Le Wessak est une très grande fête dans la plupart des pays de l’Extrême-Orient. Elle est célébrée sous des appellations diverses en Inde, au Sri Lanka, au Népal, en Chine, en Thaïlande, au Cambodge, en Malaisie, en Birmanie, au Laos, en Indonésie, à Singapour. Au Tibet, elle est célébrée dans la vallée du Vésak, d’où elle tient son nom.
Cette grande fête commémore la naissance, l’illumination et le départ terrestre du Bouddha. Elle a lieu chaque année lors de la pleine lune dans le signe du Scorpion selon l’astrologie occidentale, quand le soleil est dans le signe du Taureau.
Pour l’occasion, traditionnellement de nombreux pèlerins font route à pied vers le mont Kaïlash, situé dans la chaîne himalayenne du Tibet. Cette montagne que les Hindous appellent Kaïlash (‘Brillant comme du cristal’) et les Tibétains Tisé (‘Mont des Sources’) ou Kang Rimpoché (‘Précieux joyau des neiges glacées’) est considérée par les fidèles comme le centre symbolique de l’univers.
Le Wessak représente la descente et la bénédiction de l’énergie du bouddhisme : chaque année le Bouddha, expression de la sagesse divine, vient bénir la terre et toute l’humanité lors de cette pleine lune.
Les maîtres spirituels sur toute la terre préparent cette grande fête plusieurs jours avant et la prolongent plusieurs jours après, sur une période de quatorze jours environ. Ils invitent tous et chacun à y participer de tout leur cœur et de toute leur âme.
Pensées du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov
* Et lorsqu’il y a deux pleines lunes au mois de mai ?
Certaines années, il arrive qu’il y ait deux pleines lunes au mois de mai. À ce moment-là une date officielle pour célébrer la fête est choisie et fixée par les communautés bouddhistes, et cette décision leur appartient de plein droit.
On peut toutefois prêter attention à la perception développée par Omraam Mikhaël Aïvanhov lorsqu’il a pour la première fois parlé de cette fête, dans une conférence qu’il donnait à Paris le samedi de pleine lune 14 mai 1938 : « Le mystère des deux poissons et des cinq pains ».
Ses compétences exceptionnelles en astrologie l’ont amené ce soir-là à relier des éléments apparemment sans rapport : les influences Soleil en Taureau – Lune en Scorpion ; l’esprit du Wesak bouddhiste ; l’épisode évangélique de la multiplication des pains par Jésus ; et plus étonnamment, la migration annuelle des anguilles vers la mer des Sargasses afin de s’y reproduire.
Son intuition mystique a relié de façon vivante ces quatre domaines grâce à la notion de multiplication, d’abondance, de fertilité, fécondité, dissémination, don, générosité… Car le Wesak bouddhiste représente surtout une grande cérémonie sacrée au cours de laquelle les grands Initiés se réunissent en un lieu secret de l’Himalaya, soit physiquement soit par dédoublement, et de là projettent et disséminent avec amour des milliers de pensées lumineuses vers l’humanité, en vue de son évolution spirituelle et de son salut.
Et d’après le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, c’est cette configuration Soleil en Taureau – Lune en Scorpion qui influence l’esprit de fécondité du Wesak, plutôt que la pleine lune suivante, Soleil en Gémeaux – Lune en Sagittaire, qui apportera, elle, des influences différentes. Voilà pourquoi, certaines années, la vraie pleine lune de mai astrologique est la première de deux pleines lunes de mai. Ou même – cas surprenant pour les esprits cartésiens habitués au calendrier grégorien – d’autres années la pleine lune dite « de mai » se situe en avril !
En réalité, la date de cette fête bouddhiste ne dépend pas du calendrier grégorien, mais du calendrier hindou : elle correspond à la première pleine lune du mois lunaire nommé en sanscrit « vaiśākha » ; d’où le nom wesak.