Consultation nationale de Bioéthique

Publié le 17 juillet 2018 - Sexualité (3)
Changer sa façon de considérer les choses, c’est changer sa destinée.

O.C., tome XV, chap. X, II

Puisqu’il est évident que les humains ne pourront jamais se débarrasser des organes sexuels ni du besoin de les utiliser, il faut changer de point de vue à leur sujet et comprendre que ce sont des organes sacrés, que l’on doit toujours considérer avec respect, émerveillement, en se liant au Créateur.
Mais quel est l’homme ou la femme qui considère ces organes comme quelque chose de sacré, qu’il n’a pas le droit de profaner, mais d’utiliser seulement pour des raisons sublimes ?... Et pourtant, c’est la meilleure façon de comprendre, c’est ainsi qu’on avance, on devient une divinité * : par le sentiment du sacré.

O.C., tome XV, I, II

C’est la force sexuelle qui retient les humains sur la terre. [...] Tous ceux qui ont voulu supprimer complètement cette force que Dieu leur a donnée, ne pensent qu’à mourir, à tout abandonner, car seule la force sexuelle peut vraiment les raccrocher à la vie, leur faire aimer la vie.
Si cette force circule en vous sans que vous lui laissiez faire des inondations et des ravages, si vous arrosez seulement toutes les fleurs divines en haut dans votre jardin divin, la vie devient pour vous tellement merveilleuse que vous ne voulez plus la quitter. Mais si vous supprimez cette force, la vie perd son sens et vous voulez mourir. La force sexuelle, l’amour sont étroitement liés à la vie. Pour sentir vraiment la beauté de la vie, il faut que la force sexuelle circule harmonieusement. Les mystiques, les religieux qui l’ont supprimée ont commis la plus grande erreur.

O.C., XV, chap. VIII « Matérialisme, idéalisme et sexualité »

De plus en plus **, les gens perdent le sentiment du sacré, ils veulent tout démystifier, parce qu’il y a trop de mythes, paraît-il. Voilà leur travail. Et ils saccagent tout sans se rendre compte de ce qu’ils perdent. Car à ce moment-là la nature se ferme à eux, elle ne leur fait plus aucune révélation. La nature ne se découvre que devant les hommes, les femmes qui ont le sens du sacré. Si vous cultivez cette attitude de respect sacré, je peux vous prédire que vous aurez des révélations extraordinaires.

O.C., tome XV, chap. X, II

Lorsque deux êtres se rapprochent avec une conscience éveillée, avec le désir de donner à l’énergie sexuelle une destination divine, cet acte devient sacré. Car ce ne sont pas les gestes, les actes eux-mêmes qui sont purs ou impurs, coupables ou innocents, c’est le contenu, c’est le but, ce qu’il y a à ce moment précis dans la tête de l’homme et de la femme. De là dépend la qualité des énergies, des émanations, de toutes ces forces psychiques qu’ils projettent lorsqu’ils s’aiment.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Synopsis n° 2, VIII, 2, IV

* Dans l’enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, « divin, divine, divinité » ne sont pas à entendre comme des absolus métaphysiques : ce sont, comme dans la langue bulgare, des équivalents de « grand, élevé, supérieur, sublime ».

** Conférence du 29 décembre 1970

Publié le 10 juillet 2018 - Sexualité (2)

Ma tâche est de vous présenter aussi la sexualité à la lumière de la science initiatique.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Synopsis n° 3, X, 3

Comment un enseignement initiatique considère le corps et les organes sexuels :
Le corps de l’homme, le corps de la femme est un résumé de l’univers. Le disciple ne doit pas en user seulement pour son plaisir, mais savoir comment le regarder, le respecter, s’émerveiller devant lui, et surtout le prendre comme un point de départ pour se lier au monde sublime, en haut, et avancer ainsi sur le chemin de l’évolution. À ce moment-là, il pourra découvrir tous les secrets de sa mère Nature, Isis. Devant ses efforts et sa bonne volonté, la grande déesse dira : « Cet être est attentif, il m’aime, il me respecte, il m’admire, je vais me montrer à lui. » Et la vérité se découvrira à lui. Car c’est cela, Isis : la vérité.

O.C., tome XXI (éd. 1984), 14 nov.

Les organes sexuels sont les racines de l’être, et si on en use à la légère, on peut abîmer l’être entier : car les racines, tout dépend d’elles, tout vient d’elles. Ce sont ces racines-là qui déterminent l’ensemble d’une personnalité, qui donnent toutes les nuances d’un tempérament, d’un caractère.

Synopsis 2, VIII, 2, IV

Pourquoi le cerveau n’est-il pas capable de créer la vie, ni les poumons, ni le foie, ni l’estomac... ? Si seuls ces deux appareils, masculin et féminin, en sont capables, c’est qu’ils sont sacrés, ils sont divins. Pourquoi les bafouer toujours ? Quand on en parle, on se moque, on plaisante, ou on fait semblant d’être indifférent. Quelle hypocrisie ! Si on méprise ces organes, il ne faut pas s’en occuper. Mais puisqu’ils sont l’une des préoccupations essentielles de l’humanité, il faut avoir pour eux un sentiment sacré.

O.C. tome XV, chap. I « L’attitude sacrée », II

Et les personnes elles-mêmes :
Il y a des années, un médecin est venu me voir, un vieil homme gros, ventru. Il s’est mis à me parler des femmes et savez-vous ce qu’il m’a dit ?... « Les femmes, ce ne sont que des vagins. » J’étais sidéré. Oui. Car dites-moi à quoi cela sert d’aller jusque-là ! En partie, bien sûr, c’est vrai, l’être humain est obligé d’avoir un corps physique, des organes appropriés à tel ou tel travail, mais l’homme et la femme ne sont pas seulement ce qu’ils apparaissent physiquement. Ce sont des êtres qui pensent et qui sentent. Quel bonheur, quelle joie peuvent avoir les hommes qui pensent que la femme n’est qu’un organe ? Toute leur vie psychique est gâchée.

O.C. tome VII, partie III

Certains puritains ou ascètes ont conseillé à l’homme de fuir la femme sous prétexte qu’elle est une incarnation du mal, une fille du diable. Mais comment voulez-vous que l’amour divin s’éveille en l’homme avec de pareilles idées sur la femme ! Il sera sans cesse abattu, dégoûté, écœuré. Pourquoi ne pas penser plutôt que, sous l’apparence de telle ou telle femme, est cachée la Divinité qui a pris sa forme, ou une princesse qui s’est déguisée ainsi ? Les gens ne savent pas vivre dans la beauté ! Ils ne se voient les uns les autres que comme des organes, des viscères, de la chair, rien d’autre. Ils n’aperçoivent pas la splendeur cachée au-delà. Qu’on nous montre maintenant la beauté, car seule la beauté nous sauvera et nous rendra heureux ! Nous avons un besoin absolu de beauté.

O.C., tome XV, chap. X, II

L’union d’amour comme source de radiations lumineuses dans l’invisible
Même s’ils connaissent un jour toutes les réactions physiologiques dans leurs moindres détails, les scientifiques ne sauront encore rien de l’amour tant qu’ils n’auront pas une idée de ce qui se passe au niveau des radiations, des émanations, des projections éthériques, fluidiques, subtiles. Et d’ailleurs, ils ne soupçonnent même pas qu’il existe des phénomènes de cette sorte. Eh bien moi, c’est ce côté-là de l’être humain qui m’intéresse, car c’est le plus important. Ce qui est le plus important dans l’acte sexuel, c’est de savoir dans quelle direction sont projetées les énergies, ce qu’elles partent faire dans le monde comme constructions et réalisations, ou dégâts et destructions, et qui s’appropriera ces énergies.

Izvor n° 214, chap. VII

Les énergies de l’amour sont des énergies divines qui doivent retourner vers le monde divin. Lorsque ceux qui s’aiment sont conscients de cette vérité, des quantités de forces intelligentes dans la nature dirigent ces énergies et les utilisent pour le bien de l’humanité toute entière, et même de tout le cosmos, car ce sont des énergies vivantes, formidablement vivantes !

-ibidem -

Publié le 8 juillet 2018 - Sexualité (1)

Une civilisation digne de ce nom met en œuvre tous les meilleurs moyens pour discipliner, apprivoiser, maîtriser les comportements instinctifs, et donner aux forces brutes de la nature humaine des manifestations plus raffinées, plus épanouissantes.
Les primitifs se conduisaient en amour avec une violence, une brutalité, une sensualité indescriptibles. Avec le temps, avec l’éveil de la conscience, de la sensibilité, plus ou moins de nouveaux éléments se sont ajoutés : la tendresse, la finesse, la délicatesse.
Et pourtant, même aujourd’hui, dans bien des cas l’amour est resté une manifestation primitive. Cet amour passionnel, instinctif, qu’on a pratiqué pendant des millénaires s’est si profondément gravé dans l’être humain qu’il ne sait plus comment l’affiner, l’ennoblir, et souvent, aimer ressemble encore à un carnage. Les gens se jettent les uns sur les autres brutalement, sans préparation, sans esthétique, sans poésie. On a faim, eh bien on mange, on se régale, on est repu pour un temps, puis de nouveau on a faim et on se jette de nouveau sur la nourriture. Beaucoup de gens, même ceux qui appartiennent à une société soi-disant civilisée, pratiquent l’amour sans aucune poésie, aucune beauté, aucune harmonie.

