Année 2025 – Regard de Sagesse pour le temps présent

“Une vieille époque, pareille à une nuit longue, pénible et obscure, s’en va.
Elle s’éloigne dans le passé du temps pour faire place à une nouvelle époque d’une culture ensoleillée.” 

28 décembre 2025 - Quel bilan pour ce quart de siècle ?
Les humains n’ont pas encore vraiment résolu les problèmes de la vie collective. Si extérieurement ils ont formé des nations, organisé des sociétés dont les membres se soutiennent, et où tous sont au service de tous et peuvent profiter de tout, intérieurement ils restent isolés, agressifs, hostiles les uns envers les autres.

 

Ces progrès qu’ils sont arrivés à réaliser dans la vie matérielle, pratique, dans le domaine de l’organisation et de la technique, ils n’ont pas su les transposer dans le domaine intérieur. C’est pourquoi malgré ces progrès l’humanité souffre toujours des mêmes maux : guerres, misères, famines, oppressions… et dans des proportions qui étaient encore inconnues jusqu’à aujourd’hui.

 

Les véritables améliorations ne pourront se produire que grâce à un profond changement des mentalités. C’est psychiquement, spirituellement, que les humains doivent se sentir liés pour parvenir à former la seule société véritable : la fraternité universelle intérieure. Lorsque chaque individu s’efforcera d’atteindre la conscience supérieure de l’unité, alors les sociétés, les peuples, les nations commenceront à vivre dans la paix et la liberté.

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. tome 21 (2006), 19 septembre

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16 décembre 2025 - Icônes, statues, crèches… : de simples formes porteuses de sens
Il y a eu dans l’histoire* des gens qui avaient sans doute si bien médité les paroles de Jésus sur l’adoration « en esprit et en vérité », qu’ils ont voulu faire interdire toutes les statues, toutes les images saintes. Ce qui a donné lieu à des luttes sanglantes ; parce que les autres évidemment, qui tenaient à ces images, ripostaient violemment… et là aussi, c’était une attitude erronée.

 

Pourquoi vouloir supprimer les images ?… La question n’est pas d’avoir des images saintes ou de ne pas en avoir, la question est de savoir comment les considérer.
Les initiés ont sur ce point une attitude très sage : ils n’ont pas besoin de lieux de culte, d’églises ou de temples, ils n’ont pas besoin de statues ni d’icônes ; mais lorsqu’ils entrent dans un sanctuaire quel qu’il soit, ils s’inclinent devant les images, parce qu’ils savent que derrière ces représentations se cache toute une science et une pédagogie. Une image, une statue n’est pas un but en soi, mais seulement un instrument, un support pour la pensée, pour la prière.

 

D’ailleurs, ce principe n’est pas seulement valable pour les images saintes, mais pour tout ce qui existe.

 

(…) Il n’est pas mauvais de s’attacher à certains objets, cela peut même être utile, mais il ne faut pas en rester là. Il faut prendre un objet matériel – un crucifix, une statue, une icône, une médaille – comme un point de départ et, par la méditation, se mettre dans un certain état pour entrer en relation, à travers cet objet, avec des entités spirituelles. Ce n’est pas le crucifix, la statue ou la médaille eux-mêmes qui vont vous aider, vous protéger, mais ils vous permettront d’entrer en communication avec la Divinité. Les formes sont utiles, nécessaires même, seulement il ne faut pas s’y arrêter : il faut les considérer toujours comme le point de départ pour rechercher un principe qui est au-delà, et se lier à ce principe pour acquérir toutes les qualités qu’il représente.

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, coll. Synopsis 2, partie VI, 1
*Aux VIII-IX° siècles à Byzance
7 décembre 2025 - Travailler de ses mains
Une histoire raconte que dans un couvent vivait un moine très gentil, mais naïf et sans instruction. Il n’était capable de rien faire d’autre que de laver la vaisselle et de balayer ; mais il avait pris ces tâches très à cœur et, quand il faisait la vaisselle, il répétait avec ferveur : « Seigneur, comme je lave ces assiettes, que mon âme soit lavée ! » Et quand il balayait, il répétait : « Comme je nettoie ce plancher, que mon cœur soit nettoyé de toutes ses impuretés ! » … Et ainsi de suite. En priant pendant des années de cette manière, il devint si pur, si sage, si éclairé que bientôt des évêques et des cardinaux vinrent le consulter, parce qu’il était visité par le Saint-Esprit.

 

Vous direz que c’est une légende. C’est possible, mais elle contient une idée qui est à prendre au sérieux. Celui qui fait un travail dans le plan physique en y mettant toute son ardeur et sa conscience sent naître en lui l’amour, la « chaleur » pour ce travail ; et parce que son cœur se réjouit, une clarté finit par jaillir dans son esprit. La lumière est un produit de la chaleur qui est elle-même un produit du mouvement.

 

Vous comprenez donc que le travail dans le plan physique est indispensable pour l’évolution de chacun. Même si personne ne vous le demande, il faut vous y obliger vous-même : cela se reflètera d’une façon bénéfique sur votre santé d’abord, bien sûr, mais aussi sur votre compréhension des choses. Chaque fois que vous avez l’occasion de nettoyer, de ranger, de laver, de coudre, de bricoler, même s’il vous est possible de le faire faire par d’autres, faites-le vous-même, ne vous montrez jamais négligent. Dites-vous bien que ce n’est pas en laissant le travail matériel aux autres que vous serez plus évolué. Il faut se débarrasser une fois pour toutes de ces conceptions erronées concernant la vie spirituelle.

 

La véritable lumière, on ne la perd pas en travaillant de ses mains, au contraire. C’est grâce au travail qu’on l’entretient : on comprend mieux les choses et on fait des découvertes.

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Synopsis 2, partie VII, 2

 

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24 novembre 2025 - Manger avec amour
… Ensuite, en prenant la nourriture et en la mangeant, pensez à elle avec beaucoup d’amour. À ce moment-là, la nourriture s’ouvre. Il n’y a qu’à regarder les fleurs, la végétation, toute la nature : quand le soleil chauffe les fleurs, elles s’ouvrent ; quand il disparaît, elles se ferment. Et la nourriture, si vous ne l’aimez pas, elle ne vous donnera presque rien, elle se fermera. Mais aimez-la, mangez-la avec amour, donnez-lui de la chaleur, elle s’ouvre, elle exhale son parfum, elle vous donne toutes ses particules éthériques.

 

Les gens mangent sans amour, automatiquement, seulement pour combler un vide. Mais mangez ne serait-ce qu’une semaine avec amour, vous verrez dans quel état merveilleux vous vous sentirez.

 

Je sais bien qu’il est inutile de parler de l’amour à la plupart des humains, ils ne savent pas ce que c’est : ils ne savent pas saluer avec amour, marcher avec amour, parler avec amour, regarder avec amour, respirer avec amour, et même dormir avec amour… L’amour, ils ne le connaissent que lorsqu’ils sont au lit avec quelqu’un. Mais ce n’est pas encore ça, le véritable amour. S’ils aimaient vraiment comme il faut, tout le Ciel serait avec eux.

 

Donc, en mangeant, on pourra développer son intelligence et aussi apprendre à aimer.

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., tome XVI, chap. VIII

 

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17 novembre 2025 - Le sang des animaux
Il faut aussi que vous sachiez que lorsque l’on conduit les animaux à l’abattoir, ils devinent le danger, ils sentent ce qui les attend et ils ont peur. Cette peur provoque un dérèglement dans le fonctionnement de leurs glandes, qui sécrètent alors un poison. Rien ne peut éliminer ce poison, qui va s’accumuler dans l’organisme de celui qui mange de la viande, et sa présence n’est évidemment pas favorable à la santé de cet homme ni à la longueur de sa vie.
……
En apparence, la guerre est due à des questions économiques ou politiques, mais en fait, elle est une conséquence de tout ce massacre que nous faisons des animaux. La loi de justice est implacable et elle oblige l’humanité à payer en versant autant de sang que les hommes en ont fait verser aux animaux. Que de millions de litres de sang répandus sur la terre et qui crient justice vers le Ciel ! La vaporisation de ce sang attire non seulement des microbes, mais des milliards de larves et d’entités inférieures du monde invisible.
Nous tuons les animaux, mais la nature est un organisme, et en tuant les animaux, c’est comme si nous touchions certaines glandes de cet organisme. À ce moment-là, les fonctions se modifient, et quelque temps après la guerre éclate chez les humains… oui, parce qu’on a massacré des millions d’animaux pour les manger, sans savoir qu’ils étaient liés dans l’invisible à des êtres humains et que ces humains doivent donc mourir avec eux.

