Regard de sagesse sur l'actualité

Publié le 18 janvier 2018 - L’ I.A. et … l’« I.C. », l’Intelligence Cosmique (3)

Les facultés intellectuelles humaines, on ne peut pas les nier, puisque les scientifiques donnent sans cesse des preuves qu’ils tombent juste dans leurs inventions, leurs découvertes.
Mais ces facultés, où l’être humain les a-t-il prises, qui les lui a données ?... C’est là que la philosophie des matérialistes est obligée de capituler : ils s’imaginent que seuls les humains ont ces facultés, qu’aucun autre être dans l’univers ne les possède, que tout est insensé, sans intelligence et que le monde est l’œuvre du hasard. L’homme a des facultés intellectuelles, mais il se croit le seul intelligent ! Il nie qu’il existe une Intelligence qui a tout créé. Dites-moi, est-ce que c’est l’homme qui a construit ses oreilles, avec cet arrangement extraordinaire de toutes les parties : le marteau, l’enclume, l’étrier, l’appareil de Corti ?... est-ce que c’est lui qui a construit ses yeux, et sa bouche, et son nez, et ses organes génitaux... et le processus de la gestation ?
Nier cette intelligence qui est partout dans les moindres choses, les cellules, les cristaux, jusqu’au mouvement des étoiles, c’est prendre comme fondement de l’existence l’absurdité et avouer qu’on est un avorton. Que les humains avec toute leur intelligence en arrivent à croire à l’absurdité, c’est cela qui est inconcevable ! Oui, car l’intelligence doit reconnaître l’intelligence au lieu d’aboutir à l’absurde, au non-sens, au néant.
Lorsqu’on en arrive à croire à l’absurde, on nie l’Intelligence cosmique, et du moment qu’il n’y a plus d’intelligence comme base, comme fondement de l’existence, plus rien n’a de raison d’être, on détruit toute finalité, toute morale. Du point de vue pédagogique, c’est la philosophie la plus catastrophique. Car pour élever l’humanité moralement et spirituellement, pour l’amener vers quelque chose de magnifique dans le domaine social, collectif, il faut lui présenter l’intelligence, la raison, le sens de la vie, le monde divin.
Et même si rien de tout cela n’existait, il faudrait l’inventer... oui ! afin de donner un but, une destination à l’existence humaine.

O.C., tome VI, « L’intellect humain et l’intelligence cosmique »

Publié le 15 janvier 2018 - Intelligence artificielle et intuition spirituelle (2)

L’intellect est l’instrument le plus formidablement utile pour préparer les conditions, déblayer la voie, mettre les choses en place, en attendant que l’intuition puisse se manifester.
(...) Qu’est-ce que l’intuition ? Une étincelle, une lumière projetée, un savoir que l’on capte de l’intérieur, sans se rendre compte d’où ni comment il est venu, mais on ressent une certitude absolue que c’est ainsi et pas autrement. Les vérités, les connaissances que l’on reçoit par l’intuition sont sans défaut, sans erreur possible.
Ainsi, l’intuition est supérieure à l’intellect. Elle a, si vous voulez, par rapport à l’intellect la même précision rapide et infaillible qu’a un ordinateur par rapport au cerveau. Bien sûr, c’est le cerveau qui est supérieur : c’est lui qui a construit l’ordinateur, qui lui a confié les données nécessaires, qui déclenche et contrôle son fonctionnement. Et la réponse de la machine sera toujours à la mesure de l’intelligence humaine qui l’a programmée : comme cette intelligence a des limites, la réponse de la machine sera aussi limitée. Mais lorsqu’il s’agit de faire vite un calcul ou une opération très complexe, l’ordinateur vous donne la réponse exacte en quelques secondes, alors qu’il aurait fallu au cerveau humain plusieurs heures ou plusieurs jours pour trouver la solution.
J’ai pris cet exemple de l’ordinateur* uniquement comme une image pour montrer que l’intuition aussi nous donne la réponse en une seconde, sans même que nous sachions pourquoi, comment et par quel moyen les entités célestes qui nous ont répondu ont bien voulu le faire. C’est comme s’il existait en nous un être dont le regard est capable de pénétrer la réalité des choses et de nous communiquer ce qu’il perçoit, en considérant non seulement les éléments du plan physique, mais tous les éléments invisibles et subtils qui échappent à la compréhension humaine.
L’intuition est donc une révélation d’un ordre supérieur à l’intellect. On ne peut s’élever jusqu’à cette région que par la méditation, un travail assidu et la prière.

Izvor n° 228, Regards sur l’invisible, chap. II

*Cette conférence a été donnée avant 1985, avant la grande diffusion des technologies informatiques.

L’intuition ne peut pas se manifester chez celui qui accepte de vivre dans la turbulence des émotions et des passions du cœur, ou dans les intrigues, les manigances et les calculs intéressés de l’intellect. Pour y voir clair, on doit mettre de l’ordre dans tout son être, afin de ressembler à la surface d’un lac limpide où le ciel vient se refléter.
(...)Il existe de nombreuses méthodes pour développer l’intuition. La plus sûre est de travailler sur la pureté, c’est-à-dire éviter d’avoir des partis pris et d’agir par intérêt. Plus vous serez capable de vous montrer ouvert, compréhensif, désintéressé, soucieux de l’épanouissement des autres, plus ce qui vous empêche d’y voir clair disparaîtra et vous pourrez connaître enfin les choses et les êtres dans leur réalité.

Synopsis n° 3, partie VII, 3, pp. 254 et 256

Publié le 9 janvier 2018 - L’ « I.A. », l’intelligence artificielle (1)

On s’émerveille devant les microscopes, les télescopes, etc. * Mais je dis aux scientifiques : « Vous êtes fiers de vos trouvailles, mais est-ce que vous pensez à glorifier cette trouvaille que la nature a faite : vos propres yeux ?... Sans vos yeux, est-ce que vous verriez quelque chose à travers les appareils de votre fabrication ? » Ils me regardent étonnés. Ils n’ont jamais envisagé les choses de cette manière. Tandis que moi, « l’homme déformé », c’est toujours de cette manière que je raisonne, je dis : « Si vous n’aviez pas vos yeux, à quoi vous serviraient vos microscopes et vos télescopes ? »
Et même, les yeux comme tous les instruments (lentilles, loupes, lunettes, microscopes...) ne sont eux aussi que des intermédiaires, ils appartiennent encore au monde physique, extérieur, objectif. Mais derrière les yeux physiques, il y a d’autres yeux dans le cerveau. Et derrière ces yeux-là, il y a l’esprit. Si l’esprit n’est pas là, le cerveau et les yeux auront beau être là, la vision n’est pas possible. Les yeux ne sont que des instruments, ils ne verront rien s’il n’existe pas un esprit qui voit à travers eux. Donc le plus important, c’est l’esprit qui voit à travers les yeux. Ensuite viennent les lentilles, les lunettes, les microscopes, les télescopes...
Voilà un argument qui montre que le monde invisible, le monde subjectif, l’esprit est à la première place. Et c’est la même chose pour toutes les machines, les appareils, les engins, avions, fusées, satellites... : quelqu’un a pensé, a imaginé, a calculé, il y a toujours quelqu’un qui, intérieurement, dans le plan invisible, subjectif, a travaillé et a trouvé. Vous voyez, c’est donc toujours l’esprit qui est à la première place.

O.C. tome VI (éd. 1973), chap. 8 : « L’intellect humain et l’Intelligence cosmique »

*Cette conférence a été donnée le 12 septembre 1971

Accès aux anciennes pages : 2017 - 2016 - 2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011