Le travail sur soi

Nous sommes tous les jours confrontés à des problèmes à résoudre, des obligations, des soucis,
avec des choix à faire en permanence. Au lieu de nous laisser guider par notre nature ordinaire, matérielle,
nous gagnerons à introduire en nous l’ordre et l’harmonie qui existent
dans la partie la plus élevée de notre être, notre partie divine.

Le travail sur soi consiste donc à remplacer nos pensées, nos sentiments et nos activités prosaïques
par d’autres, plus subtils, plus purs et désintéressés. Ces éléments spirituels, cette quintessence
que nous ajoutons aux événements de notre vie, nous combleront et nous transformeront en profondeur,
et nous deviendrons un facteur bénéfique pour le monde entier.

 

Le vrai travail, c’est d’accorder tous les courants et les énergies en soi et en dehors de soi,
afin de les faire converger vers la Source de la vie, la Cause première.
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2009, 30 octobre
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Le feu

Il y a plus de trois millénaires, la littérature védique mentionne le dieu du Feu, Agni, comme le porteur de l’étincelle de vie dont une partie se retrouve dans chaque être vivant. Le feu correspond au monde de l’esprit, il est à l’origine de la vie et de tous les phénomènes qui se produisent dans l’univers. C’est lui qui possède le secret de la vie éternelle. Il est donc important de chercher à le connaître, à l’attirer, à s’harmoniser avec lui.

 

Le feu que nous allumons pour nous éclairer ou pour nous chauffer à sa flamme, n’est qu’un aspect du feu universel. On ne peut le connaître qu’à travers ses deux manifestations : la lumière et la chaleur. Mais qu’est-ce que le feu lui-même ? On ne le sait pas, son origine reste encore pour nous, humains, un grand mystère.

 

Il existe de multiples sortes de feu : celui qui entretient la vie dans le cœur de l’être humain, celui qui sommeille à la base de la colonne vertébrale, celui du soleil, celui qui est enfoui dans les minéraux, les métaux, le bois, l’eau, l’air, etc.

 

Mais on peut dire que dans le plan psychique, il existe deux sortes de feu :

  • Le feu astral des désirs sensuels, des convoitises, des passions ; il consume les êtres en les faisant passer par de grandes souffrances, car ils finissent par être plongés dans un véritable enfer.
  • Le feu des aspirations spirituelles recherche, lui, ceux qui marchent sur le chemin de l’amour désintéressé, de l’abnégation, du sacrifice. Au moment où il pénètre en eux, il les embrase et les transforme en créatures de lumière. Il devient le symbole de la purification, de la transformation, l’agent de toutes les opérations chimiques et alchimiques.

Pour obtenir la lumière, le feu nous enseigne qu’il y a partout une matière à brûler ; la cire d’une bougie qui se consume pour entretenir la flamme, est l’image de l’être humain qui brûle des matériaux en lui afin d’entretenir sa lumière intérieure. Le bois utilisé pour faire un feu est du bois mort, des branches noires et tordues, autre exemple symbolique de nos défauts ou de nos tendances égoïstes qui doivent être brûlés pour alimenter le feu sacré en nous.

 

De tout temps, les Initiés nous disent comment allumer notre esprit et notre âme à cette flamme céleste qui vient du soleil, dans lequel nous trouverons le véritable feu, source de la vie. Le contempler c’est chercher à recevoir ce fluide vivant qui circule dans l’univers pour qu’il nous purifie, nous renforce et nous illumine.

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Un enseignement spirituel

Un enseignement spirituel est une lumière, il nous donne des critères, des méthodes et des moyens pour remédier à nos lacunes, à nos faiblesses et affronter toutes les conditions de la vie en évitant de faire de nouvelles erreurs. On compte souvent sur l’instruction pour y parvenir, mais elle est seulement utile à donner une situation, de l’autorité, du prestige, de l’argent. Toutes les connaissances intellectuelles qu’elle nous donne ne nous transformeront pas, nous resterons toujours le même, tel qu’on est.