 

En tuant les animaux, ce sont les hommes que l’on tue. Tous disent qu’on doit enfin faire régner la paix dans le monde, qu’il ne doit plus y avoir de guerre. Mais la guerre durera tant que nous continuerons à tuer les animaux, parce qu’en les tuant, c’est en nous-mêmes que nous détruisons quelque chose.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., tome XVI, ch. IV (Conférence du 14.11.1945)

 

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9 novembre 2025 - Petits gestes, grandes conséquences
Vous voulez développer votre intelligence ? Eh bien, vous en aurez l’occasion pendant les repas, chaque fois que vous voudrez vous servir des objets qui sont sur la table. Tâchez de les prendre ou de les poser sans les heurter, sans rien bousculer à côté : ce sera l’occasion de faire preuve d’attention, d’adresse, de concentration, de prévoyance.

 

C’est formidable ce que peut gagner l’intelligence seulement pendant les repas ! Quand je vois comment les personnes cognent leurs couverts ou les laissent retomber bruyamment, je sais déjà les défauts de leur intelligence. Ils ont beau être diplômés de plusieurs universités, je trouve qu’ils ont encore de grandes lacunes intellectuelles. Mais oui ! à quoi servent les diplômes si on ne sait pas voir, calculer, évaluer les distances ? On veut, supposons, déplacer un verre, mais on n’a pas vu à quelle distance il est devant ou derrière un autre objet… et toc ! on le heurte. C’est un petit détail, mais il révèle un défaut qui va se manifester en beaucoup plus grand dans la vie.

 

Ces petites maladresses pendant les repas annoncent que, dans la vie courante, certains commettront beaucoup de dégâts. C’est l’indice qu’il leur manque une certaine attention intérieure, et on peut voir déjà sur une petite échelle ce qu’ils feront dans les évènements importants de l’existence : comment ils parleront, comment ils agiront, sans attention, en bousculant les autres, en les heurtant… Et ils mettront des années à réparer leurs gaffes et à souffrir. C’est prévisible. Rien qu’en voyant quelqu’un manger… sa façon de toucher les objets, de les saisir brutalement ou sans les tenir assez solidement, on peut tirer des conclusions sur son avenir.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Œuvres Complètes, t. XVI, chap. VIII

 

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2 novembre 2025 - L'au-delà (2) : Passage dans les plans supérieurs
… Ensuite, ils montent plus haut dans la région du plan mental supérieur, le plan causal ; et toutes les richesses, tous les trésors de la sagesse leur sont offerts, tous les mystères de l’univers leur sont révélés, toute la beauté des régions célestes leur est montrée.

 

Puis ils montent plus haut encore dans le plan bouddhique, et là, unis à l’Âme universelle, ils vivent une vie de bonheur indescriptible.

 

Après, ce qui se passe dans le plan atmique, il n’y a pas de mots pour l’exprimer. C’est la fusion complète avec le Créateur.

 

Et lorsque l’âme doit se réincarner, elle repasse par les mêmes régions, atmique, bouddhique, causale, astrale… en prenant dans chacune des matériaux pour s’en faire un vêtement, c’est-à-dire un corps de plus en plus dense au fur et à mesure de sa descente dans la matière.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. tome 32, ch. XV

 

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30 octobre 2025 - La haute pédagogie de l'au-delà (1) : le plan astral
Tous ceux qui se sont enfoncés dans une vie de débauches, d’injustices, de méchancetés, de cruautés, et qui ont réussi à échapper à la justice humaine, se trouvent, quand ils meurent, confrontés dans le plan astral à tout le mal qu’ils ont fait. Ils ne peuvent plus découvrir aucun refuge nulle part, car ils n’ont plus le corps physique qui les protège et les insensibilise. Ils éprouvent exactement toutes les souffrances qu’ils ont fait subir à d’autres êtres quand ils étaient sur terre.

 

(…) Ce n’est pas que l’Intelligence cosmique veuille se venger ou les punir. Elle veut seulement que l’être humain devienne parfaitement conscient de tout ce qu’il a fait sur la terre. Car souvent il a fait souffrir des êtres sans même s’en rendre compte, et cette ignorance est inacceptable, elle l’empêche d’évoluer. L’Intelligence cosmique nous fait donc passer par les souffrances que nous avons infligées aux autres, pour que nous comprenions bien ce que nous avons fait et que nous puissions nous corriger. Le temps que nous passons là dépend de la gravité de nos fautes. Certains qui n’ont pas commis de grands crimes franchissent vite cette étape, alors que d’autres resteront longtemps dans les souffrances.

 

Quand l’être a payé exactement cette dette, il entre dans la première région de l’astral supérieur, et là, il vit dans la joie, dans l’émerveillement à cause du bonheur qu’il a donné aux autres sur la terre. Tout ce qu’il a fait de bon pour eux, les aider, les encourager, leur donner de l’espoir, éveiller en eux la foi ou l’amour, il doit le vivre aussi, amplifié à l’infini. C’est alors seulement qu’il se rend compte de ce qu’il a fait sur la terre. Car il arrive que certains êtres très évolués fassent du bien sans jamais savoir combien de personnes ils ont rendues heureuses, à combien de gens ils ont apporté la joie, le bonheur, la vie : ils l’ont fait instinctivement, sans y penser. Mais l’Intelligence cosmique veut que l’on connaisse tout. Alors après leur mort, il faut que ces bienfaiteurs inconscients voient, comprennent, sentent tout le bien qu’ils ont pu faire. Et ils en restent éblouis.

 

Ensuite, ils monteront plus haut, dans la région du plan causal…

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. tome 32, ch. XV « La mort et la vie dans l’au-delà »

 

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22 octobre 2025 - Réussir à pardonner (2)
Quelqu’un se montre très injuste envers vous, il est tellement méchant que vous ne pouvez pas faire autrement que de le détester. Vous ne cessez de ruminer tous les torts qu’il vous a faits et les moyens que vous pourriez trouver pour riposter. Vous ne pouvez presque plus penser qu’à ça.

 

Eh bien, c’est très dangereux car vous êtes en train de vous détruire !

 

Voici ce que vous devez faire. Dites-vous : « C’est vrai, cette personne est odieuse… mais la pauvre, pour être si méchante, il faut qu’elle soit bien misérable. Les conditions dans lesquelles elle a vécu étaient certainement très mauvaises. Alors plutôt que de vouloir me venger d’elle, moi qui suis plus privilégié, il faut que je l’aide en ne lui envoyant que de bonnes pensées et de bons sentiments. »

 

Peu à peu la compréhension, la compassion feront leur travail, vous commencerez à lui pardonner… Et c’est ainsi que vous vous libérez. Faites-le au moins pour vous, pour vous débarrasser du poids de la haine, et vous serez soulagé, apaisé.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2001, 20 avril

 

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14 octobre 2025 - Mériter d'être pardonné (1)
Vous avez fait du tort à quelqu’un et vous allez lui présenter des excuses.
C’est très bien. Mais vous devez aussi réparer les dégâts : c’est alors seulement que vous serez quitte. Dire à quelqu’un que vous avez lésé : « Je suis navré, pardonnez-moi », ça ne suffit pas, et la loi divine vous poursuivra jusqu’à ce que vous ayez réparé le mal.
Vous direz : « Mais si cette personne que j’ai lésée me pardonne … ? » Non, la question n’est pas réglée aussi facilement : la loi est une chose, et la personne en est une autre. La personne vous a peut-être pardonné, mais la loi, elle, vous poursuivra jusqu’à ce que vous ayez réparé jusqu’au dernier centime.

 

Évidemment, celui qui pardonne fait preuve de noblesse, de générosité, il échappe aux rancunes, aux tourments qui l’auraient maintenu dans les régions inférieures du plan émotionnel. Si Jésus nous demande de pardonner à nos ennemis, c’est pour que nous arrivions à nous libérer des pensées et des sentiments négatifs qui nous désagrègent.
Mais le pardon ne règle pas la question : le pardon libère les victimes, ceux qui ont été maltraités, lésés, mais il ne libère pas les coupables, ceux qui ont commis les fautes.
Pour se libérer, le coupable doit réparer.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2013, 10 septembre

 

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7 octobre 2025 - La petite veilleuse
Je me rappelle que dans le passé, en Bulgarie, il y avait dans chaque maison une petite niche où était placée une icône devant laquelle on venait chaque soir allumer la veilleuse et se recueillir un instant afin d’être protégé pendant la nuit.

