Extrait du livre d’Agnès Lejbowicz

…L’Enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov est d’une exceptionnelle ampleur et d’une exceptionnelle élévation. Il répond à la question que nous nous posons sans cesse : comment vivre.

Ce qui a été rejeté jusqu’à présent par tous les écrivains et penseurs, est traité ici : comment manger, comment respirer, comment dormir, comment se laver, comment regarder, comment écouter la musique … ; comment méditer, comment développer notre imagination, notre volonté ; comment mettre les enfants au monde, comment les éduquer ; comment aimer, comment utiliser toutes nos énergies et les accroître; comment se renforcer et se régénérer en captant les rayons du soleil le matin ; comment développer notre sensibilité au contact de la Nature, comment respecter tout ce qui est vivant et entrer en liaison avec les régions supérieures de notre être…

Rien n’a été négligé par le Maître pour nous remettre en mains propres les clés de notre avenir. Aussi, en même temps que des explications philosophiques profondes, toujours d’une grande simplicité, il nous propose des exercices, des pratiques, des méthodes qui ne surchargent pas notre vie quotidienne, mais qui au contraire pénètrent dans le concret, le vif de notre existence pour nous permettre de la dominer et de l’embellir. Toutes ces méthodes nous apprennent à travailler avec les forces de la nature, dans le but de nous améliorer, d’échapper aux angoisses et aux obscurités de la vie, de nous libérer sans léser aucune créature, enfin d’aider tous les hommes…

Omraam Mikhaël Aïvanhov, le Maître de la grande Fraternité Blanche Universelle” Prosveta Ed

La fraternité n’est pas un slogan idéologique pour harangue politique ou religieuse, un mot creux destiné à flatter certains pour mieux abuser ensuite de leur confiance. Ce n’est pas non plus une agréable rêverie sentimentale de gens paresseux, qui, fuyant tous les problèmes, s’imaginent devoir être choyés, dorlotés par beaucoup d’amis à leur service. La fraternité n’existe que dans la pratique de la vie fraternelle: elle commence lorsque des hommes, n’étant plus forcés de se réunir, comme dans le travail social, pour subvenir aux besoins économiques d’une société, se réunissent quand même pour prier ensemble, méditer ensemble, chanter ensemble et manger ensemble. Cette vie collective à but désintéressé les oblige à faire des efforts, à développer leur force de caractère, mais surtout à élargir leur conscience au point de sentir que ce qui arrive à l’un, c’est l’ensemble qui le subit, et s’ils blessent quelqu’un, c’est à eux-mêmes qu’ils font du mal…

Omraam Mikhaël Aïvanhov, le Maître de la grande Fraternité Blanche Universelle Prosveta Ed.

Autre extrait du livre d'Agnès Lejbowicz

La fraternité ne détruit ni les familles, ni les Eglises, ni les partis politiques, ni les pays, les nations ou les races. Ce sont les familles entre elles qui se détruisent, les Eglises, les partis politiques, les pays et les races qui cherchent toujours à l’emporter les uns sur les autres jusqu’à l’extermination. La fraternité a pour but de les unir en les branchant tous ensemble sur un idéal plus élevé. La fraternité apporte toutes les méthodes pour dépasser l’esprit sectaire répandu partout. Résultat d’une conscience personnelle hypertrophiée, l’esprit sectaire dénie aux autres la vérité, leur refuse l’amour, leur conteste l’intelligence et les prive de liberté; apanage d’un Etat, il frustre des biens de première nécessité; apanage d’une religion, il estime pouvoir confisquer la Divinité. Par une violence plus ou moins déguisée, l’esprit sectaire essaie de convaincre qu’il est légitimement le seul à posséder ces biens et à pouvoir les octroyer. L’esprit sectaire intolérant et toujours accusateur, calomniateur, morcelle indéfiniment la communauté humaine, l’affaiblit, la meurtrit, la tue. La fraternité au contraire fait éclater toutes les divisions dans un mouvement intérieur de dépassement de soi vers l’universel. L’esprit de fraternité instaure partout des liens qui consolident la communauté humaine. L’esprit fraternel ne limite pas, mais libère et épanouit, n’accuse pas, mais aide à transformer le mal. Il ne morcelle pas mais unit, ne meurtrit pas mais guérit, ne tue pas mais vivifie.

op.cit.

Justice, liberté, égalité, ces trois notions sont nécessairement fondées sur l’idée de fraternité pour conserver leur signification idéale. Sans la fraternité, ces trois notions se détruisent.

La justice, invoquée par toutes les révolutions, est basée sur la réciprocité et l’égalité des droits. Mais dans la revendication de droits jamais obtenus ou toujours incertains s’ils sont reconnus, la justice crie vengeance et conduit à la lutte. Face à la justice, il existe certes l’injustice. Mais il existe en fait deux injustices, précise le Maître. L’une est privative: elle frustre de certains biens et prérogatives ceux qui y ont droit. L’autre est synonyme d’amour: elle donne à ceux qui n’y ont pas droit simplement parce qu’ils ont besoin. La fraternité s’impose donc comme l’injustice par excellence dans laquelle est contenu le critère du juste: elle est pur désintéressement qui distribue à ceux qui ont besoin parce qu’elle respecte leur dignité. Elle est l’injustice juste qui rassemble et unit les hommes, alors que la justice, malgré son esprit juste, les divise et les mène au massacre à travers d’interminables règlements de compte. C’est l’idée de fraternité qui au cours des siècles a fait avancer les sociétés vers un droit plus impartial et moins cruel. La justice sans la fraternité est impossible.

La liberté récuse l’égalité et réciproquement: à souhaiter se manifester autant que moi, l’autre me gênera toujours dans l’exercice de ma liberté. Ainsi, sans le critère du fraternel, la liberté exprimera toujours sa grandeur et sa décadence avec la libre concurrence et la loi de la jungle, aussi bien dans le domaine économique que sexuel, affectif et intellectuel.

L’égalité sans la fraternité conduit à l’immobilisme et à la médiocrité. Dans une société égalitaire, pourquoi faire des efforts? On vous reprochera de vouloir dépasser les autres. Tandis que dans la fraternité on vous demande de vous dépasser vous-même pour soutenir les autres, les éclairer, les unir. Par conséquent l’égalité ne s’obtient que lorsque les hommes s’entraident dans un esprit fraternel, lorsqu’ils échangent librement leurs richesses matérielles et spirituelles, chacun faisant bénéficier les autres de ses forces et de ses qualités propres. Seule la fraternité transforme les inégalités en assurant à la société vie et dynamisme grâce aux différents échanges, fondés sur le partage et la solidarité.

Le critère du juste dans la justice, du libre dans la liberté, de l’égal dans l’égalité, du changement radical dans la révolution, c’est l’idée de fraternité qui l’apporte.

op.cit.