Pour embrasser un enseignement spirituel qui va améliorer notre vie, c’est intérieurement qu’il y a des choses à changer, à transformer. Mais acceptera-t-on de se débarrasser de ses vieilles habitudes ? Acceptera-t-on les vérités de cet enseignement qui ne correspondent pas à ce qu’on pense, à ce qui nous convient, à ce que nous croyons ? Les connaissances reçues d’un enseignement spirituel ne sont pas destinées à s’ajouter aux théories ou aux opinions que l’on a déjà. Si une bouteille est déjà pleine, rien ne pourra entrer de plus.
Une autre idée reçue est de croire qu’en choisissant le chemin de la lumière, on sera à l’abri des accidents de la vie, protégé des épreuves, des maladies, des attaques de gens malveillants. Si nous ne savons pas comment faire face à ces difficultés qui surviendront inopinément, oui, nous serons vulnérable. Le vrai travail consiste à nous éclairer à cette lumière, à appliquer ces méthodes, et quoi qu’il arrive nous resterons ferme et inébranlable.

On le voit bien, un enseignement spirituel ne peut être apprécié que par ceux qui ont vécu des expériences, ceux que l’existence a mûris, qui se posent les questions essentielles et qui veulent se perfectionner. Ils auront connaissance des lois qui régissent le monde moral, la question de l’au-delà, de la survie de l’âme, de la réincarnation. Devant ces révélations, ils ne pourront pas rester les mêmes, un lien se sera créé avec le Ciel pour vivre des émotions spirituelles qui leur permettront de découvrir d’autres régions en eux. Même si un tel changement paraît minuscule, en lui sont contenus le Ciel et la terre, et une pensée, un sentiment en apparence imperceptibles peuvent produire d’immenses réalisations s’ils sont intenses et si on leur donne les conditions.

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En vue de la réalisation de soi

Sur le plan physique, les réalisations sont visibles, tangibles, elles donnent des preuves de notre travail et personne ne peut le contester. Un jour cependant, malgré nos réussites, nous sentirons intérieurement qu’il nous manque quelque chose : même les plus grands succès ne suffiront pas à combler ce vide. Il nous faut toucher l’essentiel, le spirituel.

Dans le domaine spirituel, personne ne voit notre travail, pas même nous, ce qui peut expliquer notre découragement parfois. Or, seules les réalisations intérieures ont le pouvoir de nous combler. Elles requièrent la participation de toutes nos énergies, de toutes nos cellules pour développer des qualités et des vertus, planter des graines dans le domaine de la lumière, de la sagesse, de l’amour, de l’éternité.
C’est dans l’action que nous connaissons les plus grandes joies. Et pourtant, la majorité des humains s’arrêtent à la compréhension : ils comprennent qu’il faut être sincère, honnête, indulgent, altruiste… mais comment agissent-ils ensuite ? Cela leur importe peu, pourvu qu’ils puissent rester dans leur zone de confort. L’actualité nous montre avec pertinence où nous en sommes arrivés, dans quelle impasse écologique est notre planète, l’impuissance des politiques mondiales à trouver des solutions viables pour tous, sinon de proposer des solutions illusoires, par manque de conscience. La compréhension véritable n’est jamais séparée de la réalisation. Celui qui prétend avoir compris sans pouvoir réaliser, n’a pas réellement compris. À nous donc d’acquérir les éléments qui manquent à notre connaissance pour parvenir à la réalisation.
Les réalisations scientifiques, techniques ou technologiques actuelles ne suffisent pas pour transformer la vie. Tant que ces découvertes ne sont pas fécondées par l’esprit, les êtres humains seront débordés, dépassés. C’est par l’esprit que la vie sera réellement transformée : la paix, la liberté sont des réalisations de l’esprit.

