Variations philosophiques

L'universel : les étoiles

L’universalité est une qualité d’être

On pourrait dire aussi un degré de conscience, le plus élargi, le plus subtil. La vibration d’un regard vers le ciel étoilé.

« Lorsque la nuit est claire, pensez à contempler les étoiles. Imaginez que pour un moment vous quittez la terre, ses luttes, ses tragédies, et que vous devenez citoyen du ciel. Méditez sur la beauté des étoiles et la grandeur des êtres qui les habitent. Au fur et à mesure de cette ascension dans l’espace, vous allez vous sentir allégé, libéré, vous découvrirez la paix, une paix qui s’introduira peu à peu dans toutes les cellules de votre être … »

Contemplation de cette immensité, conscience de lui appartenir.

« En méditant sur la Sagesse qui a créé l’univers et les créatures dont il est peuplé, vous sentirez que votre âme déploie des antennes très subtiles qui lui permettent de communiquer avec les régions les plus éloignées. Ce sont là des moments sublimes qu’ensuite on ne peut plus oublier. »

L’universalité spirituelle est légère par essence. Elle n’a aucun lien avec les conquêtes territoriales, spatiales, ni avec la mise en œuvre de moyens financiers, industriels, technologiques, militaires, médiatiques, publicitaires, pédagogiques même.

« Pourquoi croire qu’il faut être astronaute et avoir une fusée pour voyager et travailler dans l’univers ?
Entraînée par le soleil, la terre parcourt l’espace, et les humains sont donc sur la terre comme dans un aéronef qui poursuit sa route parmi les étoiles. C’est ce qui fait d’eux des citoyens cosmiques, capables de participer consciemment, lumineusement à la vie universelle. »

Pour l’âme humaine, avoir une conscience universelle, c’est communier avec la lumière du monde.

Références
  • Pensées Quotidiennes 1989, 28 décembre
    Œuvres Complètes, Văzdouh, l’air, 24 mai
L'universel : la rose

On n’impose pas l’universel.

Quand on veut l’imposer comme une doctrine valable partout toujours pour tout le monde, cela prouve qu’elle n’est pas universelle.

Si on est universel, être cela suffit.

Une vraie spiritualité est douce et pleine de respect, elle n’impose rien. Simplement, regardez, dit le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov en ouvrant pour nous le livre de la nature vivante :

Une rose s’impose. Par sa beauté, son parfum, elle s’impose, mais avec quelle douceur ! Le soleil, la beauté, l’amour s’imposent… Quand le soleil vous chauffe, il s’impose : vous commencez à enlever vos manteaux, vos gilets ! Mais il n’emploie pas la violence. Il dit seulement : Attention, mes rayons sont puissants, prenez des précautions sinon vous serez brûlés. Et la rose aussi dit : Attention, si vous restez près de moi, je vais remplacer tous vos miasmes par mon parfum.

Puisse notre idée de l’universel être comme un parfum, une émanation, une présence qui rayonne, irrésistible. Est-ce que c’est légitime ? Oui,

Comme le soleil, comme la rose, vous avez le droit de vous imposer, mais par la lumière, l’amour, la douceur, la beauté.

 

Pensées Quotidiennes janvier-avril 1986, 4 janvier et  Œuvres Complètes, tome 22, Ogăn (2006), 6 mai

 

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