Certaines traditions évoquent chez l’être humain, en filigrane du corps physique, une dimension plus subtile et lumineuse, où se situent des centres de conscience intérieure appelés « chakras ». Ces centres spirituels ne correspondent à aucune structure identifiable dans le corps physique. Toutefois, les traditions qui les décrivent les situent à proximité de certains organes, avec lesquels ils entretiennent un lien étroit, influençant subtilement leur équilibre et leur fonctionnement.
Leur activation est associée à l’éveil de la force ou l’énergie dite « kundalini ». Dans cette perspective, ces centres demeurent largement en sommeil chez la plupart des êtres humains, leur éveil s’inscrivant dans un processus rare, progressif et profondément transformateur.
Ces organes éthériques, qui permettent d’entrer dans la conscience d’une réalité imperceptible aux cinq sens, correspondent à des potentialités encore latentes, appelées à s’éveiller et se développer progressivement : capacité de percevoir plus finement, de connaître par intuition ; aptitude à ressentir, à aimer, à communier ; faculté d’agir en rayonnant une énergie bienfaisante sur tout le monde vivant.
Leur éveil n’est pas envisagé comme une conquête de pouvoirs, mais comme le fruit d’une maturation intérieure, marquée par les vertus spirituelles et le désintéressement.