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L’attention

L’aspect le plus courant de l’attention est cette application soutenue que nous exerçons lorsque nous lisons un livre par exemple, ou traversons une rue, suivons une conversation ou faisons correctement un travail. Toutefois, il est intéressant de noter que dans nos occupations quotidiennes où nous sommes apparemment concentrés sur ce que nous faisons, nous sommes en réalité souvent partis nous égarer au milieu de pensées et de sentiments hétéroclites, sans nous en rendre compte. Que penser alors si nous avons un penchant pour les plaisirs et leurs attraits, ou si nous nous laissons trop aller à ce qui est agréable ? Nous fermerions la porte à la vigilance.

La vigilance, ou l’attention, est l’une des plus grandes qualités que nous puissions acquérir, elle nous permet d’intervenir à tout moment sur les désirs, les projets, les passions, les convoitises qui nous épient, sans être pris au dépourvu. L’attention nous apprend à être éveillés, patients, lucides, maîtres des situations les plus difficiles pour remporter des succès et des victoires dans notre vie. Elle nous permet d’accéder à l’harmonie, à la paix, à la lumière qui nous protégeront des dangers jalonnant notre route, sans perdre ce que nous avons acquis au prix de beaucoup d’efforts.

On imagine que notre innocence, notre bonne volonté, nos bonnes qualités nous attireront la protection divine, mais rien ne pourra nous dispenser d’être vigilant, même notre amour pour Dieu. Nous habituer à jeter un regard en nous-mêmes pour voir où nous en sommes, voilà un des aspects essentiels de l’attention : c’est le premier pas vers notre libération, vers la puissance véritable. Aucune acquisition spirituelle durable n’est possible sans elle.

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L’imagination

Le plus souvent, les humains se servent de leur imagination pour donner satisfaction à leurs désirs inférieurs : évincer un concurrent, satisfaire des ambitions égoïstes, s’imposer, dominer les autres, etc. À force d’imagination, il est possible qu’ils finissent par réussir, mais quel avantage en retireront-ils pour leur évolution ?

 

Les Sages nous expliquent que l’imagination est une sorte d’écran, situé à la limite des mondes visible et invisible, sur lequel peuvent venir se refléter des objets, des symboles, des entités qui échappent ordinairement à notre conscience. En nous exerçant à orienter notre imagination, en travaillant à purifier nos pensées et nos sentiments, nous pouvons capter et même voir des images, des réalités non encore apparues dans le plan physique, pour les concrétiser ensuite.

 

Faisons donc un effort de volonté pour ne “voir” que des images nous apportant la joie, le courage, l’espoir. Utilisons cette merveilleuse faculté, l’imagination, pour nous reconstruire, nous transformer tout d’abord ; puis faire un travail sur le monde entier, imaginer les humains vivant dans l’abondance et la paix. Puisque le Seigneur, notre Père, nous a créés à son image, essayons de nous rapprocher de plus en plus de cette image divine dont nous portons en nous l’empreinte. Ce travail d’imagination qui consiste à embrasser toutes les perfections, nous permettra d’arriver à retrouver cet état d’innocence et de splendeur dans lequel nous étions dans le passé lointain au Paradis.

 

On peut faire l’exercice suivant, proposé par le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov :

Par la méditation, nous sommes là les yeux fermés, nous pensons à notre Moi supérieur qui est en haut et nous imaginons qu’il nous regarde, ce qui veut dire que nous-même, depuis là-haut, nous nous regardons en train de méditer ici en bas. Ce lien que nous créons, les courants qui circulent entre les deux pôles de notre être, permettent une rencontre, une fusion progressive avec notre vrai Moi. Notre Moi supérieur – qui a tous les pouvoirs, toutes les connaissances, toutes les beautés – se reflète en nous, se reconnaît à travers nous, se regarde lui-même à travers nous, il repousse les limites de notre conscience, et nous accédons peu à peu à un éveil, celui de la super conscience.

