Fêtes religieuses et traditions du monde

La Toussaint - 1er novembre 2018

La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l’Église catholique romaine honore tous les saints, connus et inconnus.
Cette fête a longtemps eu lieu après les fêtes de Pâques ou après la Pentecôte. Pour certains historiens, c’est à partir du VIIIe siècle qu’elle est fêtée le 1er novembre, lorsque le pape Grégoire III dédicace, en l’honneur de tous les saints, une chapelle de la basilique Saint-Pierre de Rome. Vers 835, le pape Grégoire IV ordonne que cette fête soit célébrée dans les autres pays. Ce serait donc à l’occasion de cette décision que la fête de la Toussaint est fixée au 1er novembre.
L'institution de la Toussaint se fonde sur des textes bibliques. Elle est dédiée à tous les saints. Cette célébration groupe non seulement tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Église assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi tous ceux qui, en fait les plus nombreux, sont dans la béatitude divine. Il s’agit donc de toutes les âmes, qui ont été sanctifiées par l’exercice de la charité, l’esprit de la miséricorde et le don de la grâce divine. Cette fête rappelle donc à tous les fidèles la vocation universelle à la sainteté.

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  Il convient de distinguer la Toussaint des fêtes en l’honneur des défunts : la fête celte Samhain, ou encore Halloween fêtée dans les pays de langue anglaise (surtout Etats-Unis, Irlande, Canada, Australie), aussi bien que la Commémoration catholique des fidèles défunts le 2 novembre. Cette dernière a été inaugurée au XIe siècle. Cependant, du fait qu’en France, le 1er novembre, jour de la Toussaint, est un jour férié, l’usage est établi de commémorer les morts ce jour-là au lieu du 2 novembre, comme en témoigne la tradition multiséculaire des veilleuses et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle, le fleurissement des tombes avec des chrysanthèmes ; ces deux gestes symbolisant la vie heureuse après la mort.

Omraam Mikhaël Aïvanhov,
Œuvres Complètes, t. 32 Les fruits de l’Arbre de vie, XIX

Les âmes glorifiées
fra angelicoCe sont les saints et les saintes, les patriarches, les prophètes, les grands maîtres de l’humanité, les fondateurs de religions comme Hermès Trismégiste, Gautama Bouddha, Zoroastre, Moïse, Jésus... Ce sont eux les élus, et ils forment comme un trait d’union entre l’humanité terrestre et les hiérarchies angéliques, depuis les anges jusqu’aux séraphins.
Que sont devenus ces êtres, où se trouvent-ils ? Ils sont toujours là, ils existent dans l’invisible, ils forment une fraternité d’êtres lumineux et ils n’ont pas abandonné la terre. Leur fraternité guide l’humanité, veille sur elle et oriente les forces cosmiques en vue de son développement spirituel. Ils existent et ont toujours existé.
Vous avez peut-être entendu parler dans la religion catholique de « la communion des saints », ou dans la religion juive de « la communauté d’Israël »... Chaque courant mystique lui donne un nom différent, mais c’est toujours la même assemblée des âmes glorifiées. Elle existe dans l’invisible, dans les couches éthériques de la terre. C’est elle qui envoie dans le monde entier ses messagers, ses fils, afin de réaliser le programme donné par le Créateur pour l’avenir de l’humanité. C’est elle qui a apporté sur la terre toutes ces connaissances que l’on trouve maintenant éparpillées à travers les symboles et les rituels de toutes les religions.
Ces êtres ont terminé leur évolution terrestre, ils ne sont plus soumis au destin, ils sont invulnérables, immortels, ils possèdent toutes les connaissances et disposent de tous les pouvoirs. La question pour nous, c’est comment entrer en relation avec eux.
Il faut se préparer : personne ne peut être admis dans leur communauté sans s’être préalablement soumis à certaines règles, avoir développé certaines qualités et vertus. Personne ne peut forcer leur porte et pénétrer dans leur sainte assemblée. Seul est accepté celui qui a compris où est la véritable voie, qui mène une vie pure et veut servir un haut idéal. Ils se réunissent, prennent une décision à son sujet, et une fois qu’il a été accepté, ils s’occupent de lui, ils lui envoient tout ce qui est nécessaire : la lumière, la protection, pour que lui aussi devienne de plus en plus un reflet de la divinité.
On les appelle en hébreu les Ischim. C’est d’eux que nous viennent toutes les aides invisibles. Ils ne représentent cependant pas la suprême autorité : ils reçoivent de beaucoup plus haut des ordres qu’ils transmettent ici sur la terre. Donc tout ne dépend pas d’eux. Ils connaissent les lois, ils entrent en communication avec les anges, les archanges, les dominations et toutes les autres hiérarchies sublimes. Ils contemplent les plans et les projets de Dieu, et quand ils en sont imprégnés, ils cherchent sur la terre des êtres qui se sont préparés à devenir des conducteurs pour l’accomplissement de ce plan incommensurable de la volonté divine.

Retable de San Domenico de Fiesole peint par Fra Angelico

 

 

"Les initiés, dans les temps anciens, ont-ils institué les fêtes seulement pour que les humains s’amusent ? Non, leur intention était d’abord d’introduire une pause, d’interrompre le rythme du travail qui, à cette époque, était continu, harassant, car on ignorait alors les vacances, les congés. Ces initiés voulaient délivrer, au moins pour un moment, la conscience de tant d’hommes et de femmes accablés par des tâches qui les usaient et détruisaient leur santé ; ils voulaient créer des soupapes qui libèrent leurs énergies psychiques comprimées. Les fêtes avec les chants, les danses, les jeux, les rires, les rencontres, permettent cette libération et elles créent aussi un climat fraternel par lequel chacun se sent porté, soutenu.
Mais avec ces fêtes, les initiés avaient encore un autre but : ils voulaient amener les humains à rechercher dans les régions plus subtiles des énergies pour régénérer et vivifier leur cœur et leur âme. Dans cette atmosphère d’échanges joyeux, bienfaisants, les entités lumineuses viennent puiser des énergies et elles s’en servent ensuite pour continuer leur travail à travers le monde. Voulez-vous les aider dans ce travail ? Vous-même, consciemment, confiez-leur votre joie, toute cette richesse spirituelle que vous procure une fête, afin que d’autres en bénéficient. Cette joie, cette richesse vous reviendront encore amplifiées. Voilà comment, dans leur sagesse, les initiés conçoivent la fête. Car s'il est vrai que la sagesse est grave, elle est pleine de gaieté aussi".

Omraam Mikhaël Aïvanhov - Collection Izvor n° 243, Le rire du sage, VI