Izvor n° 214, chap. V

Historiquement les religions, les courants spirituels ont joué un rôle civilisateur important, en mettant l’accent sur le respect d’autrui, en particulier sur une idéalisation dans le domaine de l’amour.
Dans les plus grands sanctuaires initiatiques du passé, dans les mystères, on enseignait que l’amour est la seule condition du véritable perfectionnement, de la véritable libération. Or trop souvent, on voit justement le contraire : dans leur façon de comprendre et de manifester l’amour, les humains s’avilissent, se limitent, et s’ils apprennent quelque chose, c’est l’enfer, les tourments, les jalousies, les révoltes... Car chacun ne pense qu’à soi-même et ne cherche qu’à se satisfaire, en se moquant complètement de ce que deviendra l’autre : on le déchire, on bouleverse sa vie, on saccage son avenir, sa beauté, son honneur ou sa situation, peu importe pourvu qu’on assouvisse sa faim !

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 214, chap. V, II

Le ton sévère de cette analyse ne doit pas étonner. Un vrai maître spirituel est un pédagogue exigeant. Il est arrivé à un désintéressement absolu qui l’autorise à décrire sans complaisance les conduites humaines.
Mais son but est surtout de proposer un chemin ascensionnel.
L’amour a des milliers de degrés, du plus grossier au plus subtil, et on peut gravir ces degrés. Par la pensée éveillée, par l’attention soutenue, par un contrôle intelligent on peut faire un travail sur soi-même pour que cette énergie redevienne aussi limpide que la lumière du soleil et qu’elle agisse bénéfiquement partout où elle passera.

Izvor n° 214, chap. V

Donc, la question n’est pas de supprimer l’amour, de le comprimer, de le refouler, mais de trouver des méthodes, des moyens pour le manifester correctement. L’amour est une énergie qui vient de très haut, qui est de la même essence que le soleil, et l’être humain a la tâche de recevoir cette énergie et de la faire circuler en lui, pour la renvoyer ensuite vers le Ciel où elle a son origine.
[…] l’énergie de l’amour n’est pas seulement destinée au plaisir, elle peut servir à éveiller certaines facultés qui permettront de faire un travail psychique, spirituel, de la plus haute importance : les humains deviendront des conducteurs de cette force formidable qui transformera le monde, qui transmutera le plomb et la cendre en or, en pierres précieuses, en diamants. C’est par la force de l’amour que cette transformation se fera, pas par d’autres moyens.
Cherchez donc l’attitude, les pensées, les sentiments, les projets que vous devez avoir pour que cette énergie divine puisse être contrôlée et orientée. Le moment est venu de comprendre les mystères de l’amour dans la lumière, la paix, l’équilibre, la joie, l’émerveillement.

Izvor n° 205, chap. X « Ouvrir à l’amour un chemin vers le haut »

Publié le 30 juin 2018 - Les deux principes

Quand la tradition initiatique parle des deux « principes masculin et féminin », elle ne désigne pas des hommes ou des femmes, des personnes dans leurs attributions sociales, familiales, conjugales, domestiques, ni dans leur orientation sexuelle.
Elle parle de deux fonctions qui s’exercent dans le monde sous toutes sortes de formes : le plein qui se projette et se donne ; le vide qui reçoit ce don et le fait fructifier. Loin d’être rigides, ces deux fonctions se relaient et jouent avec une grande souplesse.
Lorsque vous prenez un seau pour aller vers une source, une fontaine, que faites-vous ? Vous jouez le rôle du principe masculin : vous vous déplacez, vous marchez, tandis que la fontaine, elle, reste immobile. Mais une fois arrivé auprès d’elle, si vous ne changez pas de polarité, vous ne pourrez pas remplir votre seau ; donc pour un moment vous vous identifiez au principe féminin, vous devenez réceptif et le seau est rempli. La fontaine, qui est féminine par son immobilité, est masculine par son eau qui coule. Et vous, d’abord masculin parce que vous vous déplacez, comme vous portez avec vous votre seau à remplir, vous êtes aussi un principe féminin. L’eau coule, elle remplit votre seau et vous repartez satisfait.

O.C., tome XIV, L’amour et la sexualité, chap. XV

On entend donc par « masculin » tout rôle émissif, et par « féminin » tout rôle réceptif. De même, à chaque étape d’un dialogue :
Celui qui parle devient le père, celui qui écoute devient la mère, et il naît des enfants ! Lorsqu’une femme parle à son mari, elle prend la polarité masculine, le mari qui l’écoute prend la polarité féminine, et il naît « des enfants », c’est-à-dire des sentiments, des émotions, des pensées, des décisions et des actes.

Izvor n° 216 Les secrets du livre de la nature, chap. IV, II

Le créateur d’une maison, c’est celui qui fait le plan, l’architecte ; la maison n’est pas encore visible, tangible, on ne peut pas l’habiter, mais elle est déjà créée dans la tête de quelqu’un. Il reste donc à la former à l’aide de toutes sortes de matériaux. La création précède toujours la formation.

O.C., tome XIV, chap. VI

Et à une plus vaste échelle :
On peut trouver les deux principes partout dans l’univers, dans la nature, les montagnes, les étoiles, dans notre corps physique, la circulation, la respiration... et même jusque dans les arts, les techniques, partout où un élément pénètre dans un autre pour le remplir.

O.C., tome XV, chap. II

À l’image de la source divine, le soleil est aussi une source tellement immense, tellement généreuse ! Regardez, toute la création en bénéficie, car c’est lui qui, par son amour, projette la vie dans les herbes, les plantes, les arbres : ils sont continuellement exposés à sa lumière, et c’est d’eux ensuite que nous recevons notre vie.

tome XV, chap. III

Les religions ont souligné cette dimension cosmique :
Il est dit dans la Genèse : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » Le ciel et la terre sont deux symboles qu’il faut interpréter, ainsi que les relations qui existent entre eux  : ce sont les symboles des deux principes émissif et réceptif, masculin et féminin. Ces deux principes s’unissent et de cette union naissent des enfants. Tout ce que vous voyez, et même tout ce que vous ne voyez pas, est une création des deux principes. Tout ce qui est produit sur la terre est un enfant de cette union de la terre et du ciel.

Izvor n° 216, chap. IV, III

Dès lors, si dans la société on veut attribuer à l’homme et à la femme leur juste place, il faut considérer que leurs domaines sont à la fois distincts, merveilleusement complémentaires et de valeur équivalente. La place est d’ordre matériel, dit Omraam Mikhaël Aïvanhov, mais la valeur, elle, est d’ordre spirituel.
Toute manifestation, toute naissance est le produit du travail des deux principes : le principe émissif, principe masculin, projette, ensemence, donne le germe de la vie ; le principe réceptif, féminin, recueille, organise pour produire une œuvre achevée, parfaite.
Le travail de création est donc réparti entre les deux principes et il ne faut ni surestimer ni sous-estimer l’importance de l’un ou de l’autre. Lequel est le plus nécessaire, le plus important, ce n’est pas ainsi que la question doit être posée. Tous les deux sont aussi importants, aussi indispensables, mais dans deux domaines différents. Le principe masculin envoie des ondes ou des forces, mais cela ne servirait à rien s’il n’y avait pas l’autre principe féminin qui répond, qui reçoit et qui travaille sur ce qu’il a reçu.
C’est grâce au travail des deux principes que la vie est possible. Même là où nous ne les voyons pas, même dans notre corps physique ils travaillent ensemble. C’est quand l’un domine au détriment de l’autre que commencent les anomalies, les déséquilibres. La science des deux principes est la science de l’équilibre cosmique.

Pensées Quotidiennes 2010, 14 juin

Publié le 28 juin 2018 - L’énergie sexuelle

Tout ce qui se manifeste comme énergie à travers l’être humain est à l’origine une énergie divine. Et cette énergie produit des effets différents selon le conducteur à travers lequel elle se manifeste. On peut la comparer à l’électricité. L’électricité est une énergie dont on ignore la nature, mais lorsqu’elle passe à travers une lampe elle devient lumière, bien qu’elle ne soit pas de la lumière, en passant par un réchaud elle devient chaleur, ...par un ventilateur, elle devient mouvement, etc.
De même, il existe une force cosmique originelle qui prend tel ou tel aspect suivant l’organe au travers duquel elle se manifeste : à travers le cerveau, elle devient intelligence, raisonnement ; à travers le plexus solaire ou le centre hara, elle devient sensation, sentiment ; quand elle passe par le système musculaire, elle devient mouvement ; et quand elle passe par les organes génitaux, elle devient attraction sexuelle. Mais c’est toujours la même énergie.
L’énergie sexuelle vient donc de très haut. En passant par les organes génitaux, elle produit des sensations, une excitation, un désir de rapprochement, et il se peut que dans ces manifestations il n’y ait absolument aucun amour. C’est ainsi chez les animaux : à certaines périodes de l’année ils s’accouplent, mais le font-ils par amour ? Non, c’est de la pure sexualité.
L’amour commence quand cette énergie dans l’être humain touche en même temps d’autres centres : le cœur, l’intelligence, l’âme et l’esprit. À ce moment-là, cette attraction, ce désir de se rapprocher de quelqu’un est éclairé, illuminé par des pensées, des sentiments, un goût esthétique ; on ne recherche plus une satisfaction égoïste où l’on ne tient absolument aucun compte de l’autre.

