente les peurs
Évidemment l’existence est une longue route qui réserve des surprises et comporte des dangers, mais ce n’est pas une raison pour vivre continuellement dans la peur.
Il existe une loi d’après laquelle plus on a peur de quelque chose, plus on l’attire. Donc si vous ne voulez pas attirer des malheurs sur vous, ne les imaginez pas, ne les craignez pas !
Bien sûr vous devez réfléchir, prendre des précautions, et surtout vous renforcer, mais ne laissez pas la peur s’installer en vous.
Combien de gens sont à la merci de leurs peurs, sans se rendre compte qu’elles sont le résultat d’un manque de connaissance, d’un manque de lumière ! La preuve, quand on se trouve dans un endroit obscur, on ne se sent pas tranquille jusqu’au moment où on allume une lumière.
L’obscurité, c’est-à-dire l’ignorance, vous fait courir tous les dangers et c’est pourquoi vous avez peur. Mais projetez la lumière, c’est-à-dire armez-vous des vérités nécessaires pour affronter les situations, et votre peur disparaîtra.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Œuvres Complètes, t. 19 « Zémia, la terre », 19 août
11 août 2021 - Réconcilier les abeilles divisées
Il paraît que certains chercheurs ont fait une expérience très intéressante sur le comportement des abeilles : ils ont posé au milieu d’une ruche une planche qui la divisait en deux, et ils ont constaté que les abeilles, jusque-là très pacifiques, commençaient d’un compartiment à l’autre à se manifester de l’hostilité, puis en venaient même à se battre et à s’exterminer.
Une simple planche avait réussi à faire d’elles des ennemies mortelles.
Ensuite, ces expérimentateurs ont percé de petits trous dans la planche : l’agressivité des abeilles a diminué, et quand ils ont élargi ces trous, les abeilles, qui pouvaient de nouveau communiquer, sont redevenues paisibles et amicales.
Je ne sais pas quelles conclusions ces chercheurs ont tirées d’une telle expérience, mais ma conclusion à moi – celle de la science initiatique -, c’est qu’il suffit d’une idée, l’idée de séparativité et de division pour pousser les pays vers l’hostilité, la haine, la guerre.
C’est cela, la planche qui divise les humains !
Les Initiés savent depuis des milliers d’années que c’est l’esprit de division qui apporte tous les malheurs. Ils n’ont pas attendu les conclusions de la science avant de proclamer que tous les humains doivent se tendre la main et réaliser l’unité.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Œuvres Complètes, tome 29, chap. VII, IV
3 août 2021 - Pour apaiser nos tensions
Plusieurs fois par jour, fermez les yeux, dégagez votre pensée des soucis quotidiens et dirigez-la vers les sommets, vers les sources de la vie qui abreuvent tout l’univers. Quand vous sentez que vous avez arrêté le flot de pensées et d’images qui vous traversent, prononcez intérieurement le mot « merci ». Voilà le mot le plus simple, mais qui dénoue toutes les tensions… Vous sentirez que des éléments nouveaux et très précieux se sont introduits en vous : la sérénité, la lucidité, la force.
Et comme la respiration est aussi un facteur d’apaisement et d’harmonisation très important, en prononçant le mot merci, tâchez d’avoir une respiration régulière : aspirez l’air très profondément et expirez très lentement jusqu’à ce qu’il n’en reste plus dans les poumons. Plusieurs fois par jour, habituez-vous à rétablir le silence en vous. Même si vous ne pouvez y consacrer qu’une ou deux minutes, c’est bien, faites-le.
…Ainsi vous neutraliserez tous les courants négatifs. Mais si vous vous laissez démagnétiser et empoisonner, cela prépare le terrain à tous les troubles physiques et psychiques : lentement mais sûrement, vous perdez votre équilibre, vos forces, et c’est la meilleure façon de tomber malade.
Car ne vous faites pas d’illusions, quels que soient les remèdes qu’apporte la science, il y aura toujours des virus et des microbes, l’air sera toujours pollué et la nourriture plus ou moins trafiquée, de terribles tensions psychiques continueront à régner dans le monde, et si vous ne prenez pas de précautions, si vous ne vous liez pas à l’harmonie et à la lumière, peu à peu votre terrain va se miner et un jour vous succomberez.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Izvor n° 229 « La voie du silence », chap. II
30 juillet 2021 - Alchimie de la souffrance
Celui qui accepte les difficultés et les épreuves libère les puissances de son âme et de son esprit, et après quelque temps, il se rend compte qu’elles ont suscité en lui quelque chose de magnifique.