 

Cette coutume existait aussi dans d’autres pays, mais maintenant elle est presque partout abandonnée. Les humains ont perdu le désir de se lier, eux et toute leur famille, avec les puissances lumineuses qui peuvent les guider, les protéger. Ils ne croient même plus à la possibilité de cette protection invisible ; ils ont d’autres protections, physiques, matérielles, grâce auxquelles ils se croient davantage à l’abri.
Sur certains plans c’est vrai, mais sur d’autres non. C’est bien d’être protégé dans le plan physique, et la technique met chaque jour au point de nouveaux appareils pour assurer la sécurité des gens. Mais il est indispensable aussi d’être protégé du point de vue spirituel par des courants ou des entités célestes.

 

Maintenant, ce lieu dont je vous parle, cette place qu’il est bon d’aménager dans sa maison et de purifier pour y installer la Divinité, c’est seulement la concrétisation physique d’un autre lieu invisible, dont Jésus parlait en disant : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret. »
Cette chambre secrète, c’est un état de conscience. Et quand on atteint cet état fait d’abnégation, de bonté, de sacrifice, d’amour, on peut toucher le Seigneur qui est paix, qui est lumière, qui est vie.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C. tome 32, chap. XXV

 

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24 septembre 2025 - Nourrir le cerveau
Les humains sont habitués à se nourrir d’éléments solides, liquides, gazeux… Mais que font-ils du quatrième élément, l’élément igné, le feu, la lumière ? Pas grand-chose. Rien. Ils ne savent pas se nourrir de la lumière, qui est pourtant encore plus nécessaire que l’air.
L’être humain a besoin de se nourrir de lumière pour nourrir son cerveau.
Le cerveau veut manger lui aussi, et sa nourriture c’est la lumière. C’est elle qui éveille les facultés qui permettront de pénétrer dans le plan éthérique.
Vous direz qu’en mangeant, buvant et respirant, on nourrit déjà son corps tout entier, y compris le cerveau. Oui, mais tant que l’homme se contente de nourrir son cerveau de particules solides, liquides et gazeuses, ce ne sont pas encore les éléments dont il a le plus besoin pour évoluer, et il restera très limité dans sa compréhension.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, t. 22 (éd. 1986), 29 décembre.

 

La lumière est une nourriture que vous pouvez chaque jour absorber et assimiler pour qu’elle devienne en vous sentiment, pensée, inspiration.
(…) La tradition rapporte qu’un jour Zoroastre demanda au dieu Ahura Mazda comment se nourrissait le premier homme, et le dieu lui répondit : « Il mangeait du feu et il buvait de la lumière. » Pourquoi ne pas apprendre, nous aussi, à manger du feu et à boire de la lumière pour revenir vers la perfection du premier homme ?

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Brochure 323, « Méditations au lever du soleil », 19

 

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17 septembre 2025 - Restaurer les vraies valeurs
Tous ceux qui ont rejeté le lien avec le monde divin en pensant : « Ce qui compte, c’est de travailler à organiser matériellement la société ; croire ou ne pas croire en Dieu n’a aucune importance », se trompent, parce qu’au bout d’une certaine période, cette société dégénèrera. Comme elle n’aura pas un point central autour duquel tourner, elle se décomposera. Et eux-mêmes cesseront d’être des créatures sociales parfaites : il se glissera parmi eux la cupidité, le parti pris, l’injustice. C’est ainsi que toutes les sociétés, tous les empires, tous les royaumes finissent par faire faillite : parce qu’ils n’ont pas un point solide auquel s’accrocher pour empêcher les forces négatives de se développer.

 

Quand une société est bien centrée sur un idéal spirituel élevé, sublime, il circule en elle une telle force que tous les fauves intérieurs sont terrassés, domptés, ils n’osent plus se manifester. À ce moment-là, il y a beaucoup plus de possibilités d’établir des lois justes, et beaucoup plus de chances que tous les membres de cette société vivent dans l’abondance et l’harmonie. Mais quand l’intensité spirituelle commence à baisser, quand le centre n’est plus là, il s’éveille des forces négatives qui prennent possession des individus, et plus rien ne les arrête, plus rien ne les retient. Si tellement de malheurs se sont abattus sur la terre, c’est parce que les humains ont laissé s’affaiblir en eux et dans la société toutes les forces divines et bénéfiques.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 202, chap. V

 

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9 septembre 2025 - La source au fond du coeur
Quelqu’un vient se plaindre à moi :
– Je ne sais pas ce qui m’arrive, je me sens vide, j’ai perdu le goût de vivre, toutes mes inspirations m’ont quitté.
Je le regarde, je vois qu’en effet il ne comprend pas pourquoi il est dans ce piteux état.
– Voilà… C’est parce que vous avez arrêté la source.
– Quelle source ? Je n’ai rien arrêté du tout.
– Si, vous avez arrêté la source en vous. Et comme l’eau ne coule plus, l’herbe et les fleurs ont séché, les oiseaux sont partis, et les humains ne viennent plus fréquenter un endroit aussi vide et triste.

 

Cette eau dont je parle est symbolique. Cette eau c’est l’amour. L’eau, la vie, l’amour, c’est la même chose… les plans sont différents, mais la réalité est la même. Tant qu’il n’y a pas d’amour, c’est le désert. Personne n’a envie de s’installer dans un désert. Le désert, on le traverse, on ne s’y installe pas, on marche jusqu’à ce qu’on trouve un point d’eau justement, une oasis.

 

L’herbe, les fleurs, les oiseaux, ce sont les sentiments, les pensées, les émotions, avec leurs formes, leurs couleurs, leurs parfums, leurs chants. Parce que vous avez eu quelques déceptions ou contrariétés, vous vous fermez, vous perdez votre amour, votre enthousiasme. Eh bien, est-ce que c’est intelligent ? Ça ne changera rien aux évènements qui vous chagrinent, et en plus, vous-même vous vous privez de quelque chose. Donc double inconvénient ! Quels que soient les chagrins, les difficultés, laissez votre source couler, vous deviendrez plus riche… oui, plus riche de toutes sortes de présences qui viendront embellir votre vie.

 

 

C’est pour votre bonheur que je vous dis cela.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 232, chap. IV (extraits)

 

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2 septembre 2025 - Éloge de la lumière
Savez-vous que l’esprit qui vous parle en passant par un cerveau et une bouche, c’est une parcelle de la lumière du soleil ?
La lumière chante à travers les humains.
C’est la lumière qui pense, qui parle, qui crée.
Enlevez les rayons du soleil, tous les êtres tomberont à terre, se désagrègeront, deviendront poussière.
Au fur et à mesure que la réception de la lumière solaire dans l’âme humaine se fait plus intense, elle s’y reflète sous forme d’intelligence, d’harmonie, de beauté, de noblesse, de force.
C’est la lumière qui chante à travers la bouche des chanteurs.
C’est la lumière qui vous regarde à travers de beaux yeux.
C’est la lumière qui joue à travers les mains des virtuoses.
C’est la lumière qui crée tout ce que vous voyez de grandiose et de beau dans le monde.

Toute la science est là. La science que l’on cachait dans les mystères de l’ancienne Égypte ou dans ceux de l’Inde était basée sur ce que je vous dis aujourd’hui.
L’alpha et l’oméga, c’est la Lumière.
Au commencement était la Lumière et la Lumière, c’était Dieu Lui-même.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Conférence du 24 mai 1945, brochure « La Lumière – Esprit vivant »

 

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26 août 2025 - L'apprentissage de toute une existence (2)
(…) à son tour il a des enfants et c’est alors que, pour les nourrir, les habiller, les instruire, devenu père ou mère il commence à faire de véritables sacrifices.

 

…Cependant si on analyse davantage, on verra que, là encore, ce sacrifice contient des motifs cachés : les enfants grandiront, deviendront peut-être des gens remarquables ; eux-mêmes, les parents, vieilliront, seront exposés à la maladie et il leur faudra un soutien, etc. Donc si vous poussez vraiment l’analyse, vous verrez qu’en réalité le sacrifice pur n’existe pas. Il s’y cache toujours un calcul – sinon un intérêt matériel et grossier, du moins un intérêt plus subtil : avancer, évoluer, s’éclairer, se perfectionner. La différence réside en ceci, que ce second intérêt est spirituel, impersonnel et n’apporte aucun préjudice à personne, il est même un bien pour le monde entier ; alors que le premier se satisfait au détriment d’autrui.

 

Il existe un intérêt tellement large et vaste qu’il embrasse les intérêts de toute la collectivité. C’est celui qui est accepté dans une école initiatique. On ne vous accusera jamais d’être rempli d’intérêt pour la sagesse, pour l’amour, pour la paix, la pureté, la bonté, parce que ces vertus ne font pas de mal, ne détruisent rien, ne dérangent pas l’évolution collective de l’organisme cosmique. Mais si votre intérêt est seulement égoïste, sachez que vous êtes encore loin de l’évolution divine telle que les initiés la conçoivent.