Izvor n° 205, La force sexuelle ou le Dragon ailé, chap. II, I

...On est souvent venu me demander s’il est préférable de vivre dans la chasteté ou d’avoir des relations sexuelles. En réalité, ce n’est pas ainsi qu’on doit poser la question. Il est impossible de dire d’une façon générale ce qui est bon ou ce qui est mauvais : tout dépend de la personne. Vivre dans la chasteté, la continence, peut donner de très mauvais résultats, mais aussi de très bons. La continence peut rendre les uns hystériques, névrosés, malades, et d’autres, forts, équilibrés et bien portants. Donner libre cours à l’instinct sexuel peut faire beaucoup de bien aux uns et beaucoup de mal à d’autres. On ne doit donc pas classer les choses en disant : « Ça c’est bon, ça c’est mauvais ».
Le bon et le mauvais dépendent d’un autre facteur : comment on utilise les forces, comment on les dirige. Rien en soi n’est ni bon ni mauvais, tout devient bon ou mauvais. La question, c’est de savoir d’abord quel est votre idéal, ce que vous voulez devenir.

Izvor n° 205, chap. IX

Je n’ai jamais nié qu’il y ait de bonnes choses dans l’amour physique. Puisque l’Intelligence cosmique a fait les choses ainsi, ce n’est pas à moi maintenant de la critiquer. Non, mais l’Intelligence cosmique a aussi prévu une évolution pour l’humanité, et dans tous les domaines. De plus en plus on s’indigne à notre époque contre certaines manifestations de violence et de cruauté qu’on trouvait normales il y a quelques siècles : maintenant on les déclare indignes de l’homme, « inhumaines ». Alors pourquoi n’y aurait-il pas aussi une évolution dans le domaine de l’amour ?

Izvor n° 205, chap. VIII

La sexualité est un domaine très riche, très vaste. On peut l’étudier, et on l’a étudié de multiples points de vue : organique, physiologique, psychologique, social, moral, religieux. Mais ce que l’on ne connaît pas encore, c’est le point de vue initiatique, car il n’a pour ainsi dire pas été révélé.
J’ai entendu parler de certaines expériences faites par des chercheurs et des médecins. Afin d’étudier les phénomènes physiologiques qui se produisent pendant l’amour, ils appliquent des électrodes sur diverses parties du corps de deux volontaires, un homme et une femme [...].
Même si un jour les scientifiques connaissent toutes les réactions physiologiques dans les moindres détails, ils ne sauront encore rien de l’amour tant qu’ils n’auront pas étudié ce qui se passe au niveau des radiations, des émanations, des projections éthériques, fluidiques, subtiles. D’ailleurs, ils ne soupçonnent même pas qu’il existe des phénomènes de cette espèce. Et moi, c’est ce côté-là de l’être humain qui m’intéresse, car c’est le plus important.

Izvor n° 214, chap. VII

En ce qui concerne la sexualité, il y a de nombreux détails dans les livres de médecine, d’hygiène ou d’éducation sexuelle ; il existe toute une littérature, que je n’ai jamais parcourue, d’abord parce que je n’ai pas le temps, mais surtout parce que cela ne m’intéresse pas d’entendre parler de l’acte sexuel exclusivement du point de vue anatomique, physiologique ou « technique » si vous voulez. On trouve tout dans ces livres-là, sauf ce que je vous révèle, c’est-à-dire le côté spirituel de cet acte.
Car l’amour n’est pas un amusement, c’est un travail gigantesque, splendide, de reconstruction, de réédification, de résurrection, de divinisation.

Izvor n° 214, Le Masculin et le Féminin, fondements de la création, chap. VII

Publié le 25 juin 2018 - Un monde ouvert

Une époque qui s’achève s’était donné pour tâche de désacraliser, démythifier, désenchanter, déconstruire. Le constat est navrant : cette vision-là nous ferme le monde, l’âme y étouffe.
On ne sait plus cultiver une attitude sacrée, on ne respecte rien, on se moque de tout, et c’est ainsi qu’on se ferme toutes les portes du véritable amour et de la véritable vie.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome XVI Hrani yoga, chap. VIII

Quelle clé maintenant va nous libérer ?
Une prise de conscience. La conscience que tout est don et cadeaux mutuels, circulations, osmoses, transfusions, échanges d’énergies avec la nature, avec les êtres, avec le cosmos.
Et même les actes les plus « physiques » du premier au dernier jour de notre vie, respirer, manger, boire… : si nous les accomplissons comme de vrais échanges, ils nous apportent un élargissement merveilleux, une libération.
On mange trop rapidement, sans penser à la nourriture. Si vous saviez ce qu’une seule bouchée peut vous donner comme joie quand vous mangez consciemment ! Mais non, on avale, on ingurgite, et on n’a rien senti comme délice, comme bonheur, on a mangé automatiquement.

O.C., tome XVI, chap. IX

Vous prenez la nourriture et vous la mangez en pensant à elle avec beaucoup d’amour. À ce moment-là la nourriture s’ouvre... Regardez les fleurs, la végétation, toute la nature, quand le soleil les chauffe elles s’ouvrent, quand il disparaît elles se ferment. Et la nourriture, si vous ne l’aimez pas, elle ne vous donnera presque rien, elle se fermera. Mais aimez-la, mangez avec amour, donnez-lui de la chaleur, elle s’ouvre, elle exhale son parfum, elle vous donne toutes ses particules éthériques. Les gens mangent sans amour, automatiquement, seulement pour combler un vide. Ne serait-ce qu’une semaine mangez avec amour, vous verrez dans quel état merveilleux vous vous sentirez.

O.C., tome XVI, chap. VIII

Échanges avec l’air
La respiration peut révéler de grands mystères à celui qui sait l’accompagner d’un travail de la pensée. Vous pouvez faire cet exercice : en inspirant, vous imaginez que tous les courants de l’espace convergent vers vous, vers votre moi, qui est comme un point imperceptible, le centre d’un cercle infini. Puis en expirant, vous imaginez que vous arrivez à vous étendre jusqu’à toucher les confins de l’univers... De nouveau vous vous concentrez, et de nouveau vous vous dilatez... Vous découvrez ainsi ce mouvement de flux et de reflux qui est la clé des rythmes de l’univers. En rendant ce mouvement conscient en vous-même, vous entrez dans l’harmonie cosmique et il se fait un échange entre l’univers et vous, car en inspirant vous recevez des éléments de l’espace, et en expirant vous projetez en retour quelque chose de votre cœur et de votre âme.

Synopsis n° 2, partie III, 5

Avec l’eau
Remplissez d’eau une coupe : même en si petite quantité, elle représente toutes les eaux de la terre, car symboliquement, magiquement une seule goutte d’eau suffit à nous lier à tous les fleuves, tous les lacs et tous les océans.
Vous vous concentrez donc sur l’eau de cette coupe pleine, vous la saluez pour qu’elle devienne encore plus vivante, vibrante, vous lui dites combien vous l’admirez et la trouvez belle, et vous lui demandez de vous donner sa clarté, sa transparence.
L’eau est, parmi les quatre éléments, celui qui se mêle le plus intimement à notre organisme : vous pouvez aussi en la buvant établir des communications avec les forces vives de l’univers et absorber les éléments qu’elle contient. Mais pour cela, il faut la boire lentement, avec la conscience de recevoir ce fluide qui abreuve et nourrit toutes les créatures.

Brochure 5, « Boire l’élixir de la vie immortelle »

Vous méditez au lever du soleil et vous attendez le premier rayon. Vous êtes vigilant, attentif. Et quand ce premier rayon apparaît, vous l’aspirez : ainsi vous commencerez à boire le soleil ! Au lieu seulement de le regarder et le respirer, vous le buvez, vous le mangez, et vous imaginez que cette lumière qui est vivante se propage dans toutes les cellules de vos organes, qu’elle les renforce, les purifie, les vivifie.

O.C., tome XIII « La nouvelle terre », IX

Publié le 21 juin 2018 - La vigilance

Pourquoi toutes les sagesses conseillent-elles d’être vigilant ?
Nous vivons plongés dans un océan fluidique que la science initiatique appelle la lumière astrale. Ce fluide est tellement sensible que tout s’inscrit en lui, la plus insignifiante de nos actions, la plus légère de nos émotions, la plus fugitive de nos pensées.
D’après la tradition ésotérique, cette lumière astrale est une matière d’une extrême subtilité qui imprègne toutes les créatures et émane d’elles, des humains, des animaux, des plantes, des pierres et même des étoiles.
...Les hindous appellent cette matière fluidique « akasha ». Mais en réalité peu importe le nom qu’on lui donne : électricité cosmique, serpent originel, force Fohat... Comme chaque créature qui pense, sent et agit, lui imprime des vibrations nouvelles, il est impossible de déterminer et de nommer toutes les innombrables formes qui sont les siennes depuis la création du monde. Sa nature est extrêmement mystérieuse et tout ce qui peut être dit à son sujet est à la fois vrai …...et faux. L’akasha a la propriété d’enregistrer tout ce qui se passe dans l’univers.

Izvor n° 220, chap. 1 « L’enceinte du zodiaque »

Tout acte (le mot sanscrit « karman » signifie d’abord : acte) provoque, dans cet « océan », des « ondes » qui se propagent, se heurtent aux limites d’un univers donné et reviennent vers l’auteur de l’acte, en vertu de la loi de l’écho ou du choc en retour.
Dès que l’homme agit, il déclenche inévitablement certaines forces qui produiront inévitablement aussi certains résultats. C’est cette idée du rapport de causes à conséquences qui est d’abord contenue dans le mot « karma ».

