Quelques éclaircissements

Le soleil comme symbole

Au printemps et en été, quand les énergies de la nature sont les plus lumineuses et les plus dynamisantes, dans la paix du matin nous nous asseyons en silence dans un jardin ou sur une petite colline, et nous méditons ensemble devant l’aube naissante et la beauté du soleil levant.

Est-ce que pour autant nous « adorons » le disque solaire en le prenant pour Dieu ? Est-ce que, comme l’ont affirmé certains, « nous lui rendons un culte collectif »?

Le soleil est pour nous un symbole. Combien de personnes sont inspirées par la rose comme symbole de beauté, par l’arc-en-ciel symbole de réconciliation, l’étoile symbole de protection, la colombe symbole de paix … Pourquoi ne pourrions-nous pas contempler le soleil comme un symbole de la perfection divine, ou mieux encore, comme l’image de notre future divinisation ?

Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov dans de nombreuses conférences a expliqué comment il considère le soleil, en accord avec la tradition initiatique.

« S’arrêter au soleil comme si c’était une idole, ce serait revenir à la mentalité des primitifs qui adoraient les forces de la nature. »
« Nous n’adorons pas le soleil, nous adorons Dieu seul. »
« Je ne dis pas que le Seigneur se trouve dans le disque solaire que nous voyons briller dans le ciel : je dis que le soleil, avec sa lumière, sa chaleur et la vie qu’il répand dans tout l’univers, est la meilleure image de la sagesse, l’amour et la vie de Dieu. » 
« Dieu est inexprimable, Il est inconcevable, et il n’est pas question de prendre le soleil pour Dieu. »

Le soleil est « une image concrète et proche de nous », « une représentation visible et tangible de Dieu », « un medium » ou si l’on préfère « un moyen de trouver Dieu, notre Soleil intérieur ».

Le matin nous méditons donc sur un symbole vivant. C’est un pont jeté entre deux rives, un « lien » pour retrouver notre vraie patrie, une « porte » vers notre intériorité divine.

Références :

Omraam Mikhaël Aïvanhov, éd. Prosveta, collection Izvor n° 206, Une philosophie de l’universel, chap. V
Izvor n° 212, La lumière esprit vivant.
Izvor n° 235, En esprit et en vérité, chap. XV
Œuvres Complètes, tome X, Les Splendeurs de Tipheret, chap. XV
Œuvres Complètes, tome XIII, La Nouvelle terre, chap. IX
Afin de devenir un livre vivant – Éléments d’autobiographie 1, (2009), chap. XII
Le salut fraternel

Dans tous les pays du monde, on se rencontre ou on se quitte en se saluant d’un geste de la main.

Pour ceux qui ont une conscience éveillée, dit le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov,

…c’est un geste formidablement significatif et opérant, par lequel on peut encourager, consoler, vivifier les créatures et leur donner beaucoup d’amour. Il faut qu’un salut soit une vraie communion, qu’il soit puissant, harmonieux, vivant.

Lorsqu’il exprime l’affection, le respect, le salut de la main est spontané, simple, doux. Les gestes sont un langage par lequel s’exprime une réalité invisible : pensée ou sentiment. Il existe des saluts brusques, furieux, accompagnés d’une crispation du corps, d’un regard foudroyant, d’un cri. Et d’autres encore où on lève le poing fermé. Ce sont des gestes qui traduisent un engagement dans une lutte déterminée.

Le salut de fraternité est différent.

Il faut être particulièrement vigilant sur ce qu’on donne avec la main : si on doit se saluer, c’est pour se faire du bien, se donner quelque chose. Celui qui ne sait rien donner montre combien il est pauvre et misérable.

Le salut fraternel s’accompagne d’un bon regard, d’un sourire bienveillant, d’une expression de visage paisible. Le bras est souple, la paume ouverte largement, sincèrement. L’impression d’ensemble est chaleureuse, joyeuse, harmonieuse.

Il n’y a pas de plus grande joie que de donner ce qu’on a reçu du soleil. C’est pourquoi, après l’avoir longuement contemplé le matin, je m’efforce de vous donner quelque chose de lui à travers mes paroles, à travers mon regard, et aussi à travers ma main chaque fois que je vous salue.

Chaque inspiration, chaque bonheur qui débordent dans le cœur, dans l’âme, sont faits pour être partagés.

Faites ce salut consciemment, en mettant beaucoup d’amour dans votre regard, dans votre main, et projetez cet amour pour le bien du monde entier .

Car un Maître spirituel invite à penser toute chose en termes d’universel.

Izvor n° 226, Le livre de la magie divine, chap. XII
Éléments d’autobiographie 1, p. 274
Œuvres Complètes, t. XIII, La nouvelle terre, chap. IV

 

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