 

Il faut analyser tout ce qu’on fait, tout ce qu’on pense, tout ce qu’on sent, tout soumettre à l’examen et chercher quel intérêt se cache derrière. Vous verrez que très peu de choses résisteront à cet examen et apparaîtront impersonnelles et pures.

 

Maintenant si vous voulez savoir dans quel cas c’est vraiment votre moi supérieur qui se manifeste, c’est très facile. C’est une sensation qui ne vous trompera jamais : vous le saurez d’après la joie que vous éprouverez, une joie pure et sans mélange. (…) La joie pure, délirante, extatique, on ne peut la goûter que si l’on donne sans rien attendre, sans rien demander. Le secret de la joie, c’est de donner sans regretter et sans souffrir. Ceux qui peuvent y arriver sont les plus privilégiés : ils ont compris le sens de la vie. Ils peuvent être des pères et des mères.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, brochure n° 102 (éd. 1972) « Le sacrifice »

 

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20 août 2025 - L'apprentissage de toute une existence (1)
Regardez l’enfant : tout petit, il pleure, il crie, il exige, il menace. Il ne pense ni à sa mère, ni à son père, ni à ses frères et sœurs. Il faut que tout le monde lui obéisse, il est terrible, c’est un véritable tyran : « Que faites-vous ? Vous êtes ici pour m’aider, je dois grandir, moi. J’ai des idées, je veux devenir le roi du monde. » Il tape avec son petit pied, il serre ses petits poings et n’accepte les explications de personne. Quelle force, quelle décision, quelle puissance ! Il est résolu à lutter avec le monde entier sans fléchir et sans obéir. Naturellement on lui pardonne tout, c’est un bébé, tous sont autour de lui pour satisfaire ses caprices.

 

Mais plus l’enfant grandit, plus il s’aperçoit que le monde n’est pas comme il se l’imaginait ; on exige de lui de petites choses : apporter de l’eau à son vieux grand-père, rendre quelques services, se laver, ranger ses vêtements… Mais il n’est pas encore question de sacrifice : les enfants obéissent pour un bonbon, un chocolat ; on leur promet une récompense s’ils sont sages ; ils travaillent pour avoir des cadeaux.

 

Un peu plus grand, quand il rencontre un autre enfant comme lui, il commence à penser : il s’aperçoit qu’il doit changer ses méthodes, céder, faire des concessions, parce qu’il est obligé de fréquenter les autres pour leur parler et jouer avec eux. Quelquefois il sort son mouchoir et verse de petites larmes, car il doit faire des sacrifices, mais il a toujours une idée cachée derrière la tête !

 

Plus tard, cet enfant qui a encore grandi prend sa plus belle plume, du beau papier, et commence à écrire un poème : il jure qu’il est rempli d’un amour désintéressé… Mais n’en croyez rien, car au fond, comme je viens de vous le dire, il y a toujours une idée cachée …cachée même pour lui.

 

Enfin, l’enfant est devenu adulte, à son tour il a des enfants, et c’est alors que, pour les nourrir, les habiller, les instruire, …

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, brochure n° 102 (éd. 1972)

 

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12 août 2025 - Entrer dans le silence
Combien de voyageurs parlent avec émerveillement des expériences qu’ils ont faites dans le désert ou sur un sommet de montagne ! Face à l’immensité, en se laissant imprégner par le silence qui règne dans ces lieux, ils ont eu, disent-ils, la révélation d’un autre temps, d’un autre espace… et un savoir mystérieux inscrit en eux de toute éternité s’est soudain dévoilé à leur conscience. Ils ont senti une Présence qui échappe à toute explication, mais qu’ils ont été obligés de reconnaître comme quelque chose de réel, et même comme la seule réalité.

 

Parce qu’ils confondent silence et solitude, beaucoup de gens fuient le silence de la nature. Comment ne sentent-ils pas que ce silence est un lieu habité ?

 

Le vrai silence est peuplé d’êtres innombrables : dans les forêts, les lacs, les océans, les montagnes, et sous terre aussi, partout le Créateur a placé des habitants. Même le feu est habité. L’éther, le soleil, les étoiles, tout est habité. N’avez-vous jamais senti que les étoiles vous adressaient des signes dans le silence de la nuit ?

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, brochure n° 310, III

 

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5 août 2025 - Les vrais miracles
Cessez d’attendre que quelqu’un, d’un seul coup, en posant sa main sur vous ou en prononçant quelques formules magiques, vous donne l’illumination… N’attendez pas de miracles. Les plus grands miracles sont déjà là autour de vous, à chaque minute de chaque jour.

 

On demande toujours des évènements sensationnels, mais même si ces évènements se produisent, ceux qui y assistent ont vite fait de tout oublier. Il y a eu dans le passé des initiés qui faisaient des prodiges. Bien sûr, pendant quelque temps les gens étaient impressionnés, mais cela ne les empêchait pas de continuer à s’amuser et à commettre des crimes. Et regardez Jésus : il faisait des miracles devant une foule émerveillée. Et après l’avoir accueilli triomphalement dans Jérusalem en criant « Hosanna au fils de David ! », peu de temps après cette même foule criait « crucifiez-le ! » Donc, souvent, faire des miracles ne sert qu’à amuser le public.

 

Les miracles, pour moi c’est le soleil qui se lève, une fleur qui s’ouvre, un enfant qui sourit, un insecte qui se fraie un chemin dans l’herbe… Les miracles, ce sont les étoiles, c’est l’homme lui-même, la façon dont il est construit. Et le plus grand miracle, c’est la transformation du cœur humain. Pourquoi ? Parce que c’est la chose la plus difficile.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 207, chap. VII

 

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23 juillet 2025 - Une alchimie à la portée de tous
Si nous savons comment manger avec amour, nous deviendrons les meilleurs alchimistes.

 

Les alchimistes cherchaient la pierre philosophale pour transformer tous les métaux en or. Un alchimiste doit être plus qu’un bon chimiste : le chimiste n’est pas obligé d’introduire dans ses expériences d’autres éléments que les éléments matériels ; l’alchimiste, oui. Voilà pourquoi beaucoup d’alchimistes qui connaissaient parfaitement la formule de la pierre philosophale ne parvenaient pas à obtenir de résultats, bien qu’ils aient tout soigneusement préparé : ils n’étaient pas encore de bons, de vrais alchimistes.

 

Le véritable alchimiste sait qu’en plus des éléments chimiques, matériels, qu’il a préparés d’après la formule, il doit encore émaner de lui une force qui provoque un processus particulier.

 

Intellectuellement, beaucoup connaissaient des secrets, mais ils ne parvenaient pas à obtenir de résultats parce qu’ils ne possédaient pas la puissance et les vertus nécessaires. Fabriquer la pierre philosophale est moins un processus physique qu’un processus psychique et spirituel. Celui qui veut obtenir la pierre philosophale doit étudier les vertus et les réaliser en lui. C’est à cette seule condition que la matière lui obéira.

 

Tant qu’on mange n’importe quoi, n’importe comment, sans faire participer sa conscience à cet acte, sans éprouver de l’amour pour les aliments et de la reconnaissance envers le Créateur, on est un chimiste, mais pas un bon alchimiste. Tandis que celui qui mange avec amour et conscience change les processus et transforme les aliments en or pur.
Omraam Mikhaël Aïvanhov, brochure 162 « La nutrition », (éd. 1974)

 

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15 juillet 2025 - 5 symboles du travail intérieur
Quand vous arrivez à transformer vos pensées et vos sentiments ordinaires, médiocres, mesquins, en pensées et sentiments nobles, généreux, désintéressés, vous travaillez avec la pierre philosophale qui transmute les métaux vils en or.

 

Quand, par une vie pure, vous régénérez les cellules de votre organisme, vous travaillez avec l’élixir de la vie immortelle.

 

Quand vous vous efforcez d’apporter aux êtres la lumière et la chaleur, vous travaillez avec la panacée universelle : alors, partout où vous allez, les humains se sentent mieux, les douleurs les quittent, leurs soucis disparaissent et ils reprennent courage. C’est l’effet que produisent certains très bons médecins : leur seule présence soulage les malades.

 

Quand vous prenez l’habitude de vous concentrer sur des sujets très élevés, vous recevez des messages de l’univers, comme si les objets et les êtres venaient se refléter dans un miroir.

