Le disciple d’une école spirituelle vit dans la société, il y travaille, il partage les conditions de tout le monde. Il a une famille, des amis, des voisins, des collègues, des concitoyens … et il a des semblables sur toute la terre. Il prend sa part de travaux et de préoccupations et, comme disait le poète, « rien de ce qui est humain ne lui est étranger ».
Pour le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, accueillir et assumer les obligations de chaque jour, cela fait partie des moyens d’avancer spirituellement.
Être dans le monde sans être du monde, c’est prendre sa part de travail utile à tous, mais tout en gardant un idéal sacré.
Le Maître conseille de donner aux enfants une éducation ouverte sur la diversité du monde, sur les « autres ».
Une fraternité spirituelle est une école d’ouverture, de dialogue, de respect.
Jadis, dans les sanctuaires de l’Égypte antique, les initiations exigeaient du disciple courage et abnégation. Elles avaient lieu dans le secret des temples. Elles étaient codifiées sous forme d’épreuves et les hiérophantes veillaient sur leur déroulement. Aujourd’hui, le temple s’est ouvert : les épreuves initiatiques ont lieu dans l’existence quotidienne. À l’improviste et même souvent sans qu’on le sache. Ce sont les circonstances de la vie avec ses évènements petits ou grands qui sont autant d’examens, auxquels on réussit ou on échoue. La vie entière est un temple initiatique.
Et le Maître ajoute : chacune de nos activités ou occupations, et même chaque moment présent est un matériau de base, une sorte de matière première. Au lieu de tout vivre passivement sans rien y changer, nous pouvons tout transformer.
La vie spirituelle est une perpétuelle création.
Références
Au printemps et en été, quand les énergies de la nature sont les plus lumineuses et les plus dynamisantes, dans la paix du matin nous nous asseyons en silence dans un jardin ou sur une petite colline, et nous méditons ensemble devant l’aube naissante et la beauté du soleil levant.
Est-ce que pour autant nous « adorons » le disque solaire en le prenant pour Dieu ? Est-ce que, comme l’ont affirmé certains, « nous lui rendons un culte collectif »?
Le soleil est pour nous un symbole. Combien de personnes sont inspirées par la rose comme symbole de beauté, par l’arc-en-ciel symbole de réconciliation, l’étoile symbole de protection, la colombe symbole de paix … Pourquoi ne pourrions-nous pas contempler le soleil comme un symbole de la perfection divine, ou mieux encore, comme l’image de notre future divinisation ?
Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov dans de nombreuses conférences a expliqué comment il considère le soleil, en accord avec la tradition initiatique.
Le soleil est « une image concrète et proche de nous », « une représentation visible et tangible de Dieu », « un medium » ou si l’on préfère « un moyen de trouver Dieu, notre Soleil intérieur ».
Le matin nous méditons donc sur un symbole vivant. C’est un pont jeté entre deux rives, un « lien » pour retrouver notre vraie patrie, une « porte » vers notre intériorité divine.
Références :
Dans tous les pays du monde, on se rencontre ou on se quitte en se saluant d’un geste de la main.
Pour ceux qui ont une conscience éveillée, dit le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov,
…c’est un geste formidablement significatif et opérant, par lequel on peut encourager, consoler, vivifier les créatures et leur donner beaucoup d’amour. Il faut qu’un salut soit une vraie communion, qu’il soit puissant, harmonieux, vivant.Lorsqu’il exprime l’affection, le respect, le salut de la main est spontané, simple, doux. Les gestes sont un langage par lequel s’exprime une réalité invisible : pensée ou sentiment. Il existe des saluts brusques, furieux, accompagnés d’une crispation du corps, d’un regard foudroyant, d’un cri. Et d’autres encore où on lève le poing fermé. Ce sont des gestes qui traduisent un engagement dans une lutte déterminée.
Le salut de fraternité est différent.
Le salut fraternel s’accompagne d’un bon regard, d’un sourire bienveillant, d’une expression de visage paisible. Le bras est souple, la paume ouverte largement, sincèrement. L’impression d’ensemble est chaleureuse, joyeuse, harmonieuse.
Chaque inspiration, chaque bonheur qui débordent dans le cœur, dans l’âme, sont faits pour être partagés.
Car un Maître spirituel invite à penser toute chose en termes d’universel.