La vie spirituelle est poésie

Le mot MERCI
Fermez les yeux en vous efforçant de dégager votre pensée des soucis quotidiens, et dirigez-la vers les sommets, vers les sources de la vie qui abreuvent tout l’univers. Quand vous sentez que vous avez arrêté le flot de pensées, de sentiments et d’images qui vous traversent, prononcez intérieurement le mot « merci ».
« Merci », voilà le mot le plus simple, mais aussi le plus puissant, car il dénoue toutes les tensions. En prononçant ce mot, vous vous accordez avec le monde divin, vous sortez du cercle rétréci de votre moi limité pour entrer dans la paix de la conscience cosmique…
Restez le plus longtemps possible dans cet état, et quand vous reviendrez à vous, vous sentirez que des éléments nouveaux, très précieux, se sont introduits dans votre être : la sérénité, la lucidité, la force.
Références :
O.C. tome 22 (éd. 2006), Oguen, le feu, 1er août
La source
Méditez sur l’image de la source, cette eau cristalline qui jaillit de la terre et ne cesse de couler. Même si on y jette quelques déchets, le courant les emporte. C’est ce jaillissement ininterrompu de l’eau qui fait que la source reste toujours limpide, toujours vivante, toujours pure.
Prenez la source pour modèle : faites jaillir la vie en vous, faites jaillir l’amour et vous serez toujours protégés. Les mauvaises influences, les critiques, les méchancetés, vous ne les sentirez pas. Vous ne vous apercevrez même pas qu’on a essayé de vous salir ou de vous faire du mal, car tout ce qui pourra vous arriver de mauvais, comme la source vous le rejetterez.
 
O.C., tome 20 (éd. 2008) : Voda, l’eau, 18 février
Le merveilleux
Le merveilleux est un besoin de l’âme humaine. Et ce que l’on appelle l’irréel est en vérité tout à fait réel, plus réel que ce que nous avons l’habitude de considérer comme la réalité. Combien de personnes, si elles sont sincères, doivent reconnaître que les contes de fées les plongent, pour un moment au moins, dans une sorte de ravissement ! Pourquoi ? Parce que tout y est vivant, animé, doué de parole : les rochers, les fleurs, les arbres, les animaux… Et les forces de la nature y agissent avec intelligence. Mais surtout, au-delà de leur naïveté apparente, ces contes décrivent des réalités de notre vie intérieure.
Lorsque dans certaines circonstances très particulières, le subtil, l’irréel, le féerique font irruption dans notre vie, nous nous sentons comme un arbre qui, arraché jadis à sa terre pour être transplanté dans un milieu hostile, retrouve soudain sa forêt natale où il peut à nouveau s’enraciner et revivre.
O.C., tome 20 (éd. 2008) : Voda, l’eau, 18 février

 

 

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Particules de lumière
Lorsque vous allez le matin voir le soleil se lever, pensez qu’en vous liant à lui, c’est à son esprit que vous vous liez. Oui, à l’esprit du soleil qui est l’esprit du Christ, une émanation de Dieu Lui-même. Vous exposer au soleil, le regarder ne suffit pas : pour entrer véritablement en contact avec la quintessence de sa lumière, il faut que ce soit votre esprit qui puisse s’exposer, se lier à lui, se fusionner avec lui. Au moment où vous vous plongez dans le monde de la lumière, quelques particules de cette lumière pénètrent en vous et vous recevez la révélation de la splendeur divine.
Izvor n° 228, Regards sur l’invisible, chap. VIII

 

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