Izvor n° 202 L’homme à la conquête de sa destinée, chap. I, I

L’éthique, discipline qu’une collectivité se choisit volontairement, a donc des visées à plus long terme que le plaisir immédiat des individus ou les satisfactions du conformisme.
L’avenir est fait de ce qu’on est déjà en train de construire dans le présent. Donc c’est « maintenant » qui compte. L’avenir est un prolongement du présent, et le présent n’est rien d’autre qu’une conséquence du passé. Tout se tient : le passé, le présent, l’avenir ne sont pas séparés *. L’avenir sera édifié sur les fondations que vous posez maintenant. Si ces fondations ne sont pas bonnes, évidemment inutile de s’attendre à un avenir exceptionnel. Et si elles sont bonnes, inutile de s’inquiéter.
Le passé est passé, mais il a mis au monde le présent, et le présent c’est les racines de l’avenir. À nous maintenant par notre travail spirituel de construire notre avenir.
Car c’est là que se trouve notre liberté : dans la construction consciente de notre avenir.

Izvor n° 211 La liberté, victoire de l’esprit, chap. III

*Subjectivement on perçoit ainsi la durée ; mais ici, il s’agit du lien objectif de causes à conséquences.

La vigilance est le fondement de notre liberté
À chaque instant de la journée, prenez conscience de ce qui entre en vous et de ce qui sort de vous : analysez les pensées, les désirs, les émotions qui vous traversent, mais aussi les énergies qui vous quittent. C’est dans votre laboratoire intérieur qu’il s’agit d’étudier la réalité des choses et d’observer si vous continuez à marcher sur une bonne voie ou si vous vous égarez.
Il m’arrive parfois de demander à quelqu’un : « À quoi pensez-vous ? » et il me répond « Je ne sais pas ». Et voilà, il ne sait pas ! Des courants, des entités vont et viennent chez lui comme dans un moulin, elles entrent, elles sortent, et lui ne se rend compte de rien ! Comment un être pareil pourra-t-il faire face aux situations difficiles qui se présenteront nécessairement à lui ? Il sera toujours faible, toujours incertain, désorienté.
Quels que soient les courants qui vous traversent, essayez de connaître leur nature, les régions d’où ils viennent, c’est ainsi que vous progresserez.

O.C. tome 19 (éd. 2007), Zemia, la terre, 11 juillet

Et comme tout s’inscrit, une fois que l’on a vécu une journée splendide, une journée de vie éternelle, elle est enregistrée, elle ne meurt pas, elle reste vivante et tâche d’entraîner toutes les autres journées à sa suite pour qu’elles lui ressemblent ! Essayez au moins de bien vivre une seule journée, car c’est elle qui influencera les autres : elle va les inviter pour leur parler et les convaincre d’être comme elle, équilibrées, ordonnées, harmonisées.
Comme vous n’avez pas encore étudié le côté magique de cette question, vous dites : « Oh, une journée, qu’est-ce que ça peut faire ? J’ai été dans le désordre, mais demain ça ira mieux. » Oui, ça ira mieux à condition que vous fassiez tout de suite des efforts pour rétablir l’ordre. Sinon, cela se passe comme dans certains jeux de foires : avec une balle on bouscule une seule boîte ou une quille, et elle entraîne toutes les autres dans sa chute !

Izvor n° 215, chap. IX « Veillez et priez »

Publié le 9 juin 2018 - Liberté ? Déterminisme ?

L’être humain est-il déterminé, est-il libre ?
Omraam Mikhaël Aïvanhov répond à cette question en utilisant la clé de l’analogie : les racines, le tronc, les branches de l’arbre...
Les racines sont enfouies dans la terre : là elles absorbent les éléments à partir desquels elles fabriquent la sève brute qui montera dans le tronc de l’arbre. Loin du soleil, les racines ont une tâche pénible, ingrate, elles ne connaissent qu’obstacles, contraintes et limitations.
Le tronc, lui, s’élance vers le ciel et des courants de vie intense le traversent : en son centre, les canaux ascendants de la sève brute ; à la périphérie les canaux descendants de la sève élaborée. Au fur et à mesure que le tronc s’élève et se renforce, il s’enrichit de nouvelles branches.
Les branches sont heureuses de se balancer dans le vent et la lumière, et elles offrent à tous la vie et la beauté de leurs feuilles, leurs fleurs et leurs fruits. Les feuilles absorbent la lumière du soleil. Les fleurs colorées et parfumées se préparent à devenir des fruits. Quant aux fruits, non seulement ils sont une nourriture pour les hommes et les animaux, mais ils possèdent les germes qui donneront naissance à d’autres arbres.

Collection Synopsis n° 3, III, 3

Cette vivante analogie va servir à déchiffrer la destinée de trois catégories d’êtres :
À la loi de la nécessité sont soumis les êtres primitifs qui depuis des incarnations ne recherchent que la satisfaction de leurs besoins les plus grossiers. Ils se sont tellement enfoncés dans la matière qu’ils ont perdu toute liberté de mouvement et ils doivent subir leurs conditions d’existence. Ils n’ont aucune possibilité de choix, il n’y a pour eux qu’une voie, très dure, sur laquelle ils sont obligés de marcher et ils ne peuvent pas échapper à leur destin. Il est bon d’essayer de les aider, en espérant faire jaillir en eux une petite étincelle, car contrairement à ce que prétendent certaines doctrines fanatiques, ces créatures ne sont pas rejetées. Aucune créature n’est rejetée par Dieu dans les ténèbres extérieures, aucune créature n’est définitivement exclue. La création obéit au principe de l’unité, il n’y a pas de « dehors », il n’y a pas d’exclusion. Mais ces êtres sont momentanément placés dans de très mauvaises conditions d’évolution et ils ont encore besoin de recevoir les coups de la destinée avant de pouvoir s’arracher à leur situation.
La loi de la volonté libre gouverne des êtres plus évolués qui, dans leurs vies antérieures, ont pensé et agi de telle façon qu’il leur est permis maintenant de décider de leurs orientations. Bien sûr, leur liberté est encore limitée, mais ils ont toujours la possibilité de choisir au moins entre deux directions : vers le haut ou vers le bas. Il dépend donc d’eux de progresser toujours plus avant dans la voie du bien. Même si leur route est semée d’obstacles, ils peuvent continuer à avancer ; mais ils doivent sans cesse être vigilants, attentifs pour choisir toujours la bonne direction, car une fois la décision prise, ils seront obligés d’en assumer les conséquences jusqu’au bout.
Quant à la loi de la providence divine, elle gouverne les grands maîtres spirituels de l’humanité. Tout l’espace s’ouvre devant eux et ils peuvent prendre des directions encore inconnues. Dans le monde à trois dimensions, on peut aller à gauche ou à droite, en haut ou en bas, en arrière ou en avant. Mais dans les mondes à quatre, cinq dimensions ou plus, où se meut l’esprit de ces grands êtres, les voies sont infinies. Ils sont libres parce qu’ils sont habités par la présence divine. En eux se manifeste la suprême liberté de l’esprit divin.
À la question si souvent posée : « l’être humain est-il libre ? », il n’y a qu’une réponse : la liberté d’un être dépend de son degré d’évolution. Aussi, pour l’être humain comme pour n’importe quelle créature, la liberté absolue n’existe pas. Seul le Créateur est véritablement libre.
Mais nulle part il n’est écrit qu’une créature doive être irrémédiablement écrasée par le destin.
La fatalité n’existe que pour celui qui coupe volontairement le lien avec la divinité en lui, c’est-à-dire avec son esprit. Donc, quoi qu’il vous arrive, vous pouvez vous dire : « Puisque l’esprit de Dieu vit en moi, je suis esprit et je peux changer ma destinée. » Si vous poursuivez votre effort dans cette direction, vous pourrez un jour mettre tout un système solaire entre la fatalité et vous.

Synopsis n° 3, III, 3

Publié le 2 juin 2018 - Semences

Le fait de planter une semence, graine, pépin, noyau… révèle qu’on a une croyance et même une foi : on croit à l’existence d’une loi universelle selon laquelle cette semence va germer, croître et reproduire la vie.
Même si on ne croit pas en Dieu, on est obligé de reconnaître qu’il existe un ordre dans la nature, et donc qu’il existe une Intelligence qui a créé cet ordre. Que l’on s’arrête au moins sur le fait que chaque semence produit sa semblable : comment ne pas voir là l’œuvre d’une intelligence ? Rien qu’en observant cette loi, on est obligé de changer sa vision du monde. On peut ne pas croire en Dieu, mais on ne peut pas ne pas croire que toute semence se reproduit à l’identique, à travers une plante, un arbre, un insecte, un animal ou un être humain.
Cette loi est absolue et elle doit nous faire réfléchir.

Izvor n° 202, L’homme à la conquête de sa destinée, chap. I, II

Comment travaille l’intelligence de la vie au sein de la graine ?
Qu’y a-t-il dans une graine ? Si vous l’ouvrez pour l’observer au microscope, vous n’y découvrirez pas l’image de l’arbre. Alors comment se fait-il que cette chose minuscule et d’apparence aussi insignifiante finisse par donner une plante immense avec des racines, un tronc, des branches, des feuilles, des fleurs et des fruits ?
C’est qu’elle porte en elle une empreinte qui est de nature éthérique, qui n’est pas visible. Il faudrait avoir la possibilité de voir dans le monde éthérique pour découvrir toute la structure de l’arbre tel qu’il doit se développer d’après certaines lignes de force déterminées.