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La volonté

L’existence quotidienne nous demande un minimum de volonté, se lever le matin, aller à son travail, s’occuper de sa famille, etc., il n’y a pas grand mérite à cela, tout le monde le fait. Si nous n’avons pas exercé notre volonté et pris la peine d’aller plus loin, nous continuerons à vivre comme nous l’avons toujours fait, négligemment, machinalement. Nous comprendrons où est le bien, nous souhaiterons le bien, nous désirerons le bien, mais si nous ne mettons pas en œuvre notre volonté, nous ne réaliserons pas ce bien que nous approuvons. Le seul moyen de comprendre une vérité, c’est de la mettre en pratique et de la vivre.

 

À l’exemple des sportifs, les êtres qui ont lutté, qui cherchent toujours à se dépasser, qui ont triomphé des épreuves, suscitent le respect et l’admiration. Pourquoi ? Parce qu’ils ont su développer des qualités comme le courage, le goût de l’effort, l’endurance. Dans le domaine intérieur, n’avons-nous pas des exploits à faire, des victoires à remporter : être patient devant les difficultés, vaincre la tristesse, le découragement, les déceptions, maîtriser nos pensées, nos sentiments ? C’est à la réalisation de ce travail exaltant que nous pourrions appliquer notre volonté.

 

Utiliser notre volonté pour la mettre au service d’un haut idéal, voilà la meilleure orientation intérieure que nous pouvons accomplir pour développer nos qualités et corriger nos défauts. Toutefois, ce cheminement spirituel n’est pas exempt d’obstacles : nous allons nous trouver devant des tentations, des volontés contraires qui voudront nous séduire et nous éloigner de notre engagement. Faire la volonté de Dieu, ce n’est pas obéir à une autorité extérieure et la servir, c’est écouter notre âme et notre esprit, c’est être inspiré par notre nature supérieure pour réaliser cet idéal de perfection divine. Tout notre être sera alors engagé, réservé, occupé et protégé.

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La patience

Les Initiés nous disent que la patience est la qualité qui consiste à supporter. Par exemple supporter les inconvénients, les souffrances, un obstacle qui vient ralentir ou empêcher la réalisation d’un but. À notre époque, nous sommes plongés dans l’action, dans les affaires, nous sommes pressés de réussir, tout doit aller très vite, alors la patience est de moins en moins pratiquée, elle est même considérée comme un frein. Cette façon de vivre ne peut avoir que des conséquences nocives pour notre équilibre intérieur et notre santé : la nervosité, la fébrilité, l’irritabilité, etc.

Comment sortir de ce tourbillon ? En sachant et en acceptant que la patience travaille avec le temps. Au lieu de réagir tout de suite aux paroles, aux événements, nous pouvons faire silence en nous pour aller chercher la manifestation de nos qualités, l’harmonie, la lumière qui nous aideront à trouver la meilleure attitude. Avec le temps, les événements que nous avons pu vivre, les moments difficiles que nous avons dû affronter pourront devenir une source d’enrichissement et de joie, nous apporter de la force et nous faire goûter la paix.

Nous gagnerions beaucoup à méditer sur la longanimité du Créateur, qui est le mot le plus approprié pour désigner son infinie patience. Elle est l’expression de son sublime amour. Depuis des millions et des millions d’années, Lui qui a créé les mondes et les galaxies, Il attend que les humains deviennent raisonnables, et rien ne peut troubler sa paix. Il supporte tout, même quand Il voit ses enfants commettre des crimes et saccager le monde qu’Il a créé. Cette patience est la plus incompréhensible et la plus mystérieuse qui soit.

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Travail avec les énergies

L’Homme primordial, l’Homme parfait, tel qu’il a été conçu par l’Intelligence cosmique, est semblable au soleil. Nous possédons tous cette force solaire qui peut se manifester au travers de nos mains, de nos yeux, de notre cerveau, etc. La question se pose : comment faire pour manifester harmonieusement cette énergie ?

