Regard de Sagesse pour le temps présent

“Une vieille époque, pareille à une nuit longue, pénible et obscure, s’en va.
Elle s’éloigne dans le passé du temps pour faire place à une nouvelle époque d’une culture ensoleillée.” 

1er avril 2026 - Communier
Il faut désormais donner à cet acte un sens plus large, plus vaste.

 

Car la communion est la condition même de la vie. Chaque jour, à chaque repas, nous pouvons communier à travers la nourriture. Tous les éléments que nous prenons sont imprégnés de la vie du Créateur et, par un travail de la pensée, de la conscience, nous arriverons un jour à en retirer les éléments plus subtils pour nourrir aussi tous nos corps subtils.

 

Manger, boire, mais aussi respirer, marcher, regarder, écouter, aimer, travailler et chercher à entrer sans cesse en relation avec toutes les créatures et les forces vivantes qui animent les pierres, les plantes, les montagnes, les sources, c’est cela aussi communier. Tous les actes de la vie quotidienne peuvent devenir pour nous des occasions de vivre des états de conscience magnifiques qui sont des formes de communion.

 

… Le jour où nous comprendrons la communion dans sa véritable dimension – sa dimension cosmique, véritablement nous « mangerons la chair du Christ et nous boirons son sang ». Dans toutes les régions de notre être, nous sentirons circuler des courants d’énergies abondantes et pures, et nous saurons que c’est cela, la vie éternelle qui n’a ni commencement ni fin.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, « La Bible, miroir de la création », t. 2, II, 69

 

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28 mars 2026 - Par l'imagination créer comme le soleil (3)
En créant de nous-même une image qui embrasse toutes les perfections, en la nourrissant, en la renforçant, peu à peu cette image nous sculpte, nous modèle, pénètre en nous et nous devenons une autre créature, meilleure qu’avant. Une fois qu’un être a réussi à former cette image divine de lui-même, partout où il va cette image influence bénéfiquement les créatures, même les animaux, les plantes et les pierres, toute la nature, car il sort de lui des rayons, des forces, des vibrations qui agissent favorablement, apportant partout l’ordre, l’équilibre, l’harmonie.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 223, chap. X

 

Pourquoi ne pas employer l’imagination pour se reconstruire, ressusciter et faire un travail céleste pour toute l’humanité ? Pourquoi ne pas imaginer que sur toute la terre les humains deviennent bons, intelligents, honnêtes, beaux, et que partout règnent l’abondance et la joie ! Si vous travaillez pendant des années à imaginer tout ce qui est positif, cela se réalisera. Et si beaucoup d’êtres travaillent dans la même direction, la réalisation se fera encore plus vite. Mais il est difficile d’unir les humains dans ce but : ce que l’un souhaite, l’autre le détruit. Rien de bon ne peut ainsi se réaliser, tous les meilleurs désirs avortent, c’est pourquoi il faut être nombreux et unis dans ce travail.

Et si vous ne voyez pas encore la réalisation de vos bons désirs, ne vous découragez pas, ne soyez pas malheureux, gardez la foi et continuez à travailler. N’est-ce pas merveilleux de savoir que tout ce que vous souhaitez, vous l’aurez un jour ? Tâchez seulement de toujours souhaiter ce qui est le plus bénéfique pour le monde entier. Demander d’être musicien, poète, physicien ou ministre, etc., c’est bien, mais ce n’est pas encore ce qu’il y a de mieux. Le meilleur souhait, c’est de vouloir se transformer pour éclairer, chauffer et vivifier toutes les créatures, il n’y a rien au-dessus.

 

Izvor n° 223, chap. III

 

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21 mars 2026 - Le soleil : Infiniment patient (2)
En vous concentrant sur le soleil, vous vous direz peut-être : il éclaire, il vivifie, il donne un crédit de vie et de chaleur à toutes les créatures sans discrimination… aux voyous et aux criminels aussi bien qu’aux saints et aux justes ! Comment expliquer cela ? Est-il aveugle, ne voit-il pas les crimes ? N’est-il qu’une mécanique sans intelligence ni discernement, à qui peu importent la bonté ou la méchanceté, la droiture ou la malhonnêteté ?