 

Quand vous parvenez à exercer une grande maîtrise sur vous-même, vous commencez à entrer en possession de la baguette magique qui donne tous les pouvoirs. N’oubliez jamais qu’on ne peut réellement être puissant à l’extérieur que lorsqu’on a réussi à dominer son être intérieur.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 236 « De l’homme à Dieu », chap. V

 

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2 juillet 2025 - L'avenir et le pot au lait
Pourquoi ne pas donner à la pensée une activité bénéfique, en travaillant chaque jour à créer l’avenir le plus merveilleux ? Les gens vivent toujours dans le passé, ils reproduisent sans cesse leur passé. Souffrir, faire des bêtises, c’est ça le passé. Au contraire vivre dans l’avenir, c’est vivre dans tout ce qui est le plus splendide, le plus salutaire, et qui n’existe pas encore. En le vivant par la pensée, cela existe déjà. Alors lancez-vous, vivez dans l’avenir et ce sera votre présent. Tandis que maintenant votre présent, c’est le passé, vous répétez continuellement le passé.

 

Vous connaissez l’histoire de cette jeune femme de la fable, qui allait au marché avec un pot de lait sur la tête ; en chemin elle imaginait tout ce qu’elle pourrait acheter avec l’argent du lait : des œufs, puis des poules, puis un cochon, une vache… Elle était si contente qu’elle s’est mise à sauter, et le pot est tombé et s’est cassé. Donc vous voyez, elle vivait déjà dans ses projets, elle vivait dans l’avenir, mais… elle ne devait pas sauter !

 

Et vous non plus. Vivez dans l’avenir mais ne sautez pas, c’est-à-dire pensez, nourrissez des projets, mais n’agissez pas encore comme si c’était réellement arrivé, sinon tout tombera par terre. Si vous dites : « donnez-moi ci, donnez-moi ça, parce que je suis archimilliardaire » alors que vous n’avez pas un sou, ou : « je suis le plus grand savant » alors que vous ne savez rien, c’est ça « sauter » prématurément, et on vous mettra en prison ou on vous prendra pour un fou.

 

Donc ne sautez pas, mais travaillez chaque jour à créer l’avenir. Goûtez par la pensée l’avenir le plus merveilleux. Travaillez et attendez : un jour la réalisation viendra.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, brochure n° 129 (éd. 1975), p. 16-17

 

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24 juin 2025 - Un cadeau vraiment magique
Si vous voulez gagner l’amour ou l’amitié de quelqu’un, sachez que tous les moyens pour y parvenir comme l’argent, la séduction, la violence, les cadeaux (bien que tout le monde les utilise parce qu’ils sont les plus faciles) sont interdits, sauf la lumière. Oui, le seul moyen reconnu par le Ciel et qui est en même temps le plus puissant, c’est d’envoyer aux êtres dont on souhaite se faire aimer des cadeaux de lumière spirituelle que l’on répand autour d’eux… Leur âme, qui sentira la présence d’une entité bénéfique, vous appréciera de plus en plus.

 

Vous voulez que des amis chez qui vous allez soient heureux de vous recevoir ? Ne vous conduisez pas comme la plupart des gens, qui vont rendre visite à leurs parents ou leurs amis au moment où ils sont dans les ténèbres, irrités, angoissés. Avant d’entrer dans une maison, recueillez-vous quelques instants en pensant que cette maison et ses habitants sont plongés dans la lumière. Comment ne seraient-ils pas alors heureux de vous recevoir !

 

La lumière doit être votre préoccupation constante. Où que vous soyez, dès que vous avez un moment de libre, pensez à la lumière. Si vous sentez votre âme obscurcie par un chagrin, une difficulté, un doute, allez vers la lumière, parlez-lui, dites-lui : « Ô lumière, toi qui es la plus intelligente, entre en moi, viens éclairer mon cœur, mon cerveau… » Et la lumière vient et vous éclaire. Et quand vous voulez aider quelqu’un qui est dans le malheur, envoyez-lui par la pensée des rayons lumineux, pénétrez-le de ces rayons.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 212 « La lumière, esprit vivant », chap. V

 

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17 juin 2025 - D'autres méthodes à trouver
N’oubliez jamais ceci : si vous arrivez à vaincre vos ennemis de la façon ordinaire, c’est-à-dire par la violence, la puissance de l’argent, la calomnie ou la ruse, etc., cela ne veut pas dire que vous avez réussi à les vaincre définitivement. Ils ne sont jamais vaincus par ces armes-là. Ils gardent toujours contre vous une animosité, ils ne peuvent pas vous pardonner, et vous aurez à nouveau des histoires avec eux, si ce n’est dans cette incarnation, alors dans la prochaine. La lutte ne sera jamais finie.

 

Supposons même que vous ayez exterminé votre ennemi : c’est seulement son corps physique que vous avez fait disparaître. En réalité on ne peut jamais anéantir un être, parce qu’il a une âme immortelle. Et depuis l’autre côté il continue à vous détester et à vouloir se venger. Donc la guerre continue, ce n’est jamais fini. Ces méthodes préhistoriques que les humains se transmettent de génération en génération ne peuvent pas résoudre les problèmes.

 

On se trompe, tout le monde se trompe, des pays entiers se trompent dans l’idée qu’ils vont anéantir tel ou tel pays par les armes, l’espionnage, la violence. Un pays peut toujours arriver à triompher d’un autre pour un certain temps, mais tôt ou tard l’autre prendra sa revanche.

 

Il y a donc d’autres méthodes à trouver.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., t. XXI (éd. 1977), 5 juillet ; et P. Qu. 2010, 26 août

 

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8 juin 2025 - Inaltérable dignité de l'esprit
« Que devons-nous faire ? direz-vous, affermir l’esprit, l’éclairer, l’assagir, l’éduquer ? » Non, l’esprit n’en a pas besoin. C’est du corps physique que l’on doit s’occuper : le renforcer, le purifier, le sublimer, le spiritualiser. Les alchimistes avaient raison : ils ne s’occupaient que de la matière, ils voulaient transmuter la matière en remplaçant certains éléments grossiers par d’autres plus subtils, plus sensibles. Et nous aussi, nous devons veiller à donner à notre corps physique une nourriture et des boissons saines, l’air pur, les rayons du soleil et tout ce qui existe de plus beau comme formes, couleurs, sons, musiques…

 

Notre esprit, lui, n’a pas besoin de tout cela : il est partout, omniprésent, il est omniscient comme Dieu. Et même, lorsque vous avez devant vous un enfant retardataire, handicapé physique ou mental, qui ne sait ni parler, ni jouer, ni travailler ni rien, vous croyez que son esprit est idiot ? Non. Son esprit est un virtuose, mais on lui a donné un instrument abîmé, c’est-à-dire un cerveau délabré avec lequel il ne peut pas se manifester. Qu’on lui donne un bon instrument et il révèlera tous ses dons. C’est son corps, c’est son cerveau qui entrave l’esprit de cet enfant. Pourquoi la question n’a-t-elle jamais été envisagée ainsi par les psychologues et les médecins ?

 

Il ne faut pas confondre l’instrument -le corps physique- avec l’entité qui l’habite. Pour le moment, cette entité est punie pour certaines raisons : on lui a imposé de ne pas pouvoir s’exprimer, de ne rien pouvoir donner, mais ce n’est pas pour l’éternité. C’est comme un prisonnier qui a transgressé certaines lois : il est obligé de subir une sanction. Il en est de même d’un être qui naît handicapé : son corps est délabré, mais pas lui. Lui, quand il aura fini sa peine, dans une prochaine incarnation on lui donnera un autre corps, et il se manifestera peut-être comme un génie !

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., t. XII, chap. VI

 

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25 mai 2025 - Ce que donne et reçoit la nourriture
La matière des aliments que nous mangeons nous est donnée par les quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu. Nous sommes donc nourris par des particules de matière qui viennent de toute la nature, mais aussi de l’espace et même de l’univers entier. Elles arrivent jusqu’à nous remplies de la vie cosmique, et il est important pour nous de les recevoir avec la conscience qu’elles vont former la substance de nos corps physique et psychiques.

 

Il faut donc être très vigilant ; et d’autant plus que ces aliments, qui se sont imprégnés de la vie universelle, s’imprègnent aussi de nos paroles, de nos sentiments, de nos pensées. Si on mange dans la mauvaise humeur, les médisances, la colère contre ses semblables, on est en train d’imprégner la nourriture de particules empoisonnées et, en les absorbant, c’est soi-même qu’on empoisonne.

 

Pour recevoir tous les bienfaits de la nourriture, il faut par la pensée introduire en elle des éléments de lumière et d’éternité.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2001, 19 février

 

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18 mai 2025 - Printemps de l'âme
Pour chaque être il arrive un moment où la fleur s’ouvre. Et quand la fleur s’ouvre, elle donne son parfum. Ce parfum, c’est quelque chose d’invisible qui apparaît autour de cet être ; et son sourire, son regard, sa peau, tout change, même sa voix.

 

Il y a des périodes où l’âme humaine s’épanouit, et à ce moment-là elle exhale des essences délicieuses. Cette vie pure et subtile qui se dégage d’un être sous forme de couleurs, de parfums, de musique, c’est cette vie qui est précieuse et que l’on recherche, que l’on aime.