Si nous prenons modèle du travail avec la terre qui consiste à creuser des canaux pour diriger l’eau, nous pouvons nous aussi graver, creuser des circuits en nous pour capter et faire circuler les énergies divines. Ces canaux se gravent par des actes ; des pensées et des sentiments qui préparent les actes. Si rien n’est aménagé, la sagesse du Créateur, son amour, sa volonté qui circulent dans l’espace ne couleront pas chez nous, ils iront alimenter d’autres consciences.

Les rayons du soleil à son lever sont les énergies les plus subtiles avec lesquelles nous pouvons nourrir notre cœur, notre âme et notre esprit. Les vibrations, les particules de lumière, la vie divine que nous recevrons, éveilleront nos centres spirituels, essentiellement notre plexus solaire, pour que nous puissions communier avec la Divinité.

Alors, si tout est préparé en nous, nous serons en mesure de déverser dans le monde entier les bénédictions les plus pures et les plus utiles.

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L’unité

L’unité est la loi de la vie. Cette loi s’applique pour le corps humain et la façon dont il fonctionne, et en effet nous constatons que dans chaque organe, chaque cellule a pour but de maintenir la personne en parfaite santé. Pourtant, chacune d’elles a sa particularité, sa différence, sa fonction, et c’est grâce à des affinités et des liens qu’elle établit avec ses voisines, que l’organisme se maintient dans un état d’harmonie et d’équilibre propre à manifester et conserver la vie.

 

Le corps humain nous donne l’exemple du travail à faire avec nos pensées, nos sentiments et nos actes quotidiens, pour que nous puissions vivre une vie équilibrée. A-t-on remarqué que nous sommes souvent dans la dualité, la contradiction, tiraillé entre deux désirs, deux pensées contraires ? Ne perdons-nous pas nos énergies dans une telle dispersion ? Les Initiés nous disent que la véritable puissance n’est pas fondée sur la violence mais sur l’unité, l’harmonie. N’est-ce pas le cas pour les rayons du soleil concentrés à travers une loupe, qui ne forment plus qu’un point incandescent ? Et le laser… et le diamant qui est du pur carbone, sans aucun autre élément étranger ? Un équilibriste sur sa corde au-dessus d’un ravin, ou un chirurgien en cours d’opération, sont d’autres exemples de la concentration qu’il faut avoir dans ses pensées pour atteindre son objectif.

 

Sur un plan spirituel, l’unité c’est de coordonner et de diriger nos intentions vers un même but, un idéal élevé, un principe supérieur. C’est de reprendre contact avec notre véritable Moi, avec notre âme et notre esprit, non seulement pour ajuster les courants, se sentir renforcé et apaisé, mais aussi pour vibrer à l’unisson avec toutes les créatures, car il n’y a pas de séparation.
L’unité est dans l’esprit, dans cet état de perfection où tous les esprits, identifiés à l’Esprit divin, ne font qu’un, une seule grande famille humaine.

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L’arbre et l’être humain

Il existe entre l’arbre et l’être humain de grandes analogies qu’il est instructif et intéressant d’analyser. L’un comme l’autre a besoin de se nourrir, de faire des échanges, de croître et de s’épanouir grâce à des énergies puisées dans la terre et dans l’espace.

 

Les racines de l’arbre, qui vont chercher les forces vitales profondément dans le sol, correspondent chez l’être humain à l’estomac et au sexe qui l’enracinent sur la terre par la nutrition et la reproduction.

 

Dans le tronc de l’arbre circulent deux courants, l’un ascendant qui transporte la sève brute jusqu’aux feuilles, l’autre descendant qui distribue la sève élaborée dans l’arbre tout entier. Dans le corps humain, le système veineux transporte le sang vicié jusqu’aux poumons, et une fois purifié, le système artériel le distribue dans tout le corps pour maintenir sa vigueur.

Les feuilles, les fleurs et les fruits de l’arbre reçoivent de l’espace les énergies les plus subtiles, celles émises par la lumière, la chaleur et la vie du soleil, mais aussi par les étoiles et l’océan cosmique.