Synopsis n° 1, partie III, 3

Chaque semence que l’on trouve dans la nature porte une empreinte originelle d’après laquelle, une fois mise en terre, elle se met à croître. Et conformément à cette empreinte va se dérouler tout le développement de la plante : elle acquiert peu à peu les mêmes caractéristiques que la plante qui l’a produite - forme, dimensions, couleurs, saveur, parfum, propriétés...
C’est un phénomène naturel que nous voyons sans cesse se répéter sous nos yeux. Et ce processus de croissance de la graine peut nous révéler le mystère de l’être humain, le mystère de sa vie psychique et spirituelle. Car l’être humain aussi possède intérieurement un schéma d’après lequel les forces qui sont en lui se déterminent et s'orientent.

Ibidem

Et dans le monde humain...
De même que la semence plantée en terre porte en elle le projet de ce que sera l’arbre ou la fleur, le germe que le père donne à la mère porte déjà en lui le projet de ce que sera l’enfant, ses facultés, ses dons, ou bien ses lacunes, ses déficiences.
Le germe que donne le père est un résumé, une condensation de sa propre quintessence. Tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il vit, s’exprime là dans ce germe. Donc d’après sa façon de vivre, le père donne un germe de plus ou moins bonne qualité. Je vous l’ai souvent expliqué, toute notre façon de vivre s’inscrit, s’enregistre en nous, dans les chromosomes de nos cellules. Chaque cellule possède une mémoire.

Ibidem

Comment s’explique cette mémoire ?
L’Intelligence cosmique n’a pas attendu l’invention de la photographie ou du magnétophone pour faire des enregistrements, elle en fait depuis l’origine de la création, et ces enregistrements sont d’une nature beaucoup plus subtile que tous ceux que les humains sont capables de réaliser. La nature enregistre tout. Et la vraie morale, justement, est basée sur l’enregistrement, sur la mémoire de la nature. Oui, la mémoire. Car la nature possède une mémoire que rien ne peut effacer.

Synopsis n° 1, partie IV, 1, II

Publié le 28 Mai 2018 - Au centre le noyau, germe de vie

Lorsqu’on observe la nature, on voit un foisonnement de faits qui semblent de pur hasard, mais le scientifique s’attache à y distinguer des constantes et à mettre en évidence des lois. La fierté de l’intelligence humaine est d’avoir trouvé et prouvé comment fonctionnent les lois de la nature. Et selon toute vraisemblance, cette recherche aura un champ illimité.
Celui qui contemple la nature s’élève lui aussi au-dessus de la multiplicité. Mais, tout en restant intellectuellement honnête vis-à-vis du réel, dans le filigrane des faits et des formes il discerne d’autres sortes de constantes qui fonctionnent par reflets, par échos, par ressemblances et analogies.
C’est ce type de vision qui fonde la haute poésie, avec ses images et ses métaphores porteuses de révélations. Il est vain de critiquer le raisonnement analogique comme anti-scientifique : c’est une forme de connaissance qui procède par intuition, utilisant des modèles. Les scientifiques eux-mêmes savent la valeur parfois géniale de leurs intuitions...
Dans ses conférences, le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov a souvent évoqué entre autres une certaine structure géométrique qui se retrouve à toutes les échelles de grandeur dans l’univers
Et maintenant, pour me servir une fois de plus de la clef de l’analogie... Étant donné que c’est la même structure qui a présidé à toute la création avec seulement quelques petites modifications selon les domaines, on retrouve partout la même division en trois : forme, contenu, sens, ou bien : corps, âme, esprit.
Prenons l’œuf... oui, l’œuf, et il nous expliquera tout ! C’est pourquoi l’œuf est un symbole tellement important dans la tradition initiatique. Il est à l’image de l’univers. Ouvrez-le, que voyez-vous ? Le jaune, qui contient le germe de la vie ; le blanc, c’est-à-dire l’albumine ; et enfin la coquille. Le jaune correspond à l’esprit, le blanc à l’âme, la coquille au corps. Donc le germe est au centre, le blanc entre les deux, et la coquille à la périphérie.
La cellule aussi est construite d’après le même schéma : toutes les cellules comportent le noyau, le cytoplasme et la membrane.
Et quand la coquille d’un œuf se casse, que se passe-t-il ? Tout se déverse et la vie s’en va. Comme la coquille, le corps sert à protéger la vie, c’est-à-dire l’âme et l’esprit. Quand le corps est brisé, la vie s’en va : l’âme et l’esprit le quittent.
Et maintenant, qu’est-ce que l’âme ? * Comme le blanc de l’œuf, l’âme est porteuse de tous les éléments nutritifs nécessaires au maintien de la vie. Mais la vie, elle, vient de l’esprit : le germe ne se trouve pas dans le blanc, il se trouve dans le jaune. De même la vie, la vraie vie se trouve dans l’esprit : c’est cette vie que l’âme soutient, alimente et fait circuler.
Comment j’ai su cela ? Parce que c’est évident, c’est là devant nous, c’est la nature qui a tout étalé sous nos yeux.
C’est la même chose avec les grains de raisin : dans le pépin, comme dans le noyau de la cellule, se trouve le germe de la vie ; tout autour, la pulpe représente l’âme ; et la peau, le corps physique. Alors quand vous mangez un fruit, vous mangez la vie, la vie qui est dans l’âme mais qui vient de beaucoup plus loin : de l’esprit. Et que faites-vous du noyau ? Vous ne le mangez pas, vous le plantez.
Et voilà une autre trinité, l’amour, la sagesse et la vérité : la vérité est dans le noyau ; l’amour, c’est ce qu’on mange ; et la sagesse c’est ce qui enveloppe. Oui, la sagesse, c’est tout ce qui délimite l’extérieur, la forme. L’amour, c’est ce que l’on mange : la vie. Et la vérité, c’est ce qu’on plante pour que la vie continue. Voyez combien c’est clair. Dans le fruit aussi, par analogie il y a l’esprit, l’âme et le corps.

Izvor n° 222, La vie psychique : éléments et structures, chap. VI

*Pour comprendre le sens des mots « âme » et « esprit » dans la philosophie d’Omraam Mikhaël Aïvanhov, il conviendrait de lire tout ce chapitre VI ; et aussi, dans la collection Synopsis, n° 3, la partie III, chap. 2 : « Sur la nature de l’âme ».

Publié le 22 Mai 2018 - Le peuple vivant des cellules

Pour la science initiatique toute la nature est vivante, sensible et intelligente, et en particulier l’infiniment petit dans notre organisme, c’est-à-dire nos cellules.
Notre corps physique est composé d’un nombre incalculable de cellules, et chacune de ces cellules est une entité vivante, une très petite âme intelligente qui sait comment respirer, se nourrir, sécréter, projeter... Regardez comment travaillent les cellules de l’estomac, du cerveau, du cœur, du foie, des organes sexuels ; elles sont spécialisées. Et l’ensemble de toutes ces créatures, la somme de leurs activités, c’est notre intelligence. Notre intelligence est basée sur l’intelligence de toutes ces petites cellules : nous dépendons d’elles et elles dépendent de nous, nous formons une unité.
L’être humain est la synthèse de toutes ces intelligences qui sont là, placées en lui. C’est pourquoi il importe qu’il prenne l’habitude de visiter ses cellules, de parler à ce peuple qui est là, qui écoute, qui attend, qui est à son service, mais qu’il a négligé, abandonné, dont il se moque presque. Celui qui fume ou qui boit démesurément, importune ces belles âmes qui habitent dans ses poumons ou dans son cœur ; elles se plaignent, elles le supplient de s’arrêter, mais il continue à les violenter jusqu’à provoquer une maladie.
Nous devons nous montrer très attentifs et pleins d’amour envers notre propre peuple. Les bonnes pensées, les bonnes paroles que nous envoyons à chacun de nos organes et de nos membres produisent des changements bénéfiques. Si chaque jour pendant quelques minutes nous prenons l’habitude de penser à nos cellules et de leur parler, nous pourrons améliorer notre santé.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. tome XIII, La nouvelle terre, II

C’est la présence d’un principe spirituel qui maintient la cohésion des milliards de cellules dont les tâches sont si diverses.
Il existe une loi dans la nature d’après laquelle s’il n’y a pas une pensée, une force, une entité qui lie, qui retient, qui regroupe un ensemble d’éléments, ils s’éparpillent et finissent par se désagréger. Pour qu’un être soit vivant, il faut qu’il y ait quelque part un point, un centre qui maintienne ensemble toutes les cellules de son corps. C’est cela qu’on appelle l’esprit.
Au moment où l’esprit s’en va, il n’y a plus aucune cohésion entre les particules et tout se défait. On voit cela dans tous les domaines : astronomique, physique, chimique, biologique, psychologique... C’est pourquoi il est important de fonder notre vie sur un point unique, une idée fondamentale.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome XXI (éd. 1984), 28 février

Selon les organes auxquels elles appartiennent - cœur, estomac, poumons, cerveau... - les cellules de notre corps sont comme des individus de natures différentes, occupées à des activités différentes. Elles pourraient donc se sentir étrangères les unes aux autres, et même hostiles. Mais dans un corps en bonne santé, on dirait qu’elles ont conscience d’appartenir à un seul être qui les embrasse et les unit toutes : l’homme lui-même.