C’est cela, le véritable travail alchimique : arriver à tirer de la matière brute, noire, de la souffrance, une matière précieuse, chatoyante, irisée, resplendissant de mille couleurs.
Ceux qui ne savent pas souffrir restent très pauvres : lorsqu’ils veulent s’exprimer, ils n’ont pas de matériaux, ils ne connaissent rien de cette vie de l’âme et de l’esprit, de son immensité, de ses profondeurs, de ses sommets, et c’est pourquoi ils ne peuvent pas être créateurs.
Les véritables créateurs, tous ceux qui dans leur domaine ont réalisé de grandes choses, avaient beaucoup souffert : comme si leurs souffrances étaient une encre noire où ils ont pu tremper leur plume afin d’en extraire une œuvre formidable d’intelligence et de beauté. Les expériences, les souffrances par lesquelles ils étaient passés, toute cette gamme de sentiments, de sensations, d’émotions, c’était cela les couleurs dont ils ont pu se servir pour produire des chefs d’œuvre ou des actions sublimes, dont tous ont pu bénéficier et dont nous bénéficions encore.
Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Izvor n° 239, chap. VII « Conserver sa foi dans le bien »
23 juillet 2021 - Et si la nature se fâchait ?
Au cours des siècles, les humains sont parvenus à s’imposer de plus en plus à la nature. Ils pensent même que c’est leur rôle en ce monde, et ils appellent cela progrès, culture, civilisation. Mais maintenant qu’ils ont perturbé les climats, pollué la terre, le ciel et les mers, saccagé la faune et la flore, peuvent-ils être fiers d’eux-mêmes et se prétendre des créatures « cultivées et civilisées » ?
Bien sûr, la nature est patiente, très patiente, mais quand elle sent que les humains s’obstinent à troubler l’ordre qui la régit, elle riposte. Et ces ripostes, ils doivent les subir non seulement dans leur milieu ambiant, mais aussi en eux-mêmes. Ils croient pouvoir se livrer impunément à toutes sortes d’abus, sans prévoir que les mêmes désordres qu’ils créent dans la nature, ils les créent aussi dans leur corps physique et dans leur psychisme.
Et s’ils ne peuvent pas s’accorder entre eux, c’est aussi parce qu’ils ne respectent pas l’ordre des choses que le Créateur a établi dans la nature et en eux-mêmes.
Celui qui a appris à s’accorder avec l’ordre voulu par le Créateur ne s’impose pas à la nature, et il ne s’impose pas non plus aux humains, il ne pèse pas sur eux, il ne cherche pas à les gagner pour son avantage personnel. Et surtout, par son comportement, par la maîtrise de son monde intérieur, il s’efforce de contribuer à leur épanouissement, à leur libération.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Izvor, n° 242 « Aux sources inaltérables de la joie » (2006), chap. X
18 juillet 2021 - Allumer nos lampes intérieures
Dès aujourd’hui commencez un travail : considérez toutes les difficultés et les souffrances qui se présentent à vous comme une matière à utiliser pour vous développer et devenir forts.
Vous êtes faibles ?… Les faibles sont toujours la proie de quelque mal qui vient les assaillir.
Donc, au lieu de vous laisser submerger par les difficultés, ou d’aller chercher des solutions à l’extérieur, pensez aux lampes : allumez toutes vos lampes !
– « Mais, direz-vous, c’est quoi ces lampes ? où sont-elles ? »
Ce sont des lampes intérieures que Dieu a préparées en nous depuis l’origine des temps. Toutes sortes de lampes, des grandes, des petites, de toutes les couleurs…
Et il y a aussi un courant électrique qui circule pour les éclairer et qui vient de très loin : de la centrale électrique cosmique.
Jamais on ne pense à allumer ces lampes.
_ « Et comment les allume-t-on ? »
C’est très simple. Dans le monde physique il suffit d’appuyer sur un bouton, de tourner un commutateur. Dans le monde psychique, la pensée seule suffit à les allumer : pensez que vous les allumez, aussitôt elles s’allument.
Dès que certaines lampes seront allumées, ne vous arrêtez pas, continuez, d’autres encore s’éclaireront, et à la fin ce sera une illumination fantastique !
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Œuvres Complètes, t. XXVIII, chap. VI, 3