 

Si vous voulez être recherché, aimé et admiré, vous devez émaner cette vie, rayonner cette vie. Comme la fleur s’épanouit, chaque être va un jour s’épanouir, et il sera environné d’une aura de lumière et de couleurs.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., t. IX, chap. « La Noël » (25 déc. 1958)

 

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8 mai 2025 - à la recherche d'une fidélité à l'esprit
Il n’est pas raisonnable de s’acharner à éterniser les formes d’une religion. L’humanité évolue, car l’évolution est la loi de la vie. Au fur et à mesure du temps, les humains acquièrent une autre compréhension des choses et ils ont d’autres besoins. De nos jours par exemple, leur connaissance de la vie psychique a beaucoup progressé, et ils ont acquis, du moins bon nombre d’entre eux, une conscience morale dont les siècles précédents n’avaient aucune idée. Il faut donc adapter les formes de la religion afin qu’elles continuent à être vivantes pour eux.

 

(…) Avec le progrès des connaissances scientifiques et techniques, nos contemporains sont obligés d’apprendre que l’univers entier est régi par des lois. Donc, même si le mot « Dieu » ne leur dit plus grand-chose, ils peuvent comprendre qu’il existe une Intelligence cosmique qui a établi des lois, et que ces lois qui régissent l’univers, régissent aussi l’être humain, sa vie psychique comme sa vie physique.

 

Une de ces lois est que tout ce que fait l’homme s’enregistre en lui, dans son organisme physique comme dans son organisme psychique. Oui, qu’ils soient bons ou mauvais, ses sentiments, ses pensées, ses désirs, ses actes s’enregistrent sur la matière de son être. Alors, tout ce qu’il fait de mal finit par se manifester en lui comme un frein, une limitation ; et tout ce qu’il fait de bon lui apporte au contraire d’immenses possibilités d’épanouissement.

 

Voilà ce qu’il faut maintenant faire comprendre aux humains, sinon ni l’Église, ni la Bible, ni les livres sacrés même traduits dans toutes les langues, n’arriveront à les assagir… Cette façon de présenter les choses, qui était bonne il y a des siècles, n’est plus efficace aujourd’hui. C’est en eux-mêmes qu’ils doivent trouver les raisons de respecter les lois divines, et c’est en eux-mêmes qu’ils doivent trouver le modèle divin.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Izvor n° 238, chap. VII

 

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1er mai 2025 - Un jour, l'amour sera la seule religion
Il est dit dans les Écritures qu’un jour Dieu viendra habiter dans le cœur humain et qu’Il y inscrira sa loi qui est la loi d’amour.

 

À ce moment-là, les humains n’auront plus besoin de qui que ce soit pour leur prêcher la religion ou la morale : tous sauront intérieurement ce qu’ils doivent faire, comment aimer, comment servir, comment travailler.

 

Tant qu’ils ne sauront pas vivre dans l’amour, il y aura des religions. Mais ce ne sont pas les religions qui pourront amener véritablement les humains vers Dieu. Quand l’amour viendra, il n’y aura plus besoin de religion. Ou plutôt, la religion sera devenue intérieure et se manifestera sous forme de bonté, de rayonnement, de sacrifice, de douceur, de lumière.

 

C’est quand l’amour a quitté l’humanité qu’on a dû instaurer la religion pour y suppléer. Mais quand l’amour reviendra, la religion s’effacera parce qu’elle sera entrée à nouveau dans le cœur de l’homme.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 1998, 28 décembre

 

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24 avril 2025 - Le son, créateur de formes
La musique et surtout le chant ont un grand rôle à jouer dans une école initiatique.

 

Puisque dans le chant nous sommes nous-même l’instrument qui produit des sons, chanter a sur nous, sur notre corps physique et sur nos corps subtils, des effets très puissants. Par le chant, nous émettons des ondes, des courants de forces qui créent en nous des formes.

 

C’est pourquoi il est tellement important de retrouver la fonction mystique du chant, en concentrant toute notre attention sur la mélodie, mais aussi sur le sens des paroles. La parole est créatrice de mondes, et ces mondes sont capables de se maintenir très longtemps ; on ne sait pas jusqu’à quand dureront les effets d’une parole…

 

Et surtout, savoir choisir ce que l’on chante. Que penser de toutes ces musiques que l’on entend de plus en plus à l’heure actuelle, des musiques hystériques, que soulignent encore des paroles violentes, destructrices ! Il faut vraiment prendre conscience de l’influence de la musique et plus particulièrement du chant.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2009, 30 août

 

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17 avril 2025 - Créer des foyers de lumière
Pourquoi est-ce que je vous parle constamment de la lumière ?…
Parce qu’elle est la chose la plus précieuse, la plus importante de la création, et on ne pense jamais assez à elle, on ne travaille jamais assez avec elle.

 

Tout ce que vous avez déjà fait par vos travaux, vos recherches, n’est pas suffisant pour vous faire comprendre l’importance de la lumière. La lumière est ce qu’il y a de plus sublime, de plus rare, de plus précieux – et introuvable pour les gens ordinaires. La lumière est une arme spirituelle grâce à laquelle on peut se défendre, se protéger. Elle est la force de toutes les forces, elle peut vous libérer et chasser tous vos ennemis.

 

De petits foyers de lumière sont nécessaires parce qu’ils sont un lien entre le Royaume divin et la terre. Sans ce lien, sans ces centres, la terre serait envahie, anéantie par les forces ténébreuses. Ce sont les centres lumineux parsemés partout dans le monde qui soutiennent les âmes des humains, qui leur donnent la nourriture, la joie, le bonheur.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, paroles du 8 avril 1947
citées dans L.-M. Frenette, « J’ai choisi le chemin de l’amour » (Prosveta, 2023)

 

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13 avril 2025 - Notre moi solaire, cet inconnu
Au cours d’un entretien avec mon Maître [Peter Deunov, dans ma jeunesse], nous en sommes venus à parler des deux moi. Voici ce qu’il m’a dit :
« Vous représentez deux Mikhaël : il y a celui que vous connaissez et l’autre que vous ne connaissez pas. Celui-ci sait qu’il sait. Il est immuable dans son amour, mais pas le premier. Et dans son pouvoir, ce second Mikhaël est capable de choses dont l’idée même n’est pas arrivée à votre moi inférieur. »

 

Je ne peux pas oublier ces paroles de mon Maître. Quelquefois je dis tristement à mon Moi supérieur : « Tu es là et tu ne viens pas me dire ce que tu sais ! » Vous voyez que je n’invente rien au sujet des deux moi. Il en est de même pour vous : vous avez au-dedans de vous un autre Moi qui sait qu’il sait et qui fait des choses magnifiques dont vous n’avez jamais rêvé. Et l’amour de ce Moi est stable, alors que le moi inférieur varie sans cesse dans son amour.

 

Réussir la fusion des deux moi est un travail de longue haleine, dont vous avez déjà un aperçu : je vous ai expliqué que vous pouvez vous concentrer sur le soleil, y placer votre conscience en pensant que vous y habitez. En réalité, votre Moi supérieur habite le soleil. Il vous parle de là-haut. Transportez votre conscience dans le soleil et, de là, faites un sourire à votre corps physique, à votre carapace ; la communication se rétablira et vous aurez des révélations.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, paroles du 6 avril 1952
citées dans L.-M. Frenette, « J’ai choisi le chemin de l’amour » (Prosveta, 2023)

 

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3 avril 2025 - Petite goutte de pluie
Les humains qui viennent vivre sur la terre peuvent être comparés à des gouttes de pluie.

 

Chaque goutte tombe exactement à l’endroit prévu pour elle par les décrets de l’Intelligence cosmique afin d’y accomplir sa tâche. D’une façon ou d’une autre, chacune doit se sacrifier pour désaltérer celui qui a soif, rafraîchir celui qui a chaud, laver celui que le travail de la journée a sali, arroser le champ ensemencé…

 

Oui, nombreux sont les sacrifices qui peuvent être demandés à l’eau : entrer dans la confection du pain, servir à cuire la nourriture, ou encore à dissoudre des poisons… Dans tous les cas, elle ne se révolte pas, elle accepte.

 

Quand elle aura rempli sa mission, elle pourra remonter dans le ciel pour retrouver sa transparence.

 

Il en est de même de l’être humain.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2003, 28 août

 

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29 mars 2025 - Quotidiennement
Rien n’est plus important, plus salutaire que de prendre goût aux activités spirituelles, de les aimer et de ne plus laisser passer une seule journée sans se lier au Ciel, méditer, prier…

 

Plusieurs fois par jour arrêtez-vous pendant quelques minutes, et tâchez de trouver en vous-même votre point d’équilibre, votre centre divin.