 

Les feuilles, les fleurs et les fruits correspondent chez nous à la tête. Elle est le réceptacle de nos pensées, qui se modèlent selon des forces et des courants que nous voudrions lumineux. Mais sommes-nous toujours bien inspirés ? Avons-nous des idées géniales, que le soleil spirituel serait venu éclairer ? Celui qui éveille l’esprit en lui, capte les énergies divines qui font mûrir alors les meilleurs fruits, les plus belles pensées. La descente de l’esprit en nous est comparable à l’arrivée du printemps, les innombrables richesses que nous retenions cachées ont enfin la possibilité de s’exprimer.

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Les deux natures de l’être humain

L’être humain est une unité parfaite polarisée sous deux aspects opposés mais complémentaires : sa nature inférieure et sa nature supérieure.
La nature inférieure, l’égo, se manifeste dans les instincts, les appétits égoïstes et limités ; c’est elle qui veut toujours tout ramener à elle, tout prendre, elle veut être servie. La moindre perte, la moindre contrariété ou le plus petit obstacle l’affecte douloureusement.

 

Ces tendances instinctives, solidement enracinées dans l’être humain, sont l’héritage d’une nature archaïque, dépositaire de ressources indispensables pour subsister sur terre. Mais ce n’est pas la dernière étape de son évolution : c’est à l’intelligence et à la raison de se manifester ensuite.
La nature supérieure, le Moi divin en l’homme, est à l’image du soleil, sa qualité fondamentale est de donner. Celui qui s’exerce à aider, éclairer, soutenir, rayonner autour de lui, se rapproche de l’homme idéal et de la perfection. Mais avant d’en arriver là, il lui faudra tout d’abord acquérir le discernement, observer et analyser ses impulsions, ses désirs, ses pensées.

 

Pour mieux comprendre le processus de transformation qui s’opère en nous, écoutons les alchimistes : ils disent que ce n’est pas le plomb qui se transforme en or, c’est lui qui disparaît et cède la place à l’or. De la même façon, la nature inférieure ne deviendra jamais divine, elle ne peut pas s’améliorer, mais seulement disparaître et laisser la place aux manifestations de la nature supérieure, car chacune d’elles conserve sa nature propre.

 

Par nos efforts, nos exercices, nos méditations, nous avons le pouvoir de faire descendre le divin en nous pour qu’il travaille et se manifeste de plus en plus dans notre vie. Lorsque nous serons morts à notre nature inférieure, c’est un autre être qui vivra en nous, capable de créations sublimes, de chefs-d’œuvre que seule sa nature supérieure saura créer.

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Le diamant

Dans les entrailles de la terre, le processus de transformation de la matière minérale est extrêmement long : des millions d’années sont nécessaires pour que se forment l’or et les pierres précieuses telles que le diamant, lorsqu’enfin la pression et surtout la température deviennent moins élevées et permettent la cristallisation des éléments gazeux.

 

Les alchimistes cherchent à accélérer ce processus.

 

Ils disent que l’homme est lui-même la matière à “cuire”, la matière sur laquelle se font les opérations, et le feu utilisé pour la chauffer c’est notre amour. Pour accélérer la transformation et produire de l’or en nous, nous devons donc augmenter la chaleur sans tout brûler. Pour cela il nous faudra apprendre à régler ce feu, ce qui nécessite une grande maîtrise, car l’amour peut être le feu le plus destructeur qui soit, si on ne sait pas le tempérer par la sagesse.

Ainsi, celui qui entretient le feu d’un amour de plus en plus spirituel parvient à extraire la quintessence de sa propre matière, et c’est cette quintessence qu’il introduit dans tout ce qu’il fait. Chaque fois que l’on met en œuvre la lumière et la chaleur, on forme en soi la pierre philosophale, on devient un véritable alchimiste.

 

Il n’y a pas de pierre philosophale ailleurs qu’en nous-même, il n’y a pas de pierre philosophale plus puissante que l’esprit. L’esprit pourra alors dans notre for intérieur transformer les métaux en argent ou en or, les pierres ordinaires en pierres précieuses, guérir les maladies, prolonger la vie, dévoiler les secrets de la nature. Telle est la dimension sublime de la pierre philosophale.