 

Non, le soleil voit les fautes, les crimes des humains, beaucoup mieux que n’importe qui. Mais pour lui, par rapport à l’immensité de sa lumière et de sa chaleur, ce sont des choses minuscules. Tout ce qui nous paraît monstrueux et terrible est petit pour lui, les erreurs, les destructions, les souillures… Il efface, il lave, il répare et continue avec une patience illimitée à aider les humains jusqu’à ce qu’ils atteignent la perfection.

 

Vous êtes étonnés, vous vous demandez pour quelle raison cette générosité ?… C’est que le soleil a une certaine conception de l’espèce humaine : il voit l’éternité et l’immortalité de l’âme humaine, et il sait que l’humanité est un fruit encore vert, âpre, dur, acide. Alors, lui qui sait si bien faire mûrir les fruits des arbres, qui les remplit peu à peu de sucre et de parfum jusqu’à les rendre délectables, il veut aussi faire mûrir l’humanité. Et comme il a compris que pour les humains il faut plus de temps que pour les arbres fruitiers, il a décidé d’avoir de la patience.

 

Il sait qu’à force de chauffer même un criminel, celui-ci finira par être un jour tellement fatigué et écœuré de lui-même qu’il s’abandonnera à l’influence bénéfique du soleil… et deviendra un être adorable, délicat, un bienfaiteur, un poète, un musicien, un prophète…

 

Le soleil connaît les causes et les conséquences, le commencement et la fin, il connaît le chemin de l’évolution, (…) le but de son travail, la finalité de la création. Il continue à aider les humains jusqu’à leur maturité. Il a une patience, une bonté, une richesse et une force illimitées.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome X, chap. VIII « Aimez comme le soleil ! »

 

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17 mars 2026 - Le soleil : Voir dans l'invisible (1)
Lorsque le soleil se lève, il éclaire les montagnes, les rivières, les arbres… toutes choses. C’est grâce à ses rayons, à la lumière qu’il projette, que les objets deviennent visibles. Sans ces rayons qui viennent frapper les objets, on ne peut pas avoir conscience de leur existence. En méditant sur ce phénomène, on comprendra par analogie que si on veut voir les réalités du monde invisible, les pensées, les sentiments, l’âme et toutes les créatures qui nagent dans l’espace cosmique, on doit faire comme le soleil, projeter de soi-même des rayons capables d’éclairer ces objets ou ces êtres : ainsi on pourra les voir. Les Initiés, qui ont travaillé sur cette question, ont étudié les conditions, les attitudes, les occupations qui permettent à l’homme de faire sortir de lui une lumière semblable à la lumière du soleil.

Très peu de gens ont réfléchi sur le fait que, pour voir, il faut projeter de la lumière. Ils le font machinalement quand ils doivent aller dans une cave, ou dans une forêt la nuit ; ils savent qu’ils doivent emporter une bougie ou une lampe de poche. Mais ils ne se sont pas arrêtés pour tirer des conclusions. Puisque ce sont les rayons lumineux qui, en rencontrant les objets, les rendent visibles, pour arriver à voir dans le monde invisible on doit devenir capable de projeter hors de soi-même une lumière, une certaine sorte de lumière. On attend que ces objets soient éclairés ?… eh non, ils ne le seront pas : il faut les éclairer soi-même !