Dictionnaire du livre de la nature, article « Corps humain »

Ainsi se produit un va-et-vient perpétuel d’énergies et de conscience : chaque être humain, tout en étant la somme de ses cellules, est aussi par un mouvement inverse leur centre dynamique. Il peut selon ses choix leur donner une impulsion de vie ou les faire dépérir.
Par nos pensées, nos sentiments, nos désirs, par toute notre vie psychique, nous pouvons opérer des transformations au cœur même de nos cellules. Nous sommes habités par des milliers d’âmes : nos cellules (...). Vous direz : « Comment, les cellules ne sont pas des âmes. » Les cellules physiques, non, bien sûr, mais chacune d’elles est la demeure d’une petite âme à qui a été confiée une activité particulière : une cellule des yeux n’est pas une cellule du cerveau ou du foie. Elle n’est pas une simple particule de matière occupant une place quelconque dans notre organisme. Elle est comme une ouvrière consciente du travail qu’elle doit accomplir là où elle se trouve, parce que c’est de ce travail que dépend le bon fonctionnement de l’organisme.
Et la conscience de ces milliards de cellules est le reflet de notre conscience à nous. Si nous menons une existence désordonnée, nous affaiblissons ces âmes, qui ne peuvent plus faire correctement leur travail. Les unes après les autres, elles cessent de fonctionner et nous allons vers la mort, la mort physique, mais aussi la mort spirituelle. La biologie, la médecine nous présentent l’être humain d’une manière qui n’est pas fausse bien sûr, mais incomplète, car elles ne nous apprennent pas à considérer notre organisme comme une fraternité d’âmes.
De même que par notre conduite déraisonnable nous pouvons paralyser, anéantir toutes ces gentilles créatures qui travaillent pour nous, de même si nous décidons de mettre de l’ordre et de la lumière dans notre vie, nous pouvons les vivifier, les régénérer, les illuminer.

Synopsis 1, partie IX, 4

Publié le 16 Mai 2018 - Le spiritualiste dans son corps

Un double mouvement caractérise l’incarnation de l’esprit humain sur la terre. "Descendre", c’est accepter de se condenser, de s’envelopper d’un habit de travail comme un plongeur ou un mineur. "Monter", c’est introduire en soi la subtilité, le détachement et la légèreté. Pourquoi ? Par amour pour la lumière.
Nous avons à descendre dans la matière pour la vivifier, l’organiser. Si on reste toujours dans les abstractions et les nuages, le corps physique ne sera jamais animé et tout viendra l’anéantir. Il ne faut pas laisser le corps dans l’état d’une maison abandonnée sous la poussière et qui sert d’abri à tous les oiseaux nocturnes. Au contraire son propriétaire doit venir souvent le nettoyer, l’entretenir et le vivifier. Descendre dans la matière avec cette intention n’est jamais une chute. Il faut distinguer descente et chute : il s’agit de descendre dans la matière, non d’y tomber. Lorsqu’on descend dans la matière, c’est pour l’animer, la vivifier, l’éclairer.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. t. XXI (éd. 1977), 30 décembre

« Que devons-nous faire ? direz-vous. Renforcer l’esprit, l’éclairer, l’éduquer ? » Non, c’est du corps physique qu’on doit s’occuper pour le renforcer, le purifier, le spiritualiser, le diviniser.
Les spiritualistes croient parfois que c’est l’esprit qu’il faut purifier, ennoblir, et négliger le corps physique, le mépriser même... Non, l’esprit est fait d’une matière subtile, lumineuse, indestructible, il est éternel, une étincelle sortie de Dieu, il n’a pas besoin d’être instruit. Il a des facultés infinies, mais il faut lui donner des conditions favorables pour se manifester.
Prenons l’exemple d’un être mentalement retardé ou malade : son esprit, lui, n’est ni malade ni retardé ; c’est son cerveau, l’organe au travers duquel l’esprit doit se manifester, qui comporte quelques anomalies. C’est exactement comme un virtuose à qui on donnerait un piano détraqué : quoi qu’il fasse et quelle que soit sa bonne volonté, il n’en tirera que des sons épouvantables. Ce n’est pas le virtuose qui est fautif, c’est le piano. Le cerveau à travers lequel l’esprit doit se manifester est exactement comme le piano sur lequel doit jouer le virtuose. Vous voyez, c’est sur le corps que l’on doit travailler...
L’esprit est une étincelle divine, tous les pouvoirs et tout le savoir de Dieu sont contenus dans sa quintessence, seulement il faut lui donner un instrument convenable. Le corps physique est justement un des instruments les meilleurs que le Seigneur ait donnés à l’homme, un instrument d’une extraordinaire richesse, construit avec une sagesse inexprimable.
...Mais le corps, c’est là notre travail ! Nos difficultés, nos problèmes, nos souffrances, c’est lui. Notre travail, c’est de le rendre tellement pur, invulnérable, inaccessible au mal et aux maladies, tellement vivant et subtil qu’il devienne vraiment le porte-parole de l’esprit, un moyen d’expression pour tout le Ciel, afin que toutes les merveilles de l’univers puissent se manifester à travers lui.

Œuvres Complètes, t. XVII Connais-toi-toi-même, III, II

Publié le 12 Mai 2018 - Le passage sur la terre

Que faisons-nous sur la terre ? Pour quelle raison y sommes-nous descendus ? Pour une raison de grande importance : nous sommes descendus pour étudier la matière et travailler avec les forces qui l’animent. Nous sommes des esprits à qui on a donné un corps afin d’agir dans la matière.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 241, La pierre philosophale, chap. IV

Nous sommes en apprentissage
Combien de personnes réfléchissent vraiment à ce que signifie leur passage sur la terre ? Combien se demandent : « Qu’est-ce que je fais là ? pourquoi je suis là ? » La plupart se conduisent comme s’ils n’avaient rien de mieux à faire qu’à passer le temps de la façon la plus agréable.
Très peu ont conscience que ces quelques dizaines d’années qui leur sont données à vivre, ils doivent les considérer comme un stage. Oui, un stage au cours duquel ils ont à apprendre et à s’améliorer, c’est-à-dire travailler sur leur caractère. Car c’est la seule chose qui leur restera et qu’ils emporteront avec eux dans l’autre monde. Quand on quitte la terre, on est obligé d’abandonner toutes les acquisitions matérielles, et même intellectuelles, et celui qui n’a fait aucun travail intérieur se présente misérable, pauvre et nu devant les Esprits célestes en haut.

Pensées Quotidiennes 2013, 25 juillet

Sur la terre, nous vivons et travaillons aussi avec d’autres corps plus subtils
L’être humain ne vient chaque fois s’incarner sur la terre que pour très peu de temps. Il doit s’instruire, travailler là pendant quelques années ou dizaines d’années, puis il repart. On ne peut donc avoir une vision exacte et complète de la vie que si on apprend à y inclure ce que l’on appelle la mort. Notre vie en réalité ne se limite pas seulement à ce laps de temps que nous sommes venus passer sur la terre : notre vie est très longue, infinie, c’est une succession d’allers et retours entre la terre et le monde de l’au-delà.
Cependant, alors même que nous vivons dans le plan physique, nous ne vivons pas uniquement dans notre corps physique, mais aussi dans nos corps psychiques : les corps astral* et mental, et dans nos corps spirituels : les corps causal, bouddhique et atmique*. Ces corps, nous devons apprendre à les nourrir, sinon il nous manquera dans cette existence même quelque chose de très précieux. Et surtout, lorsque nous partirons dans l’autre monde, c’est dans ces corps subtils que nous vivrons, et si nous ne les avons pas nourris, nous nous sentirons chétifs et démunis.

Œuvres Complètes, tome 20 (éd. 2008) Voda, l’eau, 13 juillet

*Plan astral : domaine des émotions, des sentiments. Plans causal, bouddhique, atmique : plans de la sagesse, de l’amour et de la puissance sublimes.

La résistance de la matière est un stimulant pour l’esprit
Tâchons donc d’imprimer en nous cette vérité que l’esprit peut triompher de tout. Croyez-moi, il ne faut pas céder devant certaines évidences - la maladie, l’échec, la vieillesse... -, car céder c’est se limiter. Ceux qui succombent devant l’évidence se font ses esclaves. Tandis que ceux qui en toute circonstance mettent en avant les pouvoirs de l’esprit, exercent leur pensée, luttent, avancent et deviennent maîtres de toutes les situations : les uns après les autres, les obstacles finissent par tomber.
Quand on décide d’appliquer dans son existence cette loi de la supériorité de l’esprit, on produit d’abord des changements dans la région de la pensée. Ces changements influencent ensuite la région des sentiments, des émotions, où peu à peu tout devient plus léger, plus fluide. Et enfin, ces changements se concrétisent dans le plan physique, où les choses s’éclairent et s’organisent.
Ni la terre ni notre corps physique ne sont des demeures où nous habiterons pour l’éternité. C’est pourquoi dans notre vie psychique et spirituelle, nous ne devons jamais nous incliner devant ce que le monde physique nous présente comme évident, mais chercher toujours les moyens de faire triompher l’esprit. La matière, avec toutes les oppositions qu’elle nous présente, nous est donnée comme un stimulant pour l’esprit.

