Fêtes religieuses et traditions du monde

"Les initiés, dans les temps anciens, ont-ils institué les fêtes seulement pour que les humains s’amusent ? Non, leur intention était d’abord d’introduire une pause, d’interrompre le rythme du travail qui, à cette époque, était continu, harassant, car on ignorait alors les vacances, les congés. Ces initiés voulaient délivrer, au moins pour un moment, la conscience de tant d’hommes et de femmes accablés par des tâches qui les usaient et détruisaient leur santé ; ils voulaient créer des soupapes qui libèrent leurs énergies psychiques comprimées. Les fêtes avec les chants, les danses, les jeux, les rires, les rencontres, permettent cette libération et elles créent aussi un climat fraternel par lequel chacun se sent porté, soutenu.
Mais avec ces fêtes, les initiés avaient encore un autre but : ils voulaient amener les humains à rechercher dans les régions plus subtiles des énergies pour régénérer et vivifier leur cœur et leur âme. Dans cette atmosphère d’échanges joyeux, bienfaisants, les entités lumineuses viennent puiser des énergies et elles s’en servent ensuite pour continuer leur travail à travers le monde. Voulez-vous les aider dans ce travail ? Vous-même, consciemment, confiez-leur votre joie, toute cette richesse spirituelle que vous procure une fête, afin que d’autres en bénéficient. Cette joie, cette richesse vous reviendront encore amplifiées. Voilà comment, dans leur sagesse, les initiés conçoivent la fête. Car s'il est vrai que la sagesse est grave, elle est pleine de gaieté aussi".

Omraam Mikhaël Aïvanhov - Collection Izvor n° 243, Le rire du sage, VI

Tou bichvat

Tou bichvat est une fête juive. C’est un « nouvel an des arbres », une fête du renouveau de la terre.
Elle a lieu le 15ème jour du mois de Chevat pour cette nouvelle année. C’est en effet à cette époque de l’année que les arbres les plus précoces de la terre d’Israël, notamment l’amandier, émergent de leur sommeil hivernal et entament un nouveau cycle de floraison.

Le jour de Tou Bichvat est marqué par la consommation des fruits, en particulier ceux à travers lesquels la Torah fait l’éloge de l’abondance de la Terre Sainte : les raisins, les figues, les grenades, les olives et les dattes.

Ce jour renvoie à cette phrase du Deutéronome selon laquelle « l’homme est un arbre des champs » et appelle à méditer sur les leçons que nous pouvons apprendre de notre « double botanique ».

fruits secs

Omraam Mikhaël Aïvanhov - Coll. Izvor n°209, Noël et Pâques dans la tradition initiatique, IV

arbre en fleurVous êtes-vous aperçus que, partout autour de nous, est en train de se produire un évènement qui s’appelle le renouveau ? … On sent que tout bouge, c’est une nouvelle vague qui déferle du cosmos et d’ici très peu de temps sur toute la terre … les fleurs, les arbres, les oiseaux : quelle parure ! Voilà un des phénomènes les plus extraordinaires de la vie : le renouveau. Chaque année tout se renouvelle.
Oui, tout sauf les humains ! Les humains, eux, restent tels qu’ils sont, ils ne se mettent pas à l’unisson de ce renouveau. Ils sentent bien qu’il se passe quelque chose dans l’air, mais ils ne se laissent pas influencer. Il faut maintenant qu’ils apprennent à ouvrir en eux les portes et les fenêtres pour que cette vie puisse aussi les pénétrer, les imprégner. Voilà ce que je peux vous dire de plus important ce matin, car c’est dommage que ce renouveau se produise seulement dans la nature, et que les gens, trop concentrés sur de vieilles choses, ne le remarquent presque pas. Il faut être libre, dégagé, et recevoir à bras ouverts cette nouvelle vie.

Il y a tout un travail à faire, un travail de renouvellement. Laissez tous les autres sujets de côté, tout ce qui est déjà vieux et caduc, concentrez-vous uniquement sur la nouvelle vie pour entrer en communication avec ce grand courant qui jaillit du cœur de l’univers.