 

En réalité, tous les objets du plan astral et du plan mental émettent de la lumière, mais c’est un rayonnement qui ne peut pas être capté par des yeux physiques. L’homme doit développer en lui de nouveaux centres, allumer des lampes intérieures pour projeter des rayons qui, en tombant sur la surface des objets ou des créatures, les rendront visibles.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome X, chap. XVIII

 

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10 mars 2026 - Artisans de notre propre destin
Celui qui s’amuse à jeter des morceaux de verre sur un chemin en disant : « Qu’importe ? C’est d’autres que moi qui se blesseront », se trompe, car le chemin que suit l’être humain n’est pas une ligne droite, mais un cercle : il sera donc obligé de passer un jour là où il a semé des dangers et il sera le premier à en subir les conséquences.

 

Si vous creusez des trous et tendez des pièges le long de la route, la loi vous amènera à repasser exactement au même endroit et à tomber dans ces trous et dans ces pièges. Vous aurez alors du temps pour méditer sur ce qui vous arrive. Vous vous plaindrez qu’il existe des êtres méchants et stupides et vous chercherez à découvrir qui ils sont. Évidemment vous aurez oublié que c’est vous-même !

 

Celui qui vit en disant sans cesse « Après moi le déluge » crée toutes les difficultés dont son existence sera un jour ou l’autre encombrée.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., t. XIX (éd. 1984), 17 avril

 

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2 mars 2026 - Il s'agit de choisir...
L’intelligence humaine se trouve placée à la frontière du monde inférieur et du monde supérieur. Au-dessus s’étend le monde divin, au-dessous, le monde infernal. Sachant cela, l’être humain doit comprendre qu’il dépend de lui que s’ouvrent les portes du ciel ou les portes de l’enfer.

 

Oui, puisque par son intellect l’homme est placé à la limite des deux mondes, son importance dans la nature est incalculable. C’est de lui, de son attitude que dépend le déroulement des évènements, et que ce soit l’enfer ou le ciel qui se déverse sur la terre.

 

L’être humain est la porte des forces solaires sur la terre, tout comme le soleil est la porte des forces divines dans le système solaire. L’humanité a donc un rôle immense à jouer jusque dans l’univers.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C. tome 21 (éd. 1984), 30 juin

 

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20 février 2026 - Échanges subtils
Dès l’instant où vous êtes amoureux de quelqu’un, instinctivement vous cherchez à vous rapprocher de lui, et c’est naturel, il n’y a rien à redire à cela.

 

Pourtant, si vous arrivez à analyser ce qui se passe à ce moment-là dans le domaine des émanations subtiles, vous comprendrez que ce rapprochement n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus favorable à votre amour. Pourquoi ? Parce que l’espace qui sépare deux êtres, cet espace que l’on croit vide, est en réalité rempli d’essences très subtiles qui sont les meilleures conductrices des énergies psychiques. C’est grâce à cet espace que les échanges peuvent se réaliser dans l’harmonie et la lumière.

 

Tant qu’une certaine distance existe entre vous et l’être que vous aimez, vous avez la possibilité d’échanger ces énergies et, grâce à elles, de vous renforcer l’un et l’autre. Après chaque rencontre vous vous quittez comblés, envahis d’un bonheur extraordinaire, parce que vous avez su conserver cette distance qui vous donne les meilleures conditions pour continuer à communiquer entre vous harmonieusement.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2009, 5 janvier

 

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11 février 2026 - l'âme soeur
Tout être humain possède l’image de son âme sœur au-dedans de lui. Cette image est très floue mais elle existe. C’est pourquoi chacun vient sur la terre avec cet espoir obscur qu’il rencontrera un jour, quelque part, une âme qui lui donnera tout ce dont il a besoin, et qu’il y aura entre lui et cette âme une harmonie, une fusion indescriptible. Deux âmes sœurs sont tout l’une pour l’autre, aucun autre être au monde ne peut leur apporter la même plénitude.