Izvor n° 241, La pierre philosophale, chap. VI

Publié le 8 Mai 2018 - L'existence corporelle

Pour certains penseurs, le corps est « un tombeau ». Pour d’autres traditions, la venue sur terre est « une chute ». La science initiatique voit autrement l’existence corporelle.
L’être humain vient du ciel, il est esprit, mais il doit s’envelopper d’un corps pour pouvoir travailler dans le plan physique

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome XX (éd. 1984), 6 décembre

Pour cette époque-ci, l’Esprit cosmique a décidé de permettre aux humains de se développer dans le domaine des sens, de la vue, de l’ouïe, du goût, du toucher, etc. Il les laisse descendre dans la matière pour la posséder, la toucher, l’explorer, la connaître et surtout faire un travail avec elle.
Ne vous étonnez pas, c’est ainsi, c’est un passage : l’esprit humain est obligé de descendre de plus en plus profondément dans la matière pour la connaître, au point de perdre presque tout souvenir de la patrie céleste où il vivait dans le passé lointain. Et en connaissant de mieux en mieux la matière, il y fait de nombreuses acquisitions, et surtout il commence à dominer sa propre matière. Pour le moment, seule une petite minorité en est capable, mais pour l’être humain le but de l’existence terrestre, c’est de descendre dans le corps physique afin de prendre possession de ses facultés et de les utiliser pour travailler sur le monde extérieur.
Quand je dis que l’esprit humain « descend dans la matière », je sous-entends d’abord dans le corps physique, pour s’y installer, en prendre possession et devenir le maître. Ensuite, quand il y est bien chez lui, il travaille et agit à son tour sur le monde extérieur. Là aussi, il manipule les choses en maître : il transforme, il construit, il détruit... C’est toute une période d’involution, de descente dans la matière.
Mais comme l’Esprit divin a des projets grandioses pour l’être humain, il ne le laissera pas descendre indéfiniment, s’engouffrer complètement, perdre tout contact avec le Ciel et oublier ses origines. Dès qu’il aura atteint un stade suffisant de possession de soi, de maîtrise sur son cerveau, ses membres et toutes ses facultés, de connaissance de toutes les propriétés des éléments, alors d’autres influences, d’autres forces, d’autres courants commenceront à le porter, à le soulever, et progressivement il retrouvera les facultés qu’il possédait dans le passé lointain : il connaîtra la matière et l’esprit.

Izvor n° 219, chap. I « L’évolution humaine… »

...Le corps est l’instrument qui nous a été donné pour pouvoir vivre sur la terre, mais notre esprit, lui, le quitte au moment de la mort et continue sa route dans l’immensité.

Pensées Quotidiennes 2005, 22 sept.

Publié le 3 Mai 2018 - Le visible et l'invisible

On se laisse porter par l’existence physique, puis un jour on ouvre les yeux, on se pose des questions et alors commence une évolution consciente.
L’être humain est placé dans la vie et il doit prendre conscience de tout ce qui se passe : il mange, il boit, il respire, il agit, et s’il ne se rend pas compte de tout ce qui se passe avec lui, autour de lui et en lui, évidemment ce n’est pas fameux.
Un disciple étudie pourquoi il est sur la terre, pourquoi il a un corps, ce que ce corps représente, et comment on doit se comporter pour amener toute chose vers le bien. Moi aussi, bien sûr, j’ai été obligé de me rendre compte de tout ce qui se passe autour de moi et en moi, de me demander pourquoi je suis sur la terre et ce que l’on attend de moi. Tout le monde en arrive un jour à se poser une telle question.
Quand il se pose cette question, l’homme voit se découvrir devant lui tout un monde nouveau : il s’aperçoit que les choses ne se passent pas tout à fait comme il l’imaginait, qu’il existe au-dessus de lui un ordre plus puissant que lui, qu’il ne peut rien y changer et qu’il doit se soumettre c’est-à-dire s’accorder. Il aura beau regimber, se révolter, donner des coups de pied, les lois sont immuables. Et il finit par comprendre qu’il doit marcher en accord avec ces lois. C’est le commencement de la véritable évolution.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome V Les puissances de la vie, chap. III

Ouvrir les yeux sur ce qui ne se voit pas
Si vous dites : « Le monde invisible ?... Je ne crois pas au monde invisible ! », je vous répondrai que vous n’avez pas assez réfléchi. Votre pensée est-elle visible ? et votre âme et conscience ? et vos sentiments ? Et tous vos projets, les voyez-vous ? Non, et pourtant vous reconnaissez qu’ils existent. Vous ne vous êtes pas aperçu que vous fondez toute votre vie sur des choses que vous ne voyez pas. Vous vous bagarrez, et certains même tuent des gens à cause de leurs convictions ou de leurs croyances qui ne sont pas visibles non plus !
En niant le monde invisible, on scie la branche sur laquelle on est assis, et un jour on se retrouvera par terre. Comment n’a-t-on pas honte de nier ces vérités au lieu de reconnaître qu’on n’a encore rien étudié ! Et votre vie, est-elle visible ?...

O.C., tome XII Les lois de la morale cosmique, chap. VII

Argument de force majeure
Vous ne croyez qu’à ce qui est visible ? Et si un soir, vous qui êtes supposons dans l’opulence, quelqu’un vous saute à la gorge et vous dit : « La bourse ou la vie ! », vous qui ne croyez pas à la vie n’est-ce pas, puisqu’elle est invisible, à ce moment-là vous commencerez à y croire. Vous donnerez tout ce qui est visible pour garder une chose qui est invisible. Quel manque de logique ! Vous devriez dire : « Prenez ma vie, mais pas ma bourse ! » Oui, mais vous seriez mort et que feriez-vous avec le reste ?
Rien n’est plus précieux que ce qu’on ne voit pas.

O.C., ibidem

Le monde visible comme voile et dévoilement du monde invisible
Le corps physique est le vêtement de l’âme et de l’esprit. Et les paroles sont les vêtements de la pensée et du sentiment : oui, les sentiments et les pensées possèdent des vêtements.
Toutes les créatures visibles et invisibles possèdent des vêtements. Une fleur par exemple est un vêtement où se cache une entité. C’est pourquoi il faut méditer sur les fleurs, leurs formes, leurs couleurs, leurs parfums, afin de connaître la nature des êtres qui possèdent de tels vêtements ; et non seulement sur les fleurs, mais sur tout ce qui existe dans les différents règnes de la nature, minéral, végétal, animal, humain. Un cristal, un diamant, une pierre précieuse est le vêtement, le corps dans lequel une entité spirituelle s’est incarnée afin de se matérialiser. Les montagnes, les lacs, les rivières, les arbres... la nature tout entière est le vêtement de l’Esprit cosmique. Du royaume des minéraux à celui des humains, tout n’est que vêtements et ces vêtements sont d’une diversité inouïe.

Synopsis n° 3, X, 2 : « Contempler Isis dévoilée »

Publié le 29 avril 2018 - La vie, notre "milieu divin"

La vie est pour tous les êtres vivants une évidence : ils la possèdent, ils en ont la jouissance. Et pourtant elle est invisible, insaisissable, inconnaissable.
Qui aurait l’idée de nier la vie sous prétexte qu’elle est inexplicable ? On ne demande pas de preuves sur l’existence de la vie : elle est là partout comme une évidence. Et pourtant, personne ne peut dire qu’il a vu la vie, car il n’existe aucun moyen de la présenter comme un objet, un phénomène qu’on isolerait pour l’observer au microscope ou au télescope : on constate ses manifestations, c’est tout. On voit que les êtres sont vivants, que la nature est vivante ; mais la vie, c’est-à-dire l’énergie, le courant qui s’infuse en eux pour les faire naître, se développer et mourir (oui, mourir aussi, car la mort en tant que processus de transformation fait partie de la vie) – ...la vie, il est impossible d’en avoir une connaissance précise. On ne sait ni ce qu’elle est, ni d’où elle vient, ni jusqu’où elle va, mais on ne peut pas la mettre en doute.
Certains diront : « Mais si, nous savons ce qu’est la vie. Quand un enfant naît, on sait qu’il a reçu la vie d’un homme et d’une femme qui se sont rencontrés, on connaît maintenant en détail tous ces processus. Et quand un arbre pousse, on sait qu’il provient d’une graine dont les processus de germination et de croissance sont également bien connus. »
C‘est vrai, tout le monde maintenant sait comment sur la terre la vie se transmet et se perpétue. Mais son origine, comment elle est apparue dans l’univers, puis dans l’être humain, c’est une autre question - ...et surtout comment arriver à s’en rendre maître !

Omraam Mikhaël Aïvanhov, collection Synopsis n° 3, partie I

La vie, indifférenciée à l’origine, contient toutes les virtualités : tous les vivants ont un potentiel naturel encore insoupçonné.
La vie, c’est le commencement de tout. Regardez les créatures : d’abord elles ont la vie, et c’est ensuite qu’elles arrivent plus ou moins à sentir, à penser, à comprendre. Tout d’abord il y a la vie. La vie est donc la condition première. Le mot « vie » résume toutes les richesses de l’univers qui sont là, indéterminées, inorganisées, chaotiques, avant d’arriver à se différencier.
Ainsi dans la vie tout est inclus.
Dans une cellule aussi tout est inclus : tous les organes qui doivent apparaître, tout ce qui doit sortir un jour est déjà là, au-dedans, comme dans une graine. Mais une graine, il faut la planter, l’arroser, la soigner pour voir ce qui en sortira. De même après un certain temps, comme pour la graine, de ce magma, de ce chaos, de cette réalité indéterminée qu’est la vie, tout commence à sortir et à prendre forme.
C’est ainsi que tous les organes et les cinq sens sont apparus. ...Et il y en a beaucoup d’autres encore qui apparaîtront dans l’avenir. Car puisque le corps physique est fait à l’image du corps astral, le corps astral à l’image du corps mental, et ainsi de suite jusqu’au plan divin, étant donné que l’homme possède cinq sens dans le plan physique, il possède aussi cinq sens dans le plan astral et cinq sens dans le plan mental : le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue... Ces organes ne sont pas encore développés dans les plans subtils, mais ils sont là, ils attendent le moment de se manifester. Quand ils seront formés, l’être humain aura des possibilités inouïes pour voir, sentir, entendre, goûter, agir, se déplacer ; mais pour le moment, ces facultés sont encore en lui à l’état indifférencié.
La vie, l’être vivant, la cellule vivante, le micro-organisme contiennent toutes les possibilités de développement, mais il faudra des milliers d’années pour qu’elles arrivent à se manifester. C’est cela le mystère, la splendeur de la vie.