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L’alchimie spirituelle

L’alchimie étudie l’art de la transformation de la matière, et si quelques personnages du passé ont pu fabriquer de l’or, ce mot évoque encore aujourd’hui une science et des techniques chargées de mystères et de secrets.

 

Mais l’alchimie spirituelle est bien autre chose, elle s’occupe aussi et surtout de la matière psychique. Elle ne coupe pas l’homme en deux : un esprit -le ciel- qui serait seul digne d’intérêt, et un corps -la terre, la matière- qu’il faudrait ignorer, mépriser. Si le corps et l’esprit ont été créés l’un et l’autre, c’est qu’ils ont quelque chose à faire ensemble. L’œuvre alchimique est d’arriver à se transformer intérieurement pour tout changer en or, c’est-à-dire en lumière.

 

La pierre philosophale, qui est le but du travail alchimique, est l’union des deux principes masculin et féminin, le soufre et le mercure, qui s’unissent pour produire un enfant : le sel. La préparation de la pierre philosophale est longue et ardue, elle obéit aux mêmes lois que la conception et la gestation d’un enfant, ces mêmes lois qui régissent les différents règnes de la création.

 

On retrouve donc le même processus cosmique : le travail de l’esprit sur la matière. L’esprit fertilise la matière en introduisant en elle sa quintessence, et l’enfant né de ce travail c’est l’être humain, mais aussi l’univers tout entier avec la multitude des créatures qui le peuplent.

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Les richesses intérieures

L’être humain est un laboratoire immense où sont rassemblés tous les éléments, solides, liquides, gazeux et même ignés ; car c’est le feu qui organise la vie et donne cohésion à tous ces éléments dont l’être a besoin pour son développement physique, psychique et spirituel. Naturellement, on est obligé de chercher ces éléments à l’extérieur pour croître et survivre dans la nature, mais n’oublions pas que tout est en nous, et c’est cette conscience de nos richesses, de nos pouvoirs, qu’il s’agit d’acquérir et développer.

 

Ces richesses sont enfouies et cachées profondément en nous, on ne les voit pas. Nous pouvons faire des efforts pour les découvrir, descendre en nous-même, et trouver alors ces quintessences qui s’appellent amour, sagesse, douceur, bonté, paix, inspiration, pureté, gratitude.

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Les évidences ordinaires et la raison

Dans le cours de la vie quotidienne, nous sommes face à des situations qui nous semblent évidentes : la faiblesse, les peurs, la maladie, les échecs, les difficultés diverses. Mais pourquoi nous incliner devant ce que le monde physique nous présente comme une nécessité inéluctable ? Pourquoi capituler devant une raison matérielle limitative ?

 

Si on apprend comment agir, si on met en avant la force de l’esprit qui peut triompher de tout, c’est une autre raison, tout aussi évidente, qui se mettra en place et aura la victoire : la raison divine. Ceux qui acceptent de se laisser guider par elle, exercent leur pensée, luttent, avancent et deviennent maîtres de toutes les situations.

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L’esprit et la matière

De la pierre jusqu’à la divinité, on assiste à l’évolution de la matière, car une des raisons de la présence humaine sur terre est non seulement d’étudier la matière, mais de la spiritualiser pour travailler avec les forces qui l’animent. Tous ceux qui cherchent à se perfectionner améliorent leur propre matière, leur matière physique mais également psychique, grâce au pouvoir de l’esprit.

 

L’esprit et la matière sont indissociables l’un de l’autre, ils œuvrent ensemble, chacun à la place qui est la sienne. Si nous ne pouvons pas nous soustraire aux exigences du plan physique, nous disposons de notre esprit, de la lumière, de la méditation, de la prière pour dominer la matière, la maîtriser et surtout l’animer de nouvelles vibrations.