 

Vous commencerez alors à sentir que dans toutes les circonstances de la vie, vous possédez au-dedans de vous un élément éternel, immortel, indestructible.

 

Et même si dans le plan matériel vous n’en retirez aucun bénéfice, intérieurement vous devenez plus libre, plus fort, plein d’assurance, vous planez au-dessus des événements.

 

Ce travail spirituel est la seule richesse, le seul bien qui soit vraiment à vous. Tout le reste peut vous être enlevé ; seul votre travail est à vous pour toujours.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. tome XXI (éd. 1984), 19 avril

 

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19 mars 2025 - Réenchanter le monde
Quand vous sortez de chez vous pour assister au lever du soleil, pensez déjà que vous allez à la rencontre d’un être vivant. Et que toute la nature autour de vous est vivante aussi. L’univers entier est peuplé d’une infinité de créatures invisibles bien réelles. Adressez-leur un salut, dites à toutes ces entités qui se manifestent à travers les quatre éléments – la terre, l’eau, l’air, le feu – que vous les aimez, vous appréciez leur travail, vous êtes reconnaissant pour cette limpidité du matin et toute cette vie qui est en train de s’éveiller.

 

Au moment où vous vous mettez en chemin pour rencontrer l’aurore, ayez dans votre tête et dans votre cœur la pensée que vous allez non seulement assister, mais participer à cet évènement formidable qui se produit dans l’univers : qu’y a-t-il de plus beau et de plus essentiel que la naissance du jour ?

 

…Quand vous saurez comment regarder le soleil se lever, vous comprendrez combien il est important de travailler avec les puissances du jour, afin d’éveiller aussi le jour dans votre conscience.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, brochure 323 : « Méditations au lever du soleil », 2

 

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14 mars 2025 - Pourquoi jeûner ?
Tous les Initiés et fondateurs de religions préconisent le jeûne, parce qu’ils savent qu’il purifie l’organisme et que la pureté est la base de la santé. Si on ne jeûne jamais, on s’expose à de grands dangers pour l’avenir : car les cellules, habituées à compter sur vous, savent que vous les satisferez toujours et deviennent passives, paresseuses et faibles. Il est évident que le jeûne trop prolongé affaiblit l’organisme et peut même entraîner la mort, mais si on sait combien de temps, dans quelles conditions et dans quel état de conscience le pratiquer, les bénéfices du jeûne sont immenses pour la santé.

 

C’est une bonne habitude à prendre de jeûner chaque semaine durant vingt-quatre heures. Pendant ce temps, vous pouvez boire de l’eau chaude bouillie, rien de plus. En même temps vous ferez aussi un travail spirituel : vous vous lierez aux entités les plus lumineuses, vous choisirez de la musique et des lectures qui pourront vous inspirer et purifier aussi vos pensées et vos sentiments.

 

Le jeûne n’a pas seulement une bonne influence sur la santé : lorsque les Initiés veulent aider ou sauver quelqu’un qui se trouve plongé dans les difficultés, ils jeûnent afin de pouvoir envoyer les forces spirituelles qui s’accumulent en eux pendant cette privation. C’est pourquoi ils jeûnent souvent, afin de pouvoir aider leurs amis ou leurs proches.
Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C., tome 13, IV

 

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7 mars 2025 - Dans quelle intention prend-on la parole ?
Celui qui parle sans réfléchir, sans peser ses mots, ressemble à un enfant qui s’amuse avec des allumettes. Il met le feu partout sur son passage. Ensuite il aura beau s’excuser : « Oh, je ne voulais pas dire ça, je regrette », c’est trop tard, déjà autour de lui les maisons brûlent, bientôt on ne voit plus que des tas de cendres…

 

Et voilà comment sans le savoir les humains aident les forces ténébreuses dans leurs entreprises de destruction : ils ne sont jamais suffisamment conscients des dégâts qu’ils peuvent faire par la parole. Si on voulait chercher l’origine des malentendus, des discordes, des conflits dans la société et dans le monde, on constaterait que dans la majorité des cas elle se trouve dans la parole : quelqu’un a parlé à tort et à travers, sans but déterminé, pour le plaisir de parler, pour se rendre intéressant, pour se montrer plus malin, plus astucieux que les autres et les rabaisser.

 

Tâchez donc de surveiller ce que vous dites. Quand vous devez parler, faites-le avec l’intention d’améliorer les êtres qui vous écoutent, d’éclairer leur intelligence, de réchauffer leur cœur, et surtout d’orienter leur volonté au service d’un idéal sublime.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, P.Q. 2003, 15 novembre et t. 22 «Oguen», 12 décembre

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26 février 2025 - L'intelligence vivante remonte à la source
On s’émerveille devant les microscopes, les télescopes… et moi je dis aux scientifiques : « Vous êtes fiers de vos trouvailles ? Je comprends. Mais est-ce que vous pensez à glorifier cette trouvaille que la nature a faite : vos propres yeux ? Sans vos yeux, est-ce que vous verriez quelque chose à travers ces appareils que vous fabriquez ? » Ils me regardent étonnés : ils n’avaient pas envisagé les choses de cette manière. Et moi, l’homme « déformé », c’est toujours comme ça que je raisonne. Je leur dis : « Si vous n’aviez pas vos yeux, à quoi vous serviraient vos microscopes et vos télescopes ?

 

Mais les yeux eux-mêmes ne sont aussi, comme tous les instruments, lentilles, loupes, lunettes…, que des intermédiaires. Ils appartiennent au plan physique, extérieur, à la périphérie. Mais derrière les yeux physiques il y a d’autres yeux dans le cerveau (*). Et derrière ces autres yeux il y a l’esprit. Car si l’esprit n’est pas là, même si le cerveau et les yeux sont là, la vision n’est pas possible. Les yeux, qui sont des instruments, ne verront rien s’il n’existe pas un esprit qui voit à travers eux.

 

Donc le plus important, c’est l’esprit, c’est lui qui voit à travers nos yeux ; et après viennent les lunettes, les lentilles, microscopes, télescopes, etc. Voilà encore un argument qui prouve que le monde invisible, le sujet, l’esprit est à la première place.

 

Et de même pour toutes les machines, les appareils, les engins, avions, fusées, satellites… : on a pensé, on a imaginé, on a calculé, il y a toujours quelqu’un qui, intérieurement dans le domaine invisible, a travaillé et a trouvé. Donc c’est toujours l’esprit qui est à la première place, car sans lui vous n’auriez ni satellites, ni fusées, ni rien. »

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Brochure 133 (éd. 1972), « L’intellect humain et l’Intelligence cosmique »

 

* dans le cortex visuel

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19 février 2025 - "L’intellect humain a raté sa mission"
On estime l’intellect, on chante ses louanges, mais en réalité il a raté sa mission, qui était de glorifier le cœur, de faire comprendre le rôle, l’importance des qualités de cœur.

 

L’intellect a rendu l’homme rusé, égoïste, perfide, alors que sa mission était de présenter scientifiquement, philosophiquement, la grandeur et les possibilités du cœur humain, de montrer que grâce à l’amour, à la bonté, le royaume de Dieu et sa justice peut être réalisé sur la terre.

 

Depuis longtemps l’intellect s’est développé indépendamment du cœur, et c’est lui qui va détruire le monde parce qu’il ne s’occupe que de tromper, de diviser. Oui, c’est toujours l’intellect que l’on glorifie, mais c’est lui aussi qui va tout saccager, parce qu’il n’est pas dirigé par les qualités morales du cœur, il a coupé le lien avec elles, et voilà la plus grande erreur.

 

Dans notre enseignement, le disciple apprend comment l’intellect doit glorifier le cœur, et grâce à l’union des deux, il travaille peu à peu à devenir un être parfait.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov,  O. C., tome XX (éd. 1984), 25 octobre

 

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12 février 2025 - L’I.I. ou Intelligence Intuitive
Parce qu’elle a une vue synthétique de la réalité, l’intuition est la véritable intelligence. Elle n’a pas besoin de faire des recherches et des calculs, sa compréhension est immédiate, instantanée : elle pénètre tout d’un seul regard, le monde objectif et le monde subjectif, l’intérieur et l’extérieur, et elle communique ses découvertes à notre conscience.

 

L’intuition est à la fois une sensation * et une compréhension : on sent les choses en même temps qu’on les comprend. C’est une intelligence supérieure, car elle saisit dans l’instant la totalité de la vie.