Œuvres Complètes, tome V Les puissances de la vie, chap. I

La vie, nous les humains nous la transmettons, mais nous ignorons sa source.
Personne ne sait ce qu’est la vie, même parmi les scientifiques. Ils connaissent beaucoup de choses, ils peuvent se prononcer sur quantité de processus, de combinaisons chimiques, mais quand il s’agit de la vie, ils se contentent de dire : « c’est le plus grand mystère ».
Et pourquoi est-ce un grand mystère ? Parce qu’on n’a jamais compris qu’il faut aller chercher beaucoup plus haut que dans le plan physique pour découvrir ce qu’est la vie. C’est en haut* qu’on peut connaître ce qu’est la vie et non seulement en bas* : en bas c’est la vitalité, la vie animale, végétative, minérale. Mais quand on montera vers les régions sublimes d’où vient la vie, quand on aura des perceptions beaucoup plus spirituelles, plus subtiles, on captera, on comprendra, on découvrira ce qu’est vraiment la vie.
La vie c’est Dieu lui-même. En dehors de Dieu il n’y a pas de vie. C’est lui qui a créé et distribué la vie. Si les humains n’arrivent pas à la connaître, c’est qu’ils ne croient plus au divin. La vie prend sa source en Dieu et seuls ceux qui s’approchent de la divinité peuvent connaître la vie.
Les humains sont ignorants, ils s’imaginent que c’est eux qui donnent la vie à leurs enfants. Non, ils ne sont que des dépositaires. Dieu a déposé dans l’homme et la femme une partie de la vie qu’il a créée, pour qu’ils la distribuent, mais ils sont incapables de la produire. Seul Dieu crée la vie et peut nous apprendre le mystère de la vie.

Œuvres Complètes, tome V, I - (conférence du 6 avril 1970)

*Dans la tradition initiatique, entre autres sens « en bas » désigne le plan physique, « en haut » les plans subtils de l’esprit.

Publié le 21 avril 2018 - Pour esquisser le sujet...

Être spiritualiste aujourd'hui
On entend fréquemment certaines personnalités s’indigner de ce qu’à notre époque *, les humains ne se soient pas encore débarrassés des croyances religieuses, qualifiées d’irrationnelles.
On est obligé de constater qu’après une période de scientisme, de matérialisme, de plus en plus de gens se tournent à nouveau vers la religion, la spiritualité, le mysticisme, et que cette tendance prend parfois des formes confuses ou insensées. Même les autorités religieuses s’en émeuvent, car elles se sentent dépassées par ces nouveaux courants qu’elles n’arrivent pas à maîtriser.
Eh bien, la responsabilité de cette situation revient aux religieux eux-mêmes, qui étaient plus préoccupés d’étendre la domination de leurs Églises que de répondre aux vrais besoins des âmes et des esprits. Elle revient également aux scientifiques et à leurs philosophies matérialistes qui laissent les gens aussi affamés et assoiffés.
Alors, que les uns et les autres cessent de se lamenter sur une situation qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer : qu’ils essaient plutôt de voir comment, ensemble, ils peuvent y remédier.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2004, 26 juin

*Ces conférences ont été données pendant la seconde moitié du XX° siècle.

Le sens du sacré est inhérent à l'être humain
Vouloir combattre la religion au nom de l’objectivité, de la science, de la raison, est une entreprise vouée à l’échec. On ne peut pas plus supprimer le sentiment religieux qu’on ne peut supprimer les autres sentiments. Il y a là un domaine où la seule raison n’a pas sa place.
Le sens du sacré, le besoin qu’éprouve l’être humain de se sentir relié à un monde supérieur, le monde divin dans lequel il a son origine, est inscrit dans sa structure même. On peut essayer de le nier, de le combattre, d’en extirper les racines, pendant un moment il arrive qu’on y réussisse, mais ces succès ne dureront pas. Tôt ou tard on sera obligé de constater tous les dégâts qu’une telle entreprise aura produits, non seulement sur les individus, mais aussi dans la société.

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2004, 19 juin

La philosophie de la réincarnation élargit la conscience et apporte la paix
Pour notre évolution nous devons, au cours de nos incarnations successives, faire l’expérience de toutes les situations, de toutes les conditions qu’un être humain est appelé à connaître.
Cette vérité nécessite que chacun d’entre nous élargisse sa conception de l’existence. Car cela signifie que d’une existence à l’autre, on peut non seulement changer de sexe, mais aussi s’incarner dans des pays différents, dans des milieux sociaux différents, appartenir à des groupes humains différents, à des religions différentes. Alors quel sens peuvent bien avoir, finalement, les notions de racisme, de nationalisme, de lutte des classes, de combat pour la vraie foi ? Cela ne repose objectivement sur aucune base solide.
Notre esprit voyage à travers le temps et l’espace, et les séparations que les humains font entre eux ne sont que des fabrications artificielles produites par des cerveaux ignorants. Un jour, il ne restera plus rien de ces points de vue limités, car aucun n’a raison dans ses revendications. Seul a raison celui qui travaille pour l’unité.

Œuvres Complètes, tome 22 (2006), Ogăn, le feu, 26 juin

Morale sexuelle : discernement et ouverture d’esprit s’accordent avec un idéal élevé
Il est possible de conseiller les humains sur la question de la sexualité, mais en sachant bien que cette question ne peut être résolue qu’en fonction de chaque personne.
Vouloir sous prétexte de morale imposer à tous des règles identiques, ce n’est pas raisonnable. Car la même discipline qui conduira les uns vers l’équilibre et la véritable spiritualité, peut au contraire amener les autres vers le refoulement, l’hystérie et la névrose. Les êtres n’ont pas tous des besoins de même nature. Et celui qui ne tient pas compte de cette réalité est exposé soit à prêcher dans le désert, soit à leur infliger des tourments inutiles.
Maintenant, cela ne veut pas dire qu’on ne doive pas faire d’efforts. Au contraire, chacun au niveau qui est le sien doit s’efforcer de maîtriser la force sexuelle, afin de vivre l’amour d’une façon plus belle, plus noble, plus spirituelle.
C’est là la seule règle morale que chacun doit respecter.

Pensées quotidiennes tome 22 (éd. 2006), 18 janvier

2018 : le gouvernement français, par l’intermédiaire du CCNE (Comité consultatif national d’éthique), recueille pendant six mois les opinions des citoyens avant de légiférer à l’automne sur plusieurs grandes questions de bioéthique.

Notre association, la Fraternité blanche universelle, est une des nombreuses composantes citoyennes de l’opinion publique.

Nous sommes des spiritualistes : nous pensons que l’esprit a la primauté sur la matière, que le spirituel façonne le psychique et que le psychique façonne le physique. Nous pensons que l’univers n’est pas le fait du hasard, mais le produit d’innombrables enchaînements de cause à conséquence. Pour nous, la nature matérielle obéit à un ensemble de lois intelligibles et intelligentes qui jouent et s’appliquent dans l’espace et le temps humains.

Comme une grande partie de l’humanité, nous croyons que l’être humain est un esprit qui s’incarne et se réincarne de multiples fois, tissant lui-même son destin d’une incarnation à l’autre. Cette croyance influence évidemment notre réflexion éthique lorsqu’il s’agit de la procréation, l’hérédité, la santé, la vie, la mort, la science, l’évolution de l’être humain...

Pour nous, l’éthique n’a pas à être un conformisme calqué sur l’opinion ambiante, qui varie souvent. Cependant ces variations correspondent à des besoins ou des idéaux nouveaux qui se font jour dans la société et dont il faut comprendre l’essence. L’éthique implique le respect libre et intelligent des lois de la nature, en intégrant avec prudence les chances que la science et ses applications nous offrent, en tenant compte aussi de chaque conscience et chaque situation personnelle. La bioéthique nous semble être une sagesse à trouver pour concilier la liberté des désirs et rêves humains de bonheur avec l’inflexibilité des lois de cause à conséquence. Ces lois, même à notre insu, font de nous des êtres responsables : responsables de nous-mêmes, de nos proches et d’un entourage plus vaste encore.

Quand un gouvernement édicte des lois sociétales, ce n’est évidemment pas pour satisfaire des visées électorales à court terme. Il a le souci d’alléger le fardeau existentiel de certaines catégories fragiles ou délaissées. Il efface ainsi des préjugés, ouvre des possibilités de dialogue, de compréhension, d’épanouissement. Les lois ne sont pas faites pour brimer et asservir. Mais d’un autre côté elles doivent veiller à ne pas déclencher des fléaux imprévus.

Pour nous spiritualistes, le vrai but des lois, comme de l’éducation, c’est d’aider les hommes et les femmes à remplir leur vocation spirituelle à l’intérieur des conditions de leur existence corporelle.

Sur toutes les questions en débat dans les actuels colloques de bioéthique, la Fraternité blanche universelle propose non des positions tranchées, pour ou contre tel ou tel choix de vie, mais une réflexion d’ensemble sur des valeurs philosophiques, telles que la création, le sens de l’existence, les deux principes émissif et réceptif, la liberté, la valeur sacrée de la vie, de la mort, du corps, de la conscience, de l’amour.

Mars 2018