 

Vous savez cela, car vous tous n’avez jamais cessé de croire que vous rencontrerez cette âme bien-aimée dont vous connaissez le visage. Vous portez cette image en vous, mais si profondément enfouie que vous n’arrivez pas à la distinguer clairement. En rencontrant un homme ou une femme, il vous arrive parfois de dire « Ça y est, j’ai trouvé ! », comme s’il s’était soudain produit une fusion entre cet être et l’image que vous portez en vous-même. Votre vie en est transformée et vous faites tout pour le retrouver. Chaque fois que vous le rencontrez, que vous lui parlez, tout devient merveilleux, la vie circule en vous, vous faites des progrès dans tous les domaines. Mais après une période d’intimité, vous découvrez que cet être n’est pas vraiment celui que vous attendiez. Vous êtes déçu, et vous le quittez… pour recommencer à chercher. Une seconde fois, vous croyez retrouver cette âme sœur dans un autre être, et la même joie, la même inspiration jaillit : vous aimez à nouveau. Mais la même histoire se reproduit, une fois de plus vous vous apercevez que ce n’est pas l’être que vous cherchiez. C’est vrai pour les femmes comme pour les hommes, personne ne fait exception.

 

…Les âmes sœurs se reconnaissent avec une certitude absolue et ne peuvent plus se quitter. L’être humain rencontre son âme sœur douze fois pendant toutes ses incarnations terrestres. Un jour, cette rencontre des deux principes doit se faire véritablement, parce que l’amour entre les deux principes est plus puissant que tout.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 214 « Le Masculin et le Féminin, fondements de la création », chap. I

 

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4 février 2026 - D'eau et de feu
Je ne suis pas contre l’amour, je dis seulement qu’il faut apprendre à le trouver partout. Oui, car l’amour est répandu partout.

 

Il est comme la rosée. Qu’est-ce que la rosée ? C’est de l’eau vaporisée partout dans l’atmosphère, et qui ne devient visible que lorsqu’elle se condense le matin sur les plantes. Voilà, la rosée n’est rien d’autre qu’une sorte d’amour condensé… Et les rayons du soleil ? c’est une sorte d’amour projeté… Tout est amour dans la nature.

 

La source, la vraie source de l’amour, c’est Dieu. Mais n’y a-t-il pas, plus près de nous, une merveilleuse image de la source divine ? Si : le soleil, qui est lui aussi une source tellement immense et généreuse !
Regardez, toute la création bénéficie de sa présence, c’est lui qui par son amour infuse la vie dans les herbes, les plantes, les arbres. Les végétaux sont continuellement exposés à sa lumière et c’est d’eux que nous recevons ensuite la vie.

 

C’est pourquoi le disciple qui souhaite connaître ce qu’est la véritable vie, le véritable amour divin, va vers la source – le soleil. Et en le regardant, en méditant, en l’aimant, en le faisant pénétrer de plus en plus en lui-même, comme un fruit exposé au soleil il recueille ces particules de vitalité, et il peut ensuite les distribuer à d’autres pour les vivifier, les éclairer. C’est cela, le véritable amour.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 205, chap. VII

 

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26 janvier 2026 - Irréalisable, vraiment ?
Ce qui est rassurant quand même, c’est qu’on rencontre de plus en plus de gens assagis, même parmi les scientifiques, parmi les matérialistes. Ils commencent à devenir plus prudents, plus raisonnables, ils n’osent plus se prononcer avec la même assurance et dire, devant toute idée qui s’écarte un peu de leur savoir : « Oh, ça c’est insensé ! Oh, ça c’est impossible, irréalisable ! » Il y a quelques années, on n’entendait que ce mot dans leur bouche : « Impossible ! » Maintenant ils commencent à reconnaître que la nature peut encore réserver des surprises, même à eux, et pour ne pas être ridicules devant la postérité, ils disent : « Oui, c’est possible… bon, attendons, on verra… ». Enfin, ils se sont un peu assagis, à la bonne heure, il y a de l’espoir !

 

D’ici quelques années, tous adopteront nos conceptions et parleront notre langage. …Peut-être pas tous, mais enfin beaucoup recevront nos idées, les mastiqueront, les assimileront et les propageront. D’ici quelque temps, on verra des changements formidables. Même cette idée de fraternité universelle qui n’avait jamais effleuré la tête des humains, je l’ai entendu présenter l’autre jour à la télévision*. Je n’ai pas su qui parlait car j’ai allumé le poste trop tard, mais j’ai entendu quelqu’un qui disait que dans l’état actuel des choses, avec la multiplication des armes atomiques, la seule solution est la fraternité universelle, que tous s’unissent, que tous se tendent la main. Quand j’ai entendu cela, j’ai été stupéfait, émerveillé : c’est la preuve que l’idée commence à pénétrer. Oui, un jour, de tous les côtés les humains seront obligés de pousser des cris pour que cela se réalise, car il n’y a pas d’autre solution.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., t. XXVI « Le Verseau… », III, 1

 

*conférence du 28 novembre 1966
17 janvier 2026 - Petite fable pour sourire (2) et... le bonheur de donner (3)
Un paysan était un jour tombé dans un puits. Un homme qui passait par là entend appeler au secours. Il s’approche, le voit et lui dit : « Donne-moi ta main. » Quand il entend le mot « donner », tout de suite le paysan baisse le bras qu’il était en train de tendre : il préférait rester dans le puits !
L’autre comprit que c’était un avare invétéré qui ne voulait pas entendre parler de donner. Il lui dit : « Prends ma main ! » Ah, le mot prendre… Tout de suite le paysan saisit la main et fut sauvé. Le mot prendre lui convenait, mais donner… non !

 

S’il était le seul ! Partout où ils vont, les humains cherchent ce qu’il y a à prendre. Ils étudient, ils travaillent, ils se marient, ils se rencontrent pour prendre : leur esprit est toujours orienté dans cette direction. C’est pourquoi partout où il va, l’homme n’émane plus ni lumière, ni chaleur, ni vie : parce qu’il ne pense qu’à prendre.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., tome XXV, chap. IV

Donner, ce n’est pas faire l’aumône de quelques sous, de quelques croûtons de pain, de vieux vêtements ou de quoi que ce soit de matériel. Il y a tellement de façons de donner ! Tout ce que l’on fait peut être une occasion de donner, c’est-à-dire de se montrer plus large dans sa compréhension, plus désintéressé dans ses relations avec les autres. La bonté, la générosité, l’indulgence, l’abnégation, toutes ces qualités sont contenues dans le mot « donner ».

 

Et l’égoïsme, la jalousie, l’intolérance sont des défauts contenus dans le mot « prendre ». Prendre, c’est ce que fait la nature inférieure, qui est continuellement tenue en éveil par son besoin d’accaparer, de s’imposer. Et si elle rencontre des obstacles à la réalisation de ses désirs, elle mobilise toutes ses ressources intellectuelles, affectives et volontaires pour parvenir à ses fins.

 

La nature supérieure au contraire ne cesse de donner, de jaillir, de rayonner. Elle veut éclairer, aider, soutenir. Elle ne pense qu’à projeter quelque chose d’elle-même. Elle ne cherche pas à retenir ce qu’elle possède et elle ne s’irrite pas si quelqu’un vient le lui prendre. Au contraire, elle est heureuse de voir que grâce à elle les autres se nourrissent, s’abreuvent, s’éclairent. Sa qualité fondamentale est de briller, de rayonner comme le soleil. D’ailleurs, toutes les vertus ne sont en réalité rien d’autre qu’un rayonnement, une projection de lumière du centre vers la périphérie. Les égoïstes ne peuvent pas projeter de lumière. La lumière est quelque chose qu’on détache, arrache de soi-même, elle est une manifestation d’impersonnalité, d’abnégation.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Coll. Synopsis n°1, II, 4
10 janvier 2026 - Prendre, toujours prendre ! (1)
Il existe une catégorie de gens qui ne réfléchit pas, ne pense pas, n’approfondit pas les choses et ne cherche pas des conseillers auprès de qui s’éclairer. Ils préfèrent se laisser aller, s’abandonner à tous les instincts, les appétits, les convoitises. Et alors, tout se complique : ils blessent les autres, tombent dans des colères, des passions, commettent toutes sortes d’actes répréhensibles… et après ils regrettent, mais ils ne savent plus comment s’en sortir.

 

La nature inférieure crée toujours des complications. C’est tellement vrai ! Plongez-vous juste un peu dans les affaires des humains et vous verrez : dans n’importe quel domaine, affectif, social, politique, les difficultés viennent de ce que la plupart se dirigent toujours en fonction d’un raisonnement personnel, égocentrique. Leur norme, leur règle, leur idéal, c’est toujours de prendre, non de donner. Prendre, toujours prendre au lieu de donner !

 

C’est là la cause de toutes les anomalies, de toutes les contradictions, les conflits, les révolutions, les guerres et les misères de l’humanité.

 

Si les gens étaient mieux instruits, conseillés, éclairés, sinon par leur nature divine du moins par des guides conscients et intelligents, ils auraient réalisé de vrais progrès, ils auraient évité certaines erreurs et ne seraient pas dans cette obscurité où on les voit, toujours malheureux, insatisfaits, prêts à se suicider, ou alors à détruire le monde entier seulement pour le plaisir de voir que tout brûle ou tout s’écroule ! Si les humains voulaient bien enfin écouter ou ces conseillers ou alors leur nature supérieure, la face du monde serait changée.

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., tome XI, chap. 2

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1er janvier 2026 - Pour la nouvelle année
Il dépend de vous de rendre votre vie heureuse, riche, pleine. Mais pour cela il faut apprendre à vous ouvrir, à devenir intérieurement plus généreux.

 

Pourquoi être aussi avare ? On attend toujours que ce soient les autres qui donnent quelque chose, une caresse, un sourire… Eh non, il ne faut plus attendre. C’est à vous le premier à projeter toujours plus de lumière et d’amour, à embaumer de vos émanations l’atmosphère autour de vous. À ce moment-là, même les pierres des chemins vont commencer à frémir et tous ceux qui s’approcheront de vous sentiront une vibration inconnue se communiquer à eux.

 

L’être humain est capable d’animer et de spiritualiser la matière, et non seulement la matière de ses propres cellules, mais aussi toute la nature autour de lui, et même les pierres. Pour cela il ne doit pas attendre tout des autres, mais apprendre à arracher et faire jaillir de son cœur, de son âme, des particules de lumière et d’amour.

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., tome 22 (éd. 2006), 29 novembre

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En créant l’école ésotérique de la « Fraternité Blanche » en Bulgarie au début du 20ème siècle, le Maître Peter Deunov avait choisi comme emblème un dessin symbolique :

Ce double symbole nous transmet un message pour le temps présent. Il nous appelle à une double réalisation.

Que représente l’ancre, dans les tempêtes que l’humanité traverse aujourd’hui ? Au milieu de ces innombrables conflits d’opinions, de convictions, de passions qui tiraillent les consciences, l’ancre symbolise la stabilité, la solidité, la force d’âme, l’absence de peur, l’espérance invincible qu’un disciple puise dans la méditation des grandes vérités éternelles.

 

Et au centre du dessin, deux mains grand ouvertes déversent une eau douce qui jaillit à profusion. C’est le travail de notre moi spirituel. Ce moi supérieur sait comment unir les opposés – l’intelligence et le cœur, la droite et la gauche, le masculin et le féminin – et ainsi il fait circuler l’eau… l’eau vivifiante qui vient d’En-haut, ce courant merveilleux d’harmonie et de paix.

 

Rester invariablement fort pour donner, partager, vivifier, réjouir : voilà l’idéal que nous propose cette image symbolique.

 

Quels que puissent être les évènements du monde.