 

Là où tout le monde en est encore à hésiter et à douter, celui qui possède cette intelligence intuitive va droit au but, sa vision est infaillible. Et au moment où la réalité lui apparaît telle qu’elle est avec ses deux aspects objectif et subjectif, extérieur et intérieur, il découvre avec étonnement combien en fait tout est simple.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, « Vazdouh, l’air » (éd. 2006), 25 novembre
*un ressenti

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6 février 2025 - L’Intelligence Artificielle, que connaît-elle d'une rose ?
L’intellect est une faculté qui nous permet de connaître le monde physique et un peu quelque chose du monde psychique, mais pas plus. Il a ses limites. À lui seul il ne peut pas nous révéler la vérité de la vie.

 

Par exemple, connaître une rose, ce n’est pas seulement percevoir sa forme, sa couleur, son parfum. La vérité de la rose, c’est une âme, une émanation subtile, une présence qu’on ne peut pas saisir par l’intellect. Connaître la rose, c’est sentir tout cet ensemble d’éléments qui font d’elle une rose et rien d’autre.

 

De même pour l’être humain. La vérité sur un être humain englobe tout ce qui le concerne : son âme, son esprit, ses pensées, ses sentiments, ses projets… Tant que vous ne les connaissez pas, vous ne connaissez pas la vérité à son sujet. Vous connaissez une toute petite partie de lui, son apparence, mais pas la vérité. La vérité d’un être, sa vérité définitive, absolue, réside dans son esprit et elle ne peut être connue que par l’esprit.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C., tome 19 « Zémia, la terre », 26 mai  ET tome XXI (éd. 1984), 25 juillet

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30 janvier 2025 - L’harmonie se compose de mille timbres, mille couleurs
Vivre en harmonie les uns avec les autres ne signifie pas que vous devez vous laisser absorber par la collectivité. Non, vous êtes un individu bien distinct, mais tout en conservant votre individualité propre, vous devez former une unité, travailler pour l’unité. Regardez les cellules de l’organisme : elles ne sont pas identiques, elles ne remplissent pas les mêmes fonctions, une cellule du cœur n’est pas une cellule de l’estomac, chacune garde son individualité ; mais leurs affinités, leurs liaisons créent entre elles cet état d’harmonie que l’on appelle la santé. Est-ce tellement difficile à comprendre ?

 

On n’a pas à demander à un Africain de devenir européen, à un musulman ou un bouddhiste de devenir chrétien. Dans le passé, les chrétiens ont envoyé des missionnaires pour convertir tous les peuples de la terre, et de quelle violence ils ont dû user souvent pour y parvenir ! Tous les humains peuvent garder leurs particularités, leurs différences, mais en même temps ils doivent établir entre eux des liens grâce auxquels ils formeront une unité dans le monde divin de l’âme et de l’esprit.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes 2011, 15 septembre

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19 janvier 2025 - Est-on libre de n'en faire qu'à sa tête ?
Quelqu’un dit :
« – Moi je suis libre de faire ce que je veux et il faudra bien que les autres m’acceptent comme je suis. »

 

Eh bien vas-y, tu bousculeras les gens, tu mettras les pieds sur la table, tu élimineras ceux qui te gênent, tu commettras toutes sortes d’excès, et tu seras très fier de toi. Mais un jour tu seras coincé, parce qu’aucun acte ne reste sans conséquences.

 

« – Comment, coincé ? Pourquoi je serai coincé ? »

 

Parce que consciemment ou inconsciemment, sous prétexte d’affirmer ta liberté, tu transgresses sans arrêt les lois, les lois humaines mais aussi, ce qui est beaucoup plus grave, les lois divines. Tu te prépares donc de très mauvaises conditions dans ta tête, dans ton cœur et jusque dans ton organisme. Et voilà comment un jour, au lieu d’être libre, tu seras coincé.

 

Pour se persuader qu’ils sont forts, indépendants et libres, beaucoup s’engagent sur des voies dangereuses. Les transgressions qui s’accumulent représentent autant de dettes à payer. Et peu à peu à cause de l’énormité du fardeau, ils succombent.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O.C. tome 21 (éd. 2006), 11 septembre

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10 janvier 2025 - De quoi dépendent les choix en économie ?
À l’heure actuelle, les gens ont de plus en plus tendance à donner la première place au domaine économique. Et à première vue ils ont raison : si vous n’avez pas l’argent nécessaire pour manger et vous loger, bien sûr tout se complique !

 

Mais l’économie n’est pas tout, car elle-même dépend de facteurs situés sur un plan plus élevé. Le domaine économique, si vous voulez c’est le côté mort, inerte, il ne peut ni se déplacer, ni agir, ni s’exprimer ; ce sont d’autres facteurs qui décident de le déplacer ici ou là. Et suivant que c’est la sagesse ou la folie qui le gère, les résultats sont tout à fait différents. Quand la tête qui doit décider est malade, à la fin l’économie elle-même est ruinée. Alors voilà des mécontentements, des grèves, des révolutions…

 

… Tout ce qui se produit comme évènements dans le plan matériel dépend de phénomènes qui ont lieu beaucoup plus haut, dans le monde des pensées et des sentiments.
Un jour, je parlais avec un personnage important de la vie politique en France*, et il me disait que le capital est le moteur de la société. Je lui ai répondu : « En réalité non, car si on y réfléchit, qu’est-ce qui déplace les capitaux d’un endroit à un autre ? Ce sont les idées… Ce sont les idées qui sont à la première place, ce sont elles qui dirigent et déplacent les capitaux, ce sont elles qui façonnent le monde. »

 

Les gens s’arrêtent sur l’apparence, ils ne voient que le domaine matériel : les placements, le manque ou l’abondance de matières premières, les débouchés, importations, exportations, etc. Ils ne voient pas que tout cela est dirigé, organisé par un élément supérieur qui s’appelle intelligence, volonté…

 

Le spirituel et le matériel ne sont pas deux mondes séparés. Tant qu’on ne verra pas le facteur invisible qui agit sur le domaine matériel pour l’influencer, dans le sens du bien ou dans le sens du mal, on ne comprendra jamais rien à la réalité. La réalité, c’est qu’il n’y a rien d’économique, de technologique, d’industriel, qui puisse fonctionner tout seul sans l’esprit.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, O. C. tome XXV, chap. V
*Conférence prononcée en Suisse le 17 mars 1974

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1er janvier 2025 - Surabondance d'amour
En regardant le soleil, nous nous approchons du centre de notre système solaire, et le même phénomène se produit en nous : notre conscience s’approche de notre propre centre, notre esprit, notre Moi supérieur, avec lequel elle se fusionne.

 

Mais pour cela nous devons apprendre à mobiliser nos pensées, nos désirs et même toutes les tendances de notre nature inférieure, pour la réalisation d’un haut idéal. Lorsqu’un être est parvenu à unifier toutes les forces chaotiques qui le tiraillaient en tous sens, lorsqu’il a appris à les lancer dans une direction unique, lumineuse, salutaire, il devient un foyer tellement puissant qu’il est capable de rayonner dans toutes les directions, comme le soleil.

 

Oui, l’être qui est arrivé à régler ses propres problèmes pour être libre, peut commencer à s’occuper de l’humanité entière, et il devient comme le soleil. Il vit dans une telle liberté qu’il élargit le champ de sa conscience à tout le genre humain, auquel il envoie la surabondance d’amour qui déborde de son cœur.

 

S’il y avait des centaines, des milliers d’êtres sur la terre capables de se consacrer à ce travail, on sentirait un souffle nouveau passer à travers les créatures, et un beau jour l’humanité se réveillerait complètement transformée.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Pensées Quotidiennes, tome XX (éd. 1984), 13 novembre

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En créant l’école ésotérique de la « Fraternité Blanche » en Bulgarie au début du 20ème siècle, le Maître Peter Deunov avait choisi comme emblème un dessin symbolique :

Ce double symbole nous transmet un message pour le temps présent. Il nous appelle à une double réalisation.

Que représente l’ancre, dans les tempêtes que l’humanité traverse aujourd’hui ? Au milieu de ces innombrables conflits d’opinions, de convictions, de passions qui tiraillent les consciences, l’ancre symbolise la stabilité, la solidité, la force d’âme, l’absence de peur, l’espérance invincible qu’un disciple puise dans la méditation des grandes vérités éternelles.

 

Et au centre du dessin, deux mains grand ouvertes déversent une eau douce qui jaillit à profusion. C’est le travail de notre moi spirituel. Ce moi supérieur sait comment unir les opposés – l’intelligence et le cœur, la droite et la gauche, le masculin et le féminin – et ainsi il fait circuler l’eau… l’eau vivifiante qui vient d’En-haut, ce courant merveilleux d’harmonie et de paix.

 

Rester invariablement fort pour donner, partager, vivifier, réjouir : voilà l’idéal que nous propose cette image symbolique.

 

Quels que puissent être les évènements du monde.