Thèmes de méditation

Les 2 natures de l'être humain -1

La science des Initiés mentionne deux tendances, deux natures chez l’être humain : une nature instinctive issue de vieilles influences héritées d’un passé très lointain, attachée à la matière, à la vie physique, à la dualité et à ses innombrables facettes – notre égo, notre petit moi ; et une nature spirituelle à la recherche du monde de l’unité, du principe immortel – l’esprit, notre véritable Moi.

La vie physique est basée sur les cinq sens : la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût et le toucher ; et nous cherchons à profiter le plus possible des sensations que peuvent nous procurer nos yeux, nos oreilles, notre peau, etc… Pourtant, quelle que soit l’évolution de ces sens, ils resteront toujours limités parce qu’ils appartiennent au plan matériel, tangible et concret. Nous nous imaginons que toute la vie est là, mais c’est une vie qui cache la vraie vie, la véritable compréhension, la véritable intuition. La vraie vie est en nous-même, avec ce qui est le plus subtil, avec ses trésors, ses richesses et toutes les sensations d’une autre qualité.

Ces deux natures ont les mêmes facultés de penser, de sentir et d’agir, mais dans deux directions opposées.

La personnalité est combative, tenace, elle a permis à l’être humain de résister aux agressions, aux obstacles rencontrés sur son chemin depuis des millénaires. C’est pourquoi maintenant il est si difficile de la dompter, elle est toujours là pour que l’on fasse attention à elle, c’est une travailleuse infatigable, prête à manifester ses besoins de domination, assouvir ses convoitises et satisfaire ses ambitions.

L’individualité est d’essence surnaturelle, elle habite les régions sublimes où elle jouit de la plus grande liberté, de la plus grande lumière, elle est dans le bonheur et dans la paix, elle possède tous les pouvoirs. Ces deux natures coexistent en nous tous, les deux cherchent également à se faire entendre, et c’est à nous d’apprendre à discerner leur voix.

La tendance qui caractérise la personnalité c’est de prendre, de garder pour elle ; alors que la qualité fondamentale de l’individualité c’est de donner : elle veut éclairer, jaillir, rayonner avec générosité et abnégation comme fait le soleil. Elle ne pense qu’à aider, soutenir, projeter quelque chose d’elle-même, elle cherche à connaître les projets du Ciel pour pouvoir les réaliser.

 

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Les 2 natures de l'être humain -2

L’accès à notre Moi supérieur n’est possible que si nous changeons de plan de conscience. La réalité que nous percevons grâce à nos organes des sens physiques (le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue) n’est pas celle que nous percevons grâce à nos organes des sens spirituels : l’aura, le plexus solaire, le centre Hara, les chakras. Ce sont deux mondes différents dont la connaissance nécessite des « instruments » différents que nous devons apprendre à utiliser. Il a été dit : « Connais-toi toi-même ». Or la véritable connaissance de soi, c’est de se connaître en haut, afin de sentir qui on est en réalité : une parcelle de la Divinité.

Pour trouver un équilibre dans notre vie, nous devons idéalement redonner à l’esprit et à la matière leur place respective : accepter la matière, mais la rendre soumise et obéissante à l’esprit. La matière c’est le corps physique, le monde des possessions, des affaires, et puisque ce monde a été créé, c’est qu’il est nécessaire en vue d’un certain travail. Seul cet équilibre pourra nous redonner la santé, la beauté, la force, le bonheur, à condition de donner la priorité à l’esprit plutôt qu’à la matière. Celle-ci est dominée par notre nature instinctive qui n’est pas facile à maîtriser, et si nous essayons de lutter seul contre elle, c’est toujours elle qui aura la victoire. Sa vertu essentielle est d’avoir assuré la survie et le développement de l’espèce humaine depuis l’aube des temps ; elle a dû développer tellement d’énergies pour survivre qu’elle ne s’incline maintenant que devant le monde divin.

Chaque fois que nous refusons de nous laisser influencer par notre nature instinctive et personnelle, nous alimentons en nous le feu de l’esprit, nous devenons plus vivant, et cette vie finit même par apparaître comme une lumière sur notre visage. La « personnalité » n’est pas une réalité éternelle, elle est seulement un reflet fugitif de notre vrai Moi, dont le facteur le plus puissant de la formation est l’esprit. L’esprit cherche toujours à influencer la personnalité dans le bon sens, il lui conseille d’être plus raisonnable, plus sage, et parfois il lui adresse aussi des reproches. Sans doute cette voix s’exprime-t-elle plus rarement et plus doucement, mais elle est là, on ne peut pas le nier.

Si nous écoutons cette voix, nous nous lançons dans un travail formidable de transformation, jusqu’au jour où les deux natures fusionneront en une seule entité parfaite. En attendant, notre vie est une alternance d’intuitions lumineuses, et de nuages qui viennent obscurcir notre ciel intérieur et nous limiter, puis de nouvelles éclaircies et de nouveaux éblouissements…

 

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Les 2 natures de l'être humain -3

La personnalité est la tendance égocentrique qui entraîne toujours notre conscience vers l’illusion de la séparativité :

« L’effet le plus pernicieux de la personnalité, c’est qu’elle entraîne les humains dans la voie de la séparativité : elle les arrache à la Source divine qui est pour tous le véritable Moi, pour les faire vivre en une multitude de petits moi séparés, avec des désirs différents, des sentiments différents, des tendances différentes. Ce n’est donc pas le monde, comme le croient certains, qui est une illusion (la “maya” des hindous), mais notre personnalité, parce qu’elle nous pousse toujours à nous considérer comme des êtres séparés des autres et séparés de l’univers. Le monde est une réalité, la matière aussi est une réalité. L’illusion, c’est de nous croire séparés de cet Être unique qui est partout, mais que nous ne pouvons ni sentir ni comprendre parce que notre personnalité nous en empêche. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor 213, ch. III

 

L’individualité, au contraire, nous guide vers « la vraie réalité », qui est unité :

« L’être humain qui s’identifie à sa nature divine change peu à peu toute sa vie, il cesse de se diriger d’après ses illusions, il prend une nouvelle orientation qui correspond aux projets de la divinité, il connaît la vraie réalité, à savoir qu’il n’existe pas une multitude d’êtres séparés, mais un seul Être qui anime et se manifeste à travers tous les êtres. Ceux qui ont compris cette vérité ne peuvent plus se diviser ni se faire la guerre : pour eux, le monde entier est un être collectif. »
Izvor 213, ch. V

 

La vie individuelle doit préparer les conditions pour la vie collective, la vie cosmique, universelle. Une fois que nous nous sommes harmonieusement développé, nous entrons comme membre de la collectivité pour la faire bénéficier de nos dons. Et nous ne perdrons rien de nos acquisitions, au contraire, c’est à ce moment-là que nous deviendrons réellement puissant.
Jamais le monde ne se transformera tant que chacun se contentera de se développer et de s’enrichir dans son coin. Nous devons tous nous unir dans le but unique de créer une formidable puissance spirituelle pour réaliser la paix et le bonheur de tous les êtres